Chroniques anime
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Sukitte ii na yo : premières impressions

by on23 octobre 2012
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Sukitte ii na yo est l’adaptation anime que j’attendais le plus cette saison, après Kamisama Hajimemashita. Le manga de Kanae Hazuki m’a littéralement séduite tant par les personnages qu’elle présente que par l’évolution de ceux-ci. L’anime entamant tout juste sa diffusion, l’avis que je développe ne concerne donc que les deux premiers épisodes que j’ai vus.

Mei Tachibana est une jeune fille plutôt réservée et taciturne. Elle ne parle à personne et ignore assez royalement ses autres camarades. Pensant que les amis d’un jour peuvent devenir les ennemis du lendemain, elle préfère rester seule pour ne pas être déçue. Le seul endroit où elle paraît se sentir à l’aise reste chez elle.

Tout va changer le jour où elle blesse Yamato, un des jeunes hommes les plus populaires du lycée, pensant qu’il a tiré sur jupe. Elle qui n’a jamais parlé à quiconque depuis des années se retrouve entourée de nouvelles amies…

Le propos et l’histoire de base peuvent nous faire penser, de loin, à Sawako : une jeune fille timide, qui a plutôt mauvaise réputation, devient davantage appréciée le jour où elle est reconnue par la coqueluche du lycée, un beau gosse extraverti et entouré d’amis. En y réfléchissant bien, j’y ai même pensé à un moment, surtout en regardant l’anime.

En fait, la ressemblance s’arrête très vite car Sukitte ii na yo propose un discours différent. Mei est certes un peu timide, mais elle a choisi de s’isoler afin d’éviter toute déception. Et son caractère se trouve bien plus affirmé. Elle n’hésite par exemple pas à crier sur Yamato pour lui déballer ses quatre vérités. Je peux même dire qu’elle a un caractère bien trempé, ce qui n’est pas tellement le cas de Sawako.

mei-sukitte-ii-na-yo

Punch façon Mei

Toutefois, la jeune fille possède également son côté fleur bleu. Elle n’a jamais eu de petit ami ni connu l’amour. Ses réactions sont alors très exagérées quand Yamato tente de se rapprocher d’elle. Non seulement elle rougit, mais elle tente de se débattre. Je trouve ça trop mignon.

J’apprécie beaucoup ce personnage qui ne correspond pas au cliché de l’héroïne cruche de shôjo. Dans le manga, cet aspect se remarque facilement tout comme dans l’anime, dès le premier épisode.

A l’opposé de Mei, Yamato est davantage un adolescent ouvert et plaisant beaucoup aux filles. Il est rarement seul. Nous apprenons notamment qu’il embrasse toutes les filles qu’il trouve mignonnes. Et sans trop que nous comprenions pourquoi, il éprouve une sorte d’intérêt pour la jeune fille. Il la « pourchasse » presque !

Du fait d’une telle réputation, nous nous méfions pas mal, au départ, de sa volonté de se rapprocher de la jeune lycéenne. Quel est son but ? Pourquoi souhaite-t-il devenir ami avec elle ? N’y a-t-il pas une raison cachée à tout cela ? Pourtant il ne paraît pas méchant ni vicieux. Il est même très charismatique surtout avec une telle coupe de cheveux !

Il faut aussi compter sur deux autres personnages pour compléter le tableau : Asami et Kenji. La première est une jeune fille souffrant d’un complexe au niveau de sa poitrine. Elle apprécie bien Yamato. Le second est un ami du jeune lycéen. Amoureux d’Asami, il s’exprime avec beaucoup de maladresse. Il adore, par ailleurs, embêter Mei.

Asami est quelqu’un que j’aime bien. Elle s’attache à Mei et sera alors sa première amie. D’ailleurs, la jeune fille l’admire beaucoup pour son courage. Certes on la moque à cause de la taille de sa poitrine, plus importante que la moyenne des autres adolescentes, mais elle demeure toujours souriante. Elle ne se laisse pas abattre.

Si les personnages sont très intéressants car possédant plusieurs facettes et s’éloignant des clichés, l’histoire n’en oublie pas d’être elle aussi captivante. Le premier épisode commence par un flash-back plutôt déstabilisant. Cela se passe sûrement dans une école primaire, au vu des cris d’enfants et du brouhaha ambiant. Les images sont volontairement floues. Il s’agit alors d’un souvenir. Les voix semblent étouffées. Seule une a l’air plus clair : c’est celle de notre héroïne.

J’ai presque eu l’impression de m’être trompée d’anime, tellement j’ai trouvé ça étrange. Heureusement, par la suite, nous revenons à quelque chose de beaucoup plus classique dans la narration : situation initiale, évènement perturbateur et péripéties diverses. Attention, le terme classique ne prend ici aucune connotation péjorative, bien au contraire !

En véritable tranche de vie, Sukitte ii na yo nous plonge dans un univers et une ambiance très particuliers. Et cela commence dès l’opening ! Intitulé Friendship, sa sonorité douce et chaude a un effet très relaxant et tranquillisant. D’ailleurs si tu as regardé Love Hina, peut-être as-tu reconnu ce titre. Son interprète a d’ailleurs chanté pour l’opening de Fruits Basket. Comment donc ne pas résister à cette sublime voix ?

La musique joue un rôle très important tout au long de chaque épisode. Elle est beaucoup plus présente que dans d’autres animes, j’ai trouvé. Elle demeure tout de même discrète, constituée de quelques morceaux de piano disséminés à des moments clé.

A la différence des autres séries tranche de vie plutôt contemplatifs, avec de nombreuses introspections et réflexions de la part de nos personnages principaux, le rythme de cet anime se veut très dynamique.

Les temps morts sont plutôt rares et les évènements s’enchaînent bien. Il se produit souvent quelque chose ! Même si nous n’évitons pas ce procédé narratif, je n’en ai pas été dérangée. De toute façon, j’adore beaucoup les récits de vie.

Globalement, l’anime reste assez fidèle au manga. Quelques libertés ont été prises mais elles respectent le concept initial. Même si j’ai quand même l’impression que le côté « mature » sera un peu moins présent. Il ne faut pas oublier qu’à la base, l’histoire propose à certains moments un contenu un peu moins implicite.

mei-yamato-sukitte-ii-na-yo-pansement

Mei sort son artillerie de pansements

L’humour, quant à lui, tient également une certaine place. Il se présente par touches, sans être ni lourd ni absurde. Certains passages sont très drôles, comme lorsque Mei sort son artillerie de pansements. Yamato ne peut s’empêcher d’être dubitatif, ce qui m’a fait sourire ! C’est surtout sa réaction qui est marrante. Tu peux d’ailleurs le voir sur l’image que j’ai ajoutée juste au-dessus.

Cette adaptation de Sukitte ii na yo commence plutôt bien en nous plongeant dans un univers particulier composé de personnages hauts en couleurs. La bande son servie par un sublime opening nous offre un moment de plénitude très agréable.

As-tu commencé Sukitte ii na yo ? Es-tu toi aussi charmé(e) par son univers et son opening ? N’hésite pas à donner ton avis !

Plus

Des personnages attachants possédant de multiples facettes
Un récit fidèle pour le moment au manga
Un rythme dynamique
Quelques moments drôles

Moins

Un début très étrange
Un contenu un peu plus soft que dans le manga

Editor Rating
 
Scenario
7.5

 
Personnages et doublage
8.0

 
Dessins
9.0

 
Musique
9.0

 
Animation
9.0

Note du rédacteur
8.3

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User Rating
 
Scenario
8.9

 
Personnages et doublage
8.7

 
Dessins
8.7

 
Musique
8.7

 
Animation
9.1

Notes des shôjo-addicts
29 ratings
8.8

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comments
 
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  • mitsuko
    3 décembre 2013 at 20:22

    Merci pour ta réponse Nico Robin, t’inquiète pas dès que la série sort en France je l’achèterai sans faute!!! Vu les commentaires que j’ai pu lire disant que le manga était mieux que l’anime…déjà à la base, j’avais vraiment envie de le lire mais là je suis confortée dans mon idée.
    J’ai hâte que l’éditeur sorte de son anonymat car c’est vrai que c’est assez frustrant de ne pas savoir 🙁

    Répondre

  • Nico Robin
    3 décembre 2013 at 19:56

    Merci pour ton commentaire Mitsuko. En tout cas, si tu souhaites découvrir la série, je te conseille vraiment le manga. L’anime m’a bien plu mais je peux comprendre qu’il ait pu être décevant. Par contre le manga est superbe et passionnant. ^^

    Concernant ta question, je n’ai pas vu de nouvelles à ce sujet mais il est sûr qu’il fait partie des mangas très attendus en France. L’éditeur qui a acquis sa licence semble préférer rester discret.

    Répondre

  • mitsuko
    3 décembre 2013 at 19:44

    J’ai lu attentivement vos commentaires sur l’anime Sukitte ii na yo…je ne connais pas le manga, je n’ai découvert les personnages et l’histoire qu’à partir de l’anime. Dans un premier temps, j’ai beaucoup aimé la beauté des graphismes puis forcément la musique de l’opening. Dans un second temps, j’ai été très intéressé par la personnalité de Mei et je voulais absolument découvrir son évolution. Je suis assez d’accord avec vous, une petite déception, sur son évolution. Je l’a trouve beaucoup moins attachante qu’au début. J’ai trouvé que son caractère perd de son punch plus la série avance. Je trouve limite qu’elle devient limite insipide et j’ai vraiment détesté la façon dont ils l’ont fait devenir complètement dépendante de Yamato 🙁 c’est bien dommage.
    Néanmoins, je suis rassurée de voir que dans le manga ce n’est pas tout à fait pareil, même bien au contraire donc je laisserai facilement tenter par sa lecture.
    Petite question: J’ai vu il y presque un an, que les droits avaient été acquis par une maison d’édition française mais le secret est toujours de rigueur donc avez vous des petites infos sur le sujet??? J’aimerai bien lire enfin le manga puisque je ne suis pas du tout une adepte des scans !!! 🙁

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  • Nico Robin
    28 mars 2013 at 20:31

    Merci Tya pour ton commentaire. Pour ma part, je n’ai pas encore fini l’anime. J’ai dû m’arrêter à l’épisode 5 si je me souviens bien. A ce moment-là, je trouvais ça très agréable à écouter. C’est peut-être un peu rapide mais ça m’a pas dérangée. Y aurait fallu que je voie l’anime avant de commencer le manga pour avoir un avis plus juste.
    Pour le format, à mon avis c’est la nouvelle mode d’adapter en 13 épisodes et de prendre des séries qui sont pas finies et qui ont du succès. C’est typiquement pour faire vendre la licence, un coup de pub en somme. ^^
    Kimi ni Todoke est ‘semblable’ mais pas tellement et c’est pour ça que j’ai dit que finalement, j’ai cessé de faire le rapprochement dans mon esprit vu que Mei et Sawako n’ont pas du tout le même caractère. 🙂

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  • Tya
    26 mars 2013 at 12:51

    J’ai appris en retard que Suki tte avait été adapté en anime. Je ne l’ai pas encore fini, mais comme Maella, je suis vraiment très déçu. Si on lit le manga, on ne peut que l’être. Mei est complétement nunuchisée alors que dans le manga, même si elle est introvertie, on sent que c’est par choix et qu’elle a un certain caractère! Et puis quitte à adapter un manga, qui est toujours en cours, 13 épisodes c’est un peu court… L’histoire est complétement bâclée! Ca avance trop vite et les liens que Mei arrive à tisser avec les autres paraissent moins réalistes tellement c’est rapide!
    C’est vraiment dommage.
    Pour la comparaison avec Kimi ni todoke, la ressemblance aussi m’avait frappé au début mais c’est souvent le cas dans les shojo, les sujets sont les mêmes traités de façon différentes

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  • Maella
    6 janvier 2013 at 18:10

    Sayé, j’ai ENFIN fini l’anime. Je tiens à souligner le « enfin » parce qu’au bout d’un moment ça a été une véritable torture. On dénature complètement le manga ! Les personnages sont plus ce qu’ils sont dans le manga j’ai l’impression. Mei est devenue une nunuche encore moins sûre d’elle que dans le manga. Et puis j’ai pas du tout apprécié qu’on saute des passages importants (comme celui de la st-valentin). Cet anime est limite tombé dans le drame. Puis j’aurais bien aimé voir en anime les histoires des autres, parce que ce que j’avais apprécié dans ce manga, c’est qu’on ne se focalisait pas que sur le couple principal.
    En somme, une déception pour cet anime qui pourtant au début était convaincant.

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Personnages et doublage

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Musique

Animation