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Bilan 2012 : Nico Robin

by on24 janvier 2013
 

Plus que charnière, 2012 représente à mes yeux l’année de la prudence. Cela fait cinq ans que je suis véritablement entrée dans l’univers manga, anime et drama. Et si, auparavant, j’ai été attentive à la consommation de ces produits culturels, désormais, c’est avec plus de précautions et de sécurité que je me laisse tenter.

Au cours de cette année, j’ai pu remarquer que le nombre de nouveautés shôjo qui m’intéressaient a considérablement diminué. Certains mois rien ne m’a réellement enthousiasmée au point de prendre des risques. Pourtant lorsque je vois que j’ai acheté 125 mangas, dont plus de 83 % sont des shôjo, en fait, j’ai plutôt pas mal dépensé.

Précédemment, je prenais davantage de risques en commençant des séries dont je disposais peu d’informations. Ce n’est maintenant plus le cas. Mes choix sont beaucoup plus réfléchis et je me renseigne plus sur les nouveautés. Ou alors, je me fie à mes découvertes en scan.

Mes coups de cœur nouveauté

100% Perfect Girl Tome 1

Couverture française du manhwa 100% Perfect Girl

Sur les 9 nouveautés shôjo ajoutées à ma bibliothèque, aucune ne m’a déplu véritablement. J’ai eu même un énorme coup de cœur pour la plupart d’entre elles.

J’ai par exemple apprécié l’originalité des dessins et le format histoires courtes de Kitchen. Je me suis également laissée embarquée dans l’univers folklorique du Chant de la poupée et celui plus sombre de Coelacanth.

Toutefois, j’ai encore plus été passionnée par 100% Perfect girl et Mitsuko Attitude, deux mangas totalement différents.

L’un est une romance moderne, sombre et passionnée. Au départ, on pense à quelque chose de très romantique mais au fur et à mesure l’histoire prend une tout autre tournure. Tandis que l’autre possède un humour borderline cracra ainsi qu’un fort aspect éducatif. Eh oui, il est possible de compiler les deux !

Côté drama, malgré le nombre assez important d’adaptation shôjo, j’en ai regardé trois : Absolute boyfriend, To the beautiful you et Switch girl. Je les ai tous appréciés mais le premier reste mon préféré.

En effet, Absolute boyfriend est la petite surprise de cette année 2012. Je ne m’attendais pas à ce que cette version taïwanaise de Lui ou rien… propose quelque chose de si bien réalisé, à mes yeux. Le tout est très touchant et réaliste.

Pour ce qui est de Switch girl, même si je suis davantage attirée par les drama coréens, j’ai littéralement succombé au charme japonais. Cette adaptation est tout à fait réussie, drôle et émouvante. Le jeu des acteurs retransmet bien les caractères que Natsumi Aida a mis en avant. Mariya Nishiuchi est une Nika parfaite !

Découvertes et redécouvertes de l’année

hana-yori-dango-tome-1

Le tome 1 d’Hana yori dango

En plus des nouvelles séries achetées, j’ai aussi découvert de plus anciens titres comme Please save my earth, Complément affectif et Nico Says. J’ai repris la lecture de Kimi wa pet et celle d’Hana yori dango.

L’univers fantastique de Please save my earth m’a littéralement séduite. L’histoire est assez complexe et l’auteur n’hésite pas à torturer un peu ses personnages.

Concernant Complément affectif, il s’agit de l’univers que Mari Okazaki sait créer pour chacune de ses œuvres. Je suis à chaque fois transportée. L’histoire est très actuelle et concerne des jeunes adultes et toutes les problématiques auxquelles ils sont confrontés. Et puis le trait si particulier de cette mangaka me ravit toujours autant !

Nico Says de son côté est davantage un josei atypique. Plus mature, je ne le mettrai pas entre toutes les mains. La sexualité y est évoquée sans trop de tabous. Ce recueil d’histoires m’a touchée surtout la dernière. C’est assez dérangeant également mais de temps en temps, cela permet de changer de type de lecture.

Pour Kimi wa pet, j’ai toujours été une inconditionnelle de cette série. Je l’avais commencée quelques années auparavant mais l’avais laissée en suspens. J’ai été assez triste de son arrêt de commercialisation, mais j’ai pu trouver les tomes restants en occasion. Je ne regrette absolument pas d’avoir continué et de m’y être remise. Ce josei est un petit bijou ! L’histoire est davantage mature et pose des questions de société. On y parle de réussite professionnelle des femmes ainsi que d’épanouissement personnel, en fin de compte. Sumire souffre de sa grande taille et des préjugés qu’on lui proclame tous les jours. Elle a pourtant tout pour être heureuse (un travail important, une plastique presque idéale…) mais ne parvient pas à l’être.

Enfin sur Hana yori dango, que dire si je ne suis pas une fan littérale de ce petit shôjo ? La série étant constituée de 37 tomes, j’ai choisi de me procurer chaque volume petit à petit mais c’est tellement difficile de ne pas vouloir rapidement la suite ! Il est vrai que l’histoire se déroule dans un lycée mais cela parle d’un phénomène assez tabou mais relayé depuis dans diverses séries : la violence scolaire ou l’ijime. Le chara-design est un peu vieillot mais il s’améliore grandement au fur et à mesure. Et puis, celui-ci est tout à fait propre à Yoko Kamio, donc reconnaissable.

manga Yumeiro Pâtissière

Couverture japonaise de Yumeiro Pâtissière

Au niveau des scans, j’ai également pu m’enthousiasmer devant de nombreux petits shôjo.

Parmi ceux-ci, je compte Yumeiro Patissiere. J’avais vu l’anime dès sa sortie et j’en avais été enchantée. Ce n’est pas la même ambiance qu’Hana yori dango mais pour se détendre tout en étant tenue en haleine, c’est idéal ! J’adore le côté kawaii à souhait avec une profusion de chibis et de personnages aux grands yeux. J’ai eu l’impression de me trouver face à un Académie Alice version pâtisserie, avec la noirceur en moins. Franchement, on rêverait de manger les gâteaux préparés.

J’ai aussi remarqué Six Half de Ricaco Iketani, un formidable récit sur la seconde chance. Il possède une dimension psychologique et introspective qui me satisfait véritablement. Le dessin de la mangaka est tout à fait maîtrisé, pour mon plus grand bonheur.

Dans un registre tout à fait différent, j’ai pris beaucoup de plaisir à commencer Ookami shôjo to kuro ôji. C’est à la fois drôle et bien pensé. Je passe toujours de bons moments !

Quant à ma dernière découverte, elle s’appelle Cipher. Ce manga est un peu plus ancien que les autres puisqu’il date de 1985. Même si les dessins sont un peu old school, l’histoire est vraiment passionnante. Je me suis laissée happer par le récit de ces jumeaux tendancieux et mystérieux et de leur relation avec une jeune fille – la seule qui a pu entrer dans leur « monde ».

Les séries laissées en suspens

Malheureusement, en 2012, j’ai laissé de côté sans trop y faire attention certaines séries. Pourtant, je les apprécie énormément ! Je suis même un peu triste, de manière générale, de ne pas toujours avoir eu le temps de me mettre à jour par rapport aux sorties. Maid sama et Black bird sont des shôjo assez longs avec de nombreux tomes parus et à paraître.

Le caractère dynamique et enjoué de Misaki de Maid sama ne me déplaît pas tout comme le côté martien pervers d’Usui. De son côté, Dengeki Daisy tourne un peu en rond dans les derniers tomes que j’ai achetés mais je continue à lui trouver un aspect agréable.

Pour conclure, 2012 aura été une bonne année riche en coups de cœur. Je me suis davantage concentrée sur mes achats mais cela m’a permis de pallier d’éventuelles déceptions. J’ai diversifié mes lectures en m’intéressant à des thèmes plutôt variés. J’ai apprécié ce que j’ai lu et au final, c’est l’essentiel !

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