Chroniques manga
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Otomen tome 18

by on14 janvier 2014
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Type Manga
 

« La vie d’Asuka Masamune est réglée selon le code du bushido, la voie du samouraï. »

Le dernier tome d’Otomen commence sur cette citation terrible. Les choses semblent mal commencer, pour Asuka…  Parviendra t-il à exprimer pleinement son côté shôjo ? Trouvera t-il sa véritable voie ?

Pour faire plaisir à sa mère, Asuka s’est transformé en homme viril. Mais il ne cesse de penser à Ryô. C’est justement en pensant à elle qu’il sauve un petit chat. Le président d’une chaîne de télé assiste au sauvetage, flashe sur Asuka, cette « incarnation de la virilité japonaise », décide de tourner un reportage sur lui (fin du tome 17). Les caméras s’invitent au lycée – la cérémonie de la remise des diplômes est le clou du reportage : Asuka doit y prononcer un discours rétrograde, conservateur, stéréotypé pour le plus grand bonheur de sa chère maman.

Heureusement, le désespoir d’Asuka ne dure pas. Ses amis découvrent la supercherie de Madame Masamune et délivrent leur princesse. Ce n’est que le début du manga, et déjà, on sourit. Le plan de Madame Masamune a échoué ! Chaque héros s’avance sur scène pour faire son coming-out. C’est d’abord Tachibana qui se révèle à la foule et à Asuka. Tônomine lui emboîte le pas, suivi de Hanamasa et Georges. Kitora – qui s’est toujours parfaitement « assumé » – donne le grand final.

Au tour de Ryô de s’avancer vers sa princesse. C’est presque trop beau. On s’attend à une jolie fin. Et puis on regarde le nombre de pages restantes… non, c’est déjà la fin ? Non ! Un incroyable retournement de situation plonge nos héros dans une nouvelle, et dernière mini-tourmente…

la révélation...

la révélation…

Ce dernier tome d’Otomen se lit assez vite – quoique, l’on peut prendre le temps de s’attarder sur les beaux dessins d’Aya Kanno. Elle sait peindre avec justesse les différentes émotions de ses personnages. Rêveurs, amoureux, joyeux, inquiets… leur regard traduit leur état, et il n’y a pas forcément besoin de mots pour les comprendre.

Prenons pour exemple cette scène où Tachibana révèle à tous qui il est réellement (juste là ->)

Tachibana n’ose pas regarder Asuka. Cette image suffit à traduire son sentiment de culpabilité, sa peur d’être rejeté par son meilleur ami (d’ailleurs, dommage qu’il n’y ait pas eu de réel face à face. C’était quand même un sacré secret !)

Des dessins, même très beaux, ne suffisent pas. Il faut une histoire. Ce tome 18 en propose t-il une ? Oui, mais avec une seconde partie surprenante : Aya Kanno retombe, alors que l’on s’y attendait le moins, dans l’un de ses petits travers : tourner en rond.

Dans le dernier rebondissement d’Otomen, Aya Kanno aborde le point essentiel du manga : la double vie d’Asuka. Le fait qu’il cache sa véritable nature est en lien direct avec le traumatisme de sa mère. Le « fil rouge » d’Otomen, c’est donc un traumatisme familial. Hélas, Aya Kanno l’aborde de manière assez timide, préférant prétexter une amnésie pour réunir le clan Masamune. Cette amnésie a l’avantage de replonger Asuka dans son passé, à l’époque du bonheur, où il n’avait pas à se soucier du regard de l’autre, surtout, de celui de sa mère.

Et c’est justement là que tout a basculé. Quoi de mieux alors que de revenir à cette époque, et d’essayer de changer le passé ? Oui, mais cette amnésie prend trop de place : elle occupe presque la seconde moitié du manga. Et surtout, elle ne permet aucune confrontation. On ne fait qu’effleurer le traumatisme de la mère, celui du père, leur sentiment de culpabilité. On devine la profondeur de leur peine, mais il manque cette franchise, cette spontanéité. L’amnésie d’Asuka empêche une réelle conversation entre sa mère et lui. Redevenu un mignon petit enfant, comment lui parler réellement ?

une si jolie mariée...

une si jolie mariée…

Et Madame Masamune ? Pourquoi s’acharne-t-elle autant ? Le fait que son mari l’ait quittée n’explique pas son obsession pour la virilité masculine. Les raisons de cette rupture apportent un début de réponse. Mais Aya Kanno ne va pas plus loin. Peut-être parce qu’OTOMEN est un shôjo, et qu’elle ne veut pas aborder sérieusement des thématiques sensibles (travestissement, sexualité…).

Malgré tout, la fin du manga est jolie… et un peu frustrante ! (Pourquoi ce trou de dix ans ?) J’aime particulièrement la couverture de ce dernier tome : Ryô qui porte Asuka, c’est juste magique ! J’aime également la couverture d’intérieur : Asuka en mariée traditionnelle est tout en pureté et en délicatesse.

Malgré ses petites longueurs, Otomen est un très joli manga, une pâtisserie aussi belle que savoureuse, un doudou que l’on gardera toute sa vie !

Plus

Les beaux dessins
Le happy end

Moins

Le dernier rebondissement
Pourquoi ce gap de dix ans ?

Editor Rating
 
Scénario
10

 
Personnages
10

 
Dessins
10

Note du rédacteur
10

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Scénario
10

 
Personnages
9.9

 
Dessins
7.5

Notes des shôjo addict
1 rating
9.5

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  • Tokyno
    17 juin 2015 at 20:37
    Plus
    Le scénario Méga original !
    Moins
    l'histoire en même temps (Love in tic) que je comprend plus trop si notre héros est la file ou le garçon .

    J’ai trouvée cette série au piff dans la bibliothèque de ma ville.
    J’en suit au 5 eme tome. Je suis assez énervée car la suite de toute la série est disponible en indirect donc pas dans les rayons se qui ma trop dessus …

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