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Quand le bishie casse les codes !

par le24 juin 2020
 

En ce jour 100% bishie, le Club shôjo mène l’enquête à la recherche de ces stars qui réinventent la beau-gossitude.

Dans ce monde de la reine Instagram, être beau, c’est le must have de la vie : un monde parfait pour le bishie et sa stature de prince charmant, petit-ami nec plus ultra, gendre 3.0. Mais les beaux gosses se rebellent : OK pour la bishitude, mais hors des sentiers battus.

Le bishie visual rock

Provocation, libération ? Et si c’était les deux à la fois ? Les stars du visual kei ont créé une nouvelle voie glam & rock. Tenues sophistiquées, maquillage chargé, talons hauts, bishitude puissance max ! Et en même temps, des cris, des textes crus, des guitares saturées. On pense au mythique X Japan et aux look androgynes de Yoshiki (à ses débuts !) ou feu Hide. Malice Mizer et l’intemporel Mana, Shinya, le batteur de Dir en Grey, Ruiza et Tsunehiko, guitaristes de D, ou Ruki, le chanteur The Gazette… et beaucoup d’autres bishies qui revendiquent leur côté rebelle. Leur look est en adéquation avec leur message : sois toi-même. Pas toujours simple, dans nos sociétés uniformisées. Tant pis, ou tant mieux : ces rois du rock cassent les codes et entraînent toute une jeunesse à coup de “we are X” ! Plus tard, c’est l’inclassable Miyavi qui déchaînera les foules avec “we are the others” (j’ai moi-même poussé le cri de libération durant l’un de ces concerts; c’est ce qu’on appelle “être à fond”).

Miyavi, le chanteur/guitariste de génie !!

Et s’ils peuvent jouer les poseurs sexy dans les photoshoot, ils affichent, en même temps, leurs revendications, leur colère, leur envie de changement. On est qui on veut, YES !

Le prince fantasque

On l’a dit : le vrai choix, c’est de pouvoir tout faire. On est beau, on en profite. Dans la catégorie “Monsieur fantasque”, le chanteur Kamijo (Lareine, Versailles) est le roi. Sous ses airs grandiloquents de mystérieux prince des temps anciens, Monsieur est un comique, qui part en wtf dès qu’il en a l’occasion. On le voit surtout en concert, où il n’hésite pas à se moquer de lui-même. Quand, en 2017 (live au Tokyo Zepp DiverCity), il revient sur son mal de hanche dû à une chute, il déambule, vouté, canne à la main, et s’auto-surnomme “Kamiji”  (“Kamiji” pour “jiji” = vieux) ! Qui a dit que le bishie n’était pas drôle ?

Vive le roi Kamijo !!

Gackt fait aussi fort. L’ex-chanteur de Malice Mizer devenu businessman joue sur son physique, pour la bonne cause. Dans la comédie sur fond de critique sociale “Tonde Saitama” (Emmène-moi à Saitama – 2019), Gackt incarne un riche étudiant, mais venant de Saitama, une préfecture subissant, hélas, la persécution de tout le pays. On joue les princes, mais avec du répondant !

Le caméléon

Et les bishies acteurs ? Pour eux, on imagine des rôles de jeune prince, de “plus beau gosse du lycée”, de PDG sexy, de beau gosse tourmenté…

Haruma Miura entrerait parfaitement dans ces codes. Avec son beau visage, c’est l’exemple même du “bishie parfait”. Mais Haruma nage à contre-courant. OK pour le bishie, mais version bagarreur (Gokusen 3), hackeur (Bloody Monday 1 et 2), cynique (Last Cinderella) ou méchant tourmenté (Gintama 2). Dans l’un de ces derniers drama, Otona Koukou, Haruma s’attaque à l’image même de l’homme parfait. Il incarne Eito, un jeune et riche banquier certain d’être une arme de séduction massive. C’est sans compter son cruel manque de connaissance en la matière. Le voici contraint par l’État de retourner à l’école, apprendre les choses de l’amour, sous peine de finir en prison. On ne rigole pas avec l’amour !

Haruma Miura, l’acteur caméléon !!

Le bishie est drôle, on vous l’a dit. Haruma Miura le touche à tout arrive même à faire oublier sa bishitude (oui, oui). On se concentre sur l’essentiel : les personnages qu’il incarne. Et son meilleur ami, Takeru Sato, a emprunté la même voie. De la princesse du drama Princess Princess D, l’acteur devient super-héros (Kamen rider), délinquant (Rookies), ado en construction (Beck), analyste surdoué (Bloody Monday 1 et 2), assassin repenti (Kenshin le vagabond). Le bishie a mille et une facettes, et Takeru entend bien les explorer. Pari gagnant pour l’artiste, dont la côte de popularité ne fait qu’augmenter. Vive les beaux gosses caméléons !!

Et toi, quels sont tes top bishies qui cassent les codes ? On attend tes réponses dans les commentaires !

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