Chroniques manga
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Pack Hana Yaoi d’IDP partie 15

by on11 septembre 2017
 

Avec l’arrivée de sa collection Hana, Boy’s love IDP a séparé les mangas de cette collection en packs. Dès aujourd’hui, je suis ici pour en parler afin de t’aider à choisir lesquels prendre ! Et je vais commencer avec le Pack Hana Yaoi partie 15. Ce pack m’a globalement beaucoup plu, à tel point que certains figureront probablement dans mes mangas préférés.

Pas touche au petit chat !

Je vais commencer avec Pas touche au petit chat de Chise Ogawa. De cette auteure j’avais déjà lu Le coeur de la méprise et le premier tome de Caste Heaven. Du coup je m’attendais soit à relativement aimer, soit à ressentir énormément de malaise. Cela n’a pas été le cas !

Pas touche au petit chat ! manga

Le yaoi – Pas touche au petit chat !

Dans Pas touche au petit chat ! nous suivons un jeune homme, Kyûta, qui s’occupe régulièrement d’un de ses cousins, un professeur de calligraphie du nom de Etsurô. Cependant, un jour, en voulant le protéger d’une voiture, ce dernier se blesse au bras. Ainsi, comme cela l’handicape dans sa vie quotidienne et son travail, Kyûta se sent obligé de rester chez lui pour l’aider alors qu’il ne supporte pas le côté coureur de jupons de Etsurô.

La principale chose à laquelle je m’attendais avant de lire cette oeuvre et qui ne s’est pas réalisée c’est la présence intempestive de sexe. En réalité, si Etsurô tente plusieurs fois de coucher avec Kyûta, ils ne le font vraiment que 4 fois dont une où ils ne vont pas jusqu’au bout. Dans cette oeuvre, Chise Ogawa prend vraiment le temps de poser l’histoire, les personnages, et d’établir la relation entre eux.

Et justement, le couple de ce manga est très attachant ! Déjà Etsurô est, contrairement à ce à quoi je m’attendais avant le début de ma lecture, très drôle. Ensuite on arrive bien à se mettre à la place de ce pauvre Kyûta, qui doit prendre en charge un adulte aussi irresponsable mais qu’il ne peut pas abandonner sans faire quelque chose. En fait malgré leurs personnalités opposées j’ai senti une étrange alchimie entre eux, ayant même eu l’impression depuis le premier chapitre qu’ils étaient un vieux couple avec leurs habitudes et la confiance qu’ils ont l’un pour l’autre (ou en tout cas la confiance que l’un des deux a pour l’autre depuis le premier chapitre).

Le seul détail qui m’a vraiment perturbée durant ma lecture c’est la problématique de l’âge de Kyûta : ce n’est jamais précisé mais il est encore à l’école donc il est probable qu’il soit encore mineur alors que Etsurô est clairement majeur. Si vous pouvez passer au-dessus de cette imprécision, comme moi, vous pourrez vraiment apprécier ce couple et l’humour qu’il apporte.

L’humour sert d’ailleurs vraiment bien à la fois les personnages et l’histoire. C’est exactement le genre que j’aime : de la comédie qui permet de s’attacher aux personnages et de ressentir leur tristesse lorsque leur bonheur s’effrite ou est simplement mis à mal. Dans Pas touche au petit chat!, cet humour sert même à faire passer un message social, notamment envers la pression très présente du mariage au Japon.

 

Tadaima, Okaeri

Tadaima, Okaeri tome 1

Le manga Tadaima, Okaeri

Le tout premier OmegaVerse licencié en France ! Il y a une explication au début du tome sur ce qu’est exactement l’OmegaVerse mais pour commencer à te parler de celui-ci je vais avoir besoin de te résumer grossièrement l’essentiel à savoir :
L’OmegaVerse est un monde où l’humanité est divisé en 3 genres : les Alphas (hommes et femmes), les bêtas (hommes et femmes) et les Omegas (hommes et femmes). Dans cet univers tout le monde peut enfanter et il n’est pas rare d’avoir des couples d’hommes et des couples de femmes. Cependant, les genres sont divisés en castes qui ont tendance à se marier et faire des enfants entre eux ; c’est surtout le cas pour les Alphas, afin d’avoir plus de chances que leurs enfants soient également des Alphas, considérés supérieurs socialement.

Tadaima, Okaeri nous raconte la vie familiale de Masaki, un omega, et de son mari Hiromu, un alpha, avec leur petit garçon de 2 ans Hikari. Il s’agit d’un manga pleins de tendresse avec une fenêtre sur les différences sociales entre les Alphas, Bêtas et Omegas.

La première chose dont je te parlerais c’est la façon d’intégrer et d’utiliser l’OmegaVerse. Ce monde aurait pu être l’occasion de beaucoup de sexe et de situations malsaines mais cette œuvre ne l’utilise absolument pas de cette manière. On y voit un couple d’hommes avec leur enfant vivant de manière vraiment banale en s’aimant de tout leur cœur les uns les autres. Même si on y voit également la discrimination que peuvent subir les Omegas, ce n’est pas le sujet principal et cela donne vraiment la sensation d’une simple tranche de vie. D’ailleurs je dois dire que ce genre est absolument parfait pour intégrer ce concept en France ! Cela permet de montrer le quotidien de ces nouveaux humains sans que cela semble forcé ou qu’on aille tout de suite dans le côté sombre.

Les personnages en eux-même sont très réussis, même les personnages secondaires. Ceux-ci ont un bon rôle pour faire avancer l’histoire. Ils ont également chacun leur propre personnalité et leur propre passé bien que lié d’une manière ou d’une autre au couple principal.

Je vais d’ailleurs maintenant te parler de chacun des trois membres de la petite famille car il me sera impossible de te parler de ce manga sans faire un zoom sur chacun d’eux.

Hiromu est totalement dingue de Masaki et de leur enfant ! Il a refusé d’épouser un autre alpha pour être avec un omega. On le voit dès le début filmer sa petite famille avant de partir au travail, puis revoir la vidéo en boucle dans son entreprise. Également, de temps en temps dans tout le manga on le voit embrasser et câliner Hikari et Masaki, quand il ne rassure pas ou ne défend pas ce dernier contre les discriminations qui lui tombent dessus.

Concernant l’omega, comme c’est lui qui a donné naissance au petit garçon, il a le titre de « maman » dans la famille et c’est surtout lui qui s’occupe des tâches ménagères et d’élever le bébé. Ce personnage est le plus intéressant car c’est à travers lui qu’on voit comment les différences de traitement envers chaque genre se traduit. C’est d’ailleurs d’une grande évidence quand on se rend compte qu’il agit totalement comme une mère traditionnelle : il est doux, compréhensif, souriant, ne travaille pas, élève le bébé, fait la cuisine, les courses, etc. Avec cela, on a également des moments d’évocation des difficultés auxquelles Masaki a dû faire face en tant qu’omega.

Quant à Hikari, il apporte toute l’innocence du manga avec son amour pour ses parents, sa façon de s’attacher facilement aux autres humains (il est quand même devenu ami avec un adolescent), mais aussi de protéger ceux qu’il aime comme un courageux petit chevalier.

Je terminerais en vous conseillant vivement de découvrir l’OmegaVerse ! C’est un univers riche, avec pleins de traitements différents du genre, des problématiques soulevées sur la société et l’identité, des couples homoparentaux mis là tout naturellement (j’en ai déjà lu où un des personnages principaux a deux femmes comme parents sans que ce soit relevé), tout en étant en grande partie de vraiment bonnes histoires.

 

Rouge

Alors là je vais m’attaquer à celui qui est probablement mon préféré de tout ce pack. Et pourtant j’avais un mauvais pressentiment en voyant la couverture !

ROUGE manga

Le yaoi ROUGE

On y suit Nagato, un nouvel élève qui a été renvoyé de son ancien lycée car il avait couché avec une élève avant de la jeter et de donner un coup de poing à un professeur. Dans le nouvel établissement où il atterrit, il se retrouve élu chef de clan dans une situation où les premières et les terminales s’affrontent dans une guerre interminable. Là-bas, il y rencontre Aï, un première travaillant pour les terminales et, surtout, ayant une totale admiration pour Yamato, le chef du clan des terminales. Après une bagarre perdue contre lui, Nagato développe petit à petit une obsession amoureuses envers Aï qui va l’amener à s’impliquer dans la vie de ce dernier.

Je vais commencer par raconter une anecdote qui m’est arrivée au moment où j’ai commencé à lire : j’ai lu la première page, la moitié de la seconde, puis j’ai retiré la couverture, regardé les illustrations avant le début de l’histoire… Tout pour m’assurer que je lisais bien un Yaoi car cette œuvre ressemble bien plus à un manga de baston qu’à une histoire d’amour entre hommes… Et c’est un excellent point ! Surtout que beaucoup de fans de Yaoi shippent des personnages masculins dans des shonens d’action/de sport (je suis personnellement très attachée au Kageyama x Hinata de Haikyuu). Du coup on a ici une œuvre qui nous apporte ce qu’on aimerait tellement voir dans ces œuvres sans qu’il y ait la moindre chance de le voir ! Le côté « Manga de baston » se ressent d’ailleurs beaucoup et d’une bonne manière.

Le couple est très attachant que ce soit ensemble ou individuellement. On a d’un côté Nagato, qui a d’abord été introduit par une conversation entre les terminales mais se révèle rapidement être plus simplet que l’impression qu’il donnait. On peut même dire qu’il est vraiment stupide mais d’une manière hilarante ! Le genre de stupidité qui permet au personnage d’être à la fois vraiment attachant ; et à la fois de ne pas se soucier de ce qu’on peut dire de lui seulement car il traine avec un élève victime de rumeurs. De l’autre côté on a Aï, qui a un passé allant vraiment bien avec sa personnalité. Ce passé explique d’ailleurs vraiment bien son attachement envers Yamato sans que cela semble trop forcé. Sérieusement, je comprends vraiment bien pourquoi il l’aime à ce point et est aussi loyal envers lui ! D’autant qu’on va finir par se rendre compte que Yamato est quelqu’un de vraiment bien : il n’a pas demandé à Aï de le servir, c’est ce dernier qui s’est imposé après qu’il lui ait sauvé la vie ; et qui s’est fait des films (pour de bonnes raisons) à propos de ce que souhaitait Yamato. Pourtant ça aurait été tellement facile d’en faire quelqu’un de mauvais ! Je m’attendais vraiment à ce qu’on découvre qu’il s’agisse d’un sadique manipulateur qu’il fallait vaincre à la fin.

Côté sexe, si je m’attendais à en avoir énormément, le couple principal met en réalité beaucoup de temps pour coucher ensemble. Avant cet instant, on avait seulement des flash-backs du passé de Aï, où on avait constaté qu’il s’agissait de viols qu’il a appris à aborder de manière froide et sans émotion. Pour cette raison, il tombe amoureux de Nagato, qui refuse de faire la même chose que les précédents car ne voulant pas son corps sans son cœur. Ainsi, quand ils s’y mettent finalement Nagato attend l’accord de Aï, puis lui redemande une seconde fois avant de continuer. Cette scène est touchante et drôle en plus d’être pleine de consentements et de douceur.

 

Et quelque chose que j’avais presque oubliée en vous vantant les mérites de ce manga : les deux derniers chapitres constituent une histoire en deux parties sans aucun rapport avec Rouge.

Celle-ci nous raconte les déboires de Haruna, qui découvre son petit-ami Ryûta, un moine, le tromper avec une femme. A la suite de ça il part se réfugier chez Yumi, leur amie commune.

Une histoire de tromperie… Comme je déteste ça, cette histoire était vraiment mal partie ! Et pourtant, si la première partie est assez convenue ; avec le petit-ami qui trompe son compagnon puis va le chercher là où il s’est réfugié en s’excusant ensuite de son comportement et lui promettant de « faire attention » à ne plus le tromper la prochaine fois (parce que c’est connu qu’être infidèle c’est la même chose que buter contre un rocher) ; la seconde partie rattrape un peu le coup en inversant plus ou moins les rôles. L’histoire est donc globalement correcte et j’ai réussi à m’y impliquer un peu.

Par contre le couple principal n’est pas d’une grande réussite : à la fin je n’ai toujours pas réussi à m’y attacher malgré la seconde partie. La première partie n’a pas vraiment aidé, avec un manque de développement des personnages, et cette histoire d’infidélité résolue bien trop rapidement : à sa place je l’aurais frappé au lieu de me contenter d’un « je veux être avec toi ».

Autrement il y a deux personnages secondaires marquant qui sont, à mon avis, bien meilleurs que le couple principal. On a déjà Yumi, une teneuse de bar posée et raisonnable qui était là quand Haruna et Ryûta se sont mis ensemble. Elle avait prévenu Haruna sur la personnalité de Ryûta mais a préféré le laisser faire ses erreurs. Je trouve d’ailleurs que c’est une une bonne décision, ayant déjà vécu une situation similaire dans ma vie personnelle et sachant, pour cette raison, que ses efforts auraient été vains. Le second personnage est un homme du nom de Katori arrivé dans la seconde partie. Il drague Haruna et s’intéresse à lui tout naturellement avant de rencontrer Ryûta. J’avoue m’être attaché à lui surtout quand il a fait la remarque, choqué, « il t’a trompé alors que c’est un moine ? »… Ce avec quoi je suis totalement d’accord ! Au-delà du fait que l’infidélité est très mal utilisée… Ryûta est un moine ! Pourquoi enchaine-t-il les conquêtes ? En plus Katori fait d’extrêmement intéressantes remarques sur le statut de moine de Ryûta qui n’est pas anodin. Dommage que ce ne soit pas spécialement pris en compte.

 

Pornographer

Pour finir encore un manga sur lequel je me faisais des idées avant de commencer à lire. Pour celui-là c’était tel que je pensais que la première scène de sexe arriverait au premier chapitre… Ou même que ça commence par ça !

Pornographer yaoi

Le yaoi Pornographer

Pornographer nous fait suivre un étudiant, Kuzumi, qui renverse un jour un écrivain, Kijima, avec son vélo. Comme il n’a pas les moyens de payer les frais d’hospitalisation, Kijima lui propose d’écrire ses manuscrits sous sa dictée. Il accepte, avant de se rendre compte qu’il s’agit de romans érotiques. Au bout d’un moment, voyant que Kuzumi a une érection, l’écrivain lui propose de l’aider à se soulager. Bien que ce soit une plaisanterie, l’étudiant ne peut s’empêcher de le voir sous un nouveau jour.

Depuis le début de cette critique je parle du sexe. Du coup je vais commencer à t’expliquer ce qu’il en est de ce côté-là ! Si Kuzumi finit en érection dès le premier jour, Kijima ne le remarquera que la fois suivante. De plus, j’ai vraiment apprécié de constater qu’au lieu de penser à son bas-ventre il préfère se renseigner sur Kijima. Ainsi, il découvre des détails pas inintéressants sur la vie de ce dernier et qui présagent que ce manga sera plus profond que ce qu’on aurait pu croire au départ. D’ailleurs, au moment où ils finissent par coucher ensemble, vers la fin du manga, c’était vraiment triste.

Pourtant le manga ne manque pas d’humour, surtout à travers les personnages et leurs réactions. Je me suis d’ailleurs surprise à les trouver très attachants, particulièrement les deux principaux. En plus de se rapprocher tellement lentement qu’ils ne couchent pas ensemble avant les derniers chapitres, ils forment un couple qu’on a envie d’encourager. Pour te dire à quel point ils sont attachants : j’ai pleuré quand l’un d’eux s’est retrouvé en danger de mort.

Petit détail que je n’ai jamais vu autre part jusqu’ici : ils se retrouvent séparés à la fin. Cependant, à noter qu’il y a tout de même un épilogue rempli d’espoir implicite !

Je finirais sur quelque chose d’intéressant à savoir : il s’agit ici de la première histoire originale de l’auteure !

 

 

Donc ce pack m’a vraiment plu, avec des personnages attachants, des histoires vraiment intéressantes, de l’humour et des fins inattendues. Mes préférés sont probablement Rouge, pour son côté « ship qui se réalise » et ses personnages plus profonds qu’il n’y parait, et Pas touche au petit chat, pour l’humour très présent et sa critique de la pression sociale japonaise sur le mariage.

Et toi, as-tu jeté un œil à ces mangas ? Qu’est-ce que tu en as pensé ?

Plus

Personnages attachants
Bon humour
Rouge qui est un vrai petit bijou
Tadaima, Okaeri est une excellente introduction à L'OmegaVerse
Le bébé de Tadaima, Okaeri est trop mignon
Passés intéressant
Message social passé dans Pas touche au petit chat!

Moins

Tadaima, Okaeri peut être un peu ennuyant pour certaines personnes
Histoire bonus après la fin de Rouge pas très bonne

Editor Rating
 
Scénario
9.7

 
Personnages
9.2

 
Dessins
9.5

Note du rédacteur
9.5

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User Rating
 
Scénario

 
Personnages

 
Dessins

Notes des shôjo addict

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A savoir...
 

Merci aux éditions d’IDP de m’avoir permis de découvrir ce pack.

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    Scénario

    Personnages

    Dessins