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Orange Marmalade : premières impressions

by on7 juin 2015
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Adaptation d’un webtoon très connu, Orange Marmalade est diffusé depuis bientôt un mois en Corée. Toujours friande de drama coréens, je n’ai pas pu m’empêcher de jeter mon dévolu sur cette nouveauté, même si je n’ai pas lu sa version originelle. Ce sera l’occasion idéale pour moi d’en découvrir l’histoire, d’autant plus qu’elle m’attire fortement depuis quelques temps.

Cette chronique porte sur les deux premiers épisodes de la série. Je n’ai pour l’instant pas vu la suite, à l’heure où ces lignes sont écrites. En outre, un nouvel article la traitant dans son intégralité sera publié à son issue.

Adoptant le format de 12 épisodes d’une cinquantaine de minutes chacun, Orange Marmalade situe son intrigue dans un monde où les vampires – dont l’existence est connue des êtres humains – sont obligés de cacher leur véritable identité.

Jeong Jaemin est le président de sa classe dans le lycée où il étudie. Populaire auprès de la gent féminine, il ne semble pas s’y intéresser outre mesure jusqu’au jour où une nouvelle élève, Baek Mari, fait son entrée. De son côté, la jeune fille n’aspire qu’à une chose : vivre une scolarité tranquille et sans anicroche. Pourtant, cela paraît compromis dès le départ. La belle vampire fascine et attire irrémédiablement l’attention sur elle malgré ses efforts pour demeurer discrète…

 

Le casting comporte le jeune et talentueux Yeo Jingu que j’apprécie énormément depuis son rôle dans The Moon that embraces the Sun. Seolhyeon du groupe AOA ainsi que Lee Jonghyeon de CNBlue complètent le trio principal. Je ne les connaissais pas auparavant. C’est donc un plaisir de pouvoir les découvrir.

Il s’agit ainsi à nouveau d’une énième histoire abordant la thématique des vampires, dont le charme ne semble pas s’essouffler d’année en année. Toutefois, j’apprécie ici la façon dont elle est abordée. En effet, dans cette fiction, ces créatures sont connues des humains. Leurs réactions sont plus ou moins diverses : allant de la curiosité malsaine ou non à l’intolérance extrême.

De même, un Système de contrôle des vampires a été instauré afin de garantir la sécurité de ses membres et gérer tout problème rencontré comme la découverte d’identité. Pour ce faire, de nombreux gadgets leur sont envoyés, tels que des emballages de jus de tomate vides destinés à accueillir leur déjeuner, ou encore des injections leur permettant de résister aux rayons du soleil.

Je trouve cette partie vraiment drôle et j’ai presque l’impression de me retrouver dans une série d’espionnage avec tous ces artifices. Bien sûr, passé ce côté divertissant, il paraît évident que cette organisation n’est pas que bienveillante. Si son véritable visage n’a pas été entièrement dévoilé, cela ne saurait tarder.

En tout cas, une chose est sûre : ces deux épisodes sont vraiment importants pour connaître les enjeux et le cadre dans lequel se situe l’histoire. Le premier place rapidement les éléments mais demeure très évasif. Je me suis doutée que quelque chose ne fonctionnait pas. Il faut alors véritablement attendre la fin de l’épisode 2 pour contempler le tableau dans son ensemble. Des zones d’ombre sont à éclaircir mais dans l’ensemble la plupart des clés nous ont été données.

Je pourrais cependant reprocher le côté trop hâtif du déroulement des événements. Il se produit de nombreuses péripéties et parfois on passe trop brutalement d’une scène à l’autre. Étant donné que celles-ci possèdent un lien plus ou moins évident, cela contribue à enrichir le puzzle de nouvelles pièces. On ne s’en rend compte qu’après avoir vu ces deux épisodes.

De plus, il ne faut pas non plus oublier le ton de cette série plutôt sulfureux. La thématique principale le voulant, nous ne pouvons pas échapper à la sensualité qui en découle. Certaines scènes sont plus qu’équivoques et ne laissent que peu de doutes quant à cette interprétation.

Les vampires ont toujours été associés à une connotation sexuelle forte. Il suffit de voir leurs représentations dans la légende ou même celles qu’en font les auteurs à travers les générations. Dans ce drama, cet aspect est donc loin d’être occulté, en témoigne le passage dans le métro entre Jaemin et Mari.

Concernant à présent les personnages, nous avons deux protagonistes fort intéressants ainsi qu’un troisième qui me plaît bien. Le premier, Jeong Jaemin correspond au héros. Vivant seul dans un immense appartement, ce jeune homme est en souffrance. Il ne laisse rien paraître extérieurement, sauf dans sa façon de répondre à son professeur principal. Il possède une véritable aversion à l’encontre des vampires. Pour lui, ces êtres ne font pas partie de la catégorie des humains et doivent être supprimés.

Une réaction aussi vive ne peut qu’interroger. Pourquoi hait-il tant les vampires au point de vouloir leur disparition ? Quel traumatisme lié à son enfance en est l’origine ?

À travers ce rôle, Yeo Jingu prouve une nouvelle fois l’étendue de son talent. Les expressions de son visage sont naturelles et il parvient à donner beaucoup de profondeur à son personnage. La douleur qu’il éprouve ainsi que le choc et l’attirance qu’il ressent sont très palpables. Je tire mon chapeau à ce jeune homme de 17 ans pour sa belle interprétation !

En parallèle, nous avons Baek Mari. Lycéenne distante, elle ne s’essaie à la parole que dans de rares cas, préférant demeurer à l’écart. Et pour cause, il ne faudrait pas qu’elle soit démasquée. En dépit des précautions d’éloignement qu’elle met en œuvre, l’attrait qu’elle suscite auprès de ses camarades est plus fort. J’apprécie ce personnage qui pourrait peut-être en rebuter certains car rien qu’avec son aura de mystère elle parvient à nous transmettre des émotions variées.

Plusieurs points communs émergent rapidement telle leur passion pour la musique ou encore leur volonté de rester dans leur bulle et ne pas interagir avec autrui.

orange marmalade baek mari 2

Au clair de lune…

Au sujet du jeu de Seolhyeon, je suis plutôt agréablement surprise. Pour un premier rôle d’envergure comme celui-ci, elle parvient bien à rendre son personnage crédible. Interpréter quelqu’un qui ne parle pas beaucoup n’est pas chose aisée, loin de là. J’attends de voir ses futurs progrès mais pour l’instant je suis contente.

Par ailleurs, comptons sur la présence de Han Sihu, apparaissant véritablement dans l’épisode 2. Je ne peux pas trop en dire sans dévoiler l’histoire. Il arrive quelques jours plus tard dans le même lycée et se rapproche aisément de Mari. Très peu d’éléments le concernant nous sont dévoilés à son sujet mais sa venue permet notamment de répondre à certaines questions que nous pouvons nous poser. En tout cas, j’ai hâte de voir comment il sera développé par la suite. Et puis je rêve d’une « bromance » entre lui et Jaemin ! (Est-ce seulement possible ? *rires*)

Autrement, même s’il ne fait pas partie des personnages principaux, je tiens à mentionner spécialement le père de Mari. Pour qui le connaît, il est joué par An Gilgang (Tomorrow’s cantabile notamment). J’apprécie beaucoup cet acteur sachant donner une dimension comique à chacun de ses rôles par son jeu original et très expressif. Je suis contente de le voir ici également car il constituera sans aucun doute l’un des ressorts humoristiques de cette série.

pere baek mari

Le père de Baek Mari savourant une bonne bière

Bien sûr, en dehors de ces personnages, il en existe de nombreux autres, qui n’auront peut-être pas leur heure de gloire étant donné le format. Néanmoins, j’aurais apprécié avoir une antagoniste à notre héroïne moins caricaturale de la jalouse basique qui aime le héros depuis des années en secret. Je tenterai de m’en accommoder.

Enfin, la musique demeure agréable, se faisant discrète au début avec seulement quelques mélodies au piano. Pour le moment, elle ne prend pas trop le pas sur le reste. La première chanson de l’OST sortie est notamment assez douce.

Bien que certains points soient abordés de façon précipitée, Orange Marmalade offre un solide début comportant mystère, romance à venir et bien sûr de la sensualité. Les éléments du puzzle constitués, une ombre plane nous invitant à creuser le récit pour découvrir les profondeurs abyssales qu’il cache.

Plus

La manière de traiter ce thème des vampires
Un beau jeu d'acteur en général
Des personnages intéressants
De belles mélodies et une agréable bande son
Le père de Baek Mari

Moins

Le thème des vampires beaucoup traité
Quelques personnages très stéréotypés
Un rythme peut-être hâtif

Editor Rating
 
Scénario
7.0

 
Personnages et jeu d'acteur
8.0

 
Musique
9.0

 
Tournage et mise en scène
8.3

Note du rédacteur
7.8

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Scénario
9.8

 
Personnages et jeu d'acteur
10

 
Musique
8.6

 
Tournage et mise en scène
10

Notes des shôjo-addicts
2 ratings
9.8

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  • 7 juin 2015 at 19:25

    Attends de voir les deux prochains épisodes et la fin du quatrième surtout…XD
    J’ai un peu de mal avec le jeu de l’héroïne pour ma part mais Yeo Jin Gu est parfait !

    Répondre

    • 7 juin 2015 at 20:00

      Oui j’ai cru comprendre que l’épisode 4 se terminait d’une façon spéciale. XD Je n’ai pas creusé plus loin mais j’ai ptet mon idée. On verra si ça se vérifie. Étant prévenue, peut-être que j’accepterai ce fait.

      En tout cas, pour l’instant, j’aime beaucoup mais bien sûr, à voir par la suite et au final. ^^

      Concernant Seolhyeon, je dois dire que pour l’instant ça m’a satisfaite, étant donné que j’avais peu d’attentes. XD (et quand tu vois les drama quotidiens où c’est mal joué, à côté ici c’est tout à fait bien). Je pense que l’héroïne en elle-même est particulière, un peu antipathique disons. Comme je n’ai pas lu le webtoon j’ignore si celle-ci est dépeinte pareil. Je devrais peut-être regarder ça de plus près.

      Quant à Yeo Jingu, son jeu est époustouflant ! Je suis tout à fait du même avis. ^^

      Répondre

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Personnages et jeu d'acteur

Musique

Tournage et mise en scène