Chroniques manga
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Otomen tome 17

by on2 janvier 2014
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Type Manga
 

Shôjo sucré, bonbon au chocolat, avec ce 17e tome d’Otomen, on entame notre dernière part de gâteau. Bon, pas bon, écœurant ? C’est vrai qu’il était long à manger, ce gâteau…

Les amis d’Asuka – en particulier, Tachibana – traversent des moments pénibles. Notre pauvre shôjo mangaka est en plein doute. Deux chemins se dressent devant lui ; s’il le pouvait, il n’en prendrait aucun. Comment choisir entre la trahison et la frustration ? Dans sa colère, Madame Masamune exécute son jugement. Elle l’a décidé : elle commandera ce monde perdu dans les fanfreluches.

Après s’être attaquée aux amis d’Asuka (Georges et Hanamasa, Kitora, Tônomine, dans le tome 16), Madame Masamune décide de s’en prendre à Ryô, mais Asuka et elle se rendent vite compte que quelque chose ne va pas. Ils croient résoudre facilement le problème. Ils ne réalisent pas qu’ils s’enfoncent dans un cauchemar sans fin. Le bonbon au chocolat devient amer, infecte, mais il est trop tard. Il a déjà fondu, et se répand dans le corps comme un poison. Le bonheur reviendra-t-il illuminer l’avenir de nos héros ?

Asuka en pleine tourmente

Asuka en pleine tourmente

C’est l’avant dernier tome ! Ça se sent. Depuis la fin du tome 16, tout avance très vite. La machination de Madame Masamune étouffe les héros – c’est d’ailleurs elle, l’héroïne de ce tome. Devant tant de machiavélisme, devant cette obsession qui frise la folie, on ne peut que s’interroger. On voudrait l’entendre expliquer sa haine des otomen en allant plus loin que les traditionnels clichés « les pâtisseries et les shôjo c’est pour les filles ! ».

De plus, cette sentence exercée par Madame Masamune est bien trop brusque, et disproportionnée. Elle se transforme soudainement en chef du Japon : établissement scolaire, maison d’édition, monde de la musique, de la presse… elle peut tout contrôler. Certes, dans nos sociétés, les connexions entre mondes politique, économique, sociétal sont nombreuses. Et, plus que jamais, l’argent, l’influence, le réseau sont rois. Tout de même, Madame Masamune, vous êtes ultra rapide ! Aurait-il été possible d’étaler cette attaque dans le temps ? De la commencer plus tôt ? Car, des doutes, Madame Masamune en a, depuis quelques temps…

Mais Aya Kanno réussit tout de même à nous interpeller. En peignant, avec douceur et justesse, le désespoir d’Asuka et de Ryô, elle nous interroge : faut-il se sacrifier pour être heureux ? Postulons qu’il le faille : l’on se sacrifierait pour le bien de l’autre, on deviendrait sa petite marionnette, pour son bonheur. Et le nôtre ? Et cet autre qui nous condamne au malheur pour satisfaire son petit plaisir égoïste ? Est-il heureux de nous voir malheureux ? Ces questions, Asuka se les pose, et ne trouve pas de réponse. Le pauvre veut sauver le papillon et l’araignée. Il ne veut blesser personne et porter le désespoir. Mais c’est impossible. Personne n’est heureux. Ni Ryô, ni Tachibana… ni même celle à l’origine de ce cauchemar.

Ryô, justement. Dans ce tome, elle brille différemment. Sans Asuka, elle est comme hors de son corps. Elle reste, cependant, stupéfiante de force et de sagesse. Elle ne s’emporte pas contre Asuka, bien au contraire. Elle prie pour le retour des jours heureux.

Ce tome 17 d’Otomen est tout en fragilité et en finesse. Le dessin épuré permet de magnifier les expressions de nos héros. Les grosses ficelles d’Aya Kanno n’entament pas notre intérêt. On n’espère qu’une chose : un happy end !

Plus

les dessins, toujours aussi beaux
le comportement de Ryô : quelle classe !

Moins

la vengeance de Madame Masamune
et toujours, ces grosses ficelles...

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Scénario
10

 
Personnages
10

 
Dessins
10

Note du rédacteur
10

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