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Comment bien débuter dans le shôjo ?

by on19 avril 2016
 

Découvrir le shôjo manga, c’est rencontrer un univers riche, chatoyant, intrigant. Si l’amour, thème universel, est présent, il peut se parer d’un voile de suspense ou de fantasy et se cache parfois derrière un drame ou une comédie.

Le monde du shôjo manga ne se refuse rien. Audacieux, il touche à l’histoire, au magique, au quotidien… Certains mangas sont si populaires qu’ils ont été élevés au rang de « série incontournable ». Parce qu’ils explorent différents mondes, récréent un univers qui leur est propre, ils sont parfaits pour bien débuter dans le shôjo. Matou et Mikki Forever te proposent, aujourd’hui, une sélection de ces titres incontournables, qui te permettront d’explorer les nombreuses facettes du shôjo manga. D’ailleurs, l’image qui illustre cet article est tirée du magazine Hana To Yume, qui prépublie de nombreux shôjo. Tu peux y retrouver des héroïnes que l’on citera !

Tu remarqueras peut-être qu’aucun titre boy’s love ou yuri ne figure dans notre sélection. Nous avons préféré nous concentrer sur des shôjo « classiques » n_n. Mais rien n’empêchera de faire un article sur ces genres plus tard !

 

Les incontournables de chez incontournables

 

Card Captor Sakura

sakura

Ce shôjo est, pour beaucoup d’entre-nous les shôjo-addicts, celui qui nous a fait entrer dans l’univers shôjoesque. Voilà pourquoi il mérite de figurer dans cette liste. Aujourd’hui, en 2016, je ne suis plus si sûre que ça : il est fort possible que toi, nouvelle personne souhaitant t’initier au shôjo, n’en aies absolument pas entendu parler. Card Captor Sakura est un manga de Clamp, dont l’héroïne est une mignonne jeune fille du nom de Sakura. Elle a pour but de capturer toutes les cartes magiques qui se sont échappées du Livre de Clow qu’elle a trouvé dans sa bibliothèque et ouvert par curiosité. Elle doit sauver le monde et protéger les gens qu’elle aime, et elle est aidée de Kerobero, une adorable peluche ailée.

Je te laisse deviner dans quelle catégorie se range ce manga ! Tu l’as dans le mille : c’est un magical girl ! Certes, je peux concevoir que ce thème n’est peut-être pas l’un de tes favoris, mais l’histoire en vaut vraiment la peine, tant elle est bien construite et développée. Et il ne faut pas oublier que c’est un shôjo pur et dur. Card Captor Sakura met en parallèle divers autres thématiques, comme l’amour et l’amitié (qui sont très présents du début à la fin), le fantastique (inévitable avec les cartes de Clow et la magical girl que Sakura incarne), et le comique.

Le monde fantastique de Card Captor Sakura !

Le monde fantastique de Card Captor Sakura !

Le manga est en 12 tomes, terminé depuis bien longtemps (eh oui ! La série a été licenciée en France en 2000). Je me rappelle que chaque tome avait sa carte de Clow, les couvertures étaient très belles et travaillées. Et surtout, je sais qu’en relisant aujourd’hui le manga, je retournerai en enfance !

À savoir qu’il existe une adaptation anime qui reprend la trame de l’histoire, mais propose diverses aventures qui ne figurent pas dans le manga, avec d’autres cartes encore.

Fruits Basket

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Pourquoi Fruits Basket est-il considéré comme un incontournable ? Paru dans les mêmes années que Card Captor Sakura, c’est également un manga qui a eu beaucoup de succès. On y suit Tohru, demoiselle débrouillarde qui, suite à la mort de sa mère, va vivre sous une tente. Elle sera recueillie par une famille très étrange, les Sôma, et fera de nombreuses découvertes sur cette famille atypique, concernant notamment la malédiction des douze signes du zodiaque chinois qui les entoure.

La multitude de personnages de Fruits Basket

La multitude de personnages de Fruits Basket

J’ai lu et relu l’histoire plusieurs fois, tellement j’ai aimé. Le contexte est intéressant, je n’avais jamais été confrontée à un scénario similaire. Nous sommes clairement dans le fantastique, la romance et la comédie. On en rit, on en devient triste, le climat n’est pas toujours heureux, et on bascule parfois vite dans le dramatique et le psychologique. C’est l’un des points forts de cette série selon moi. L’autre point fort est la multitude et la diversité des personnages : tous les stéréotypes présents dans les shôjo y sont représentés, du bisho au yandere, le petit pervers ainsi que le timide, etc.

Natsuki Takaya a plusieurs mangas licenciés en France, mais pour commencer, Fruits Basket est le shôjo le plus poussé et le plus développé selon moi, qui te permettrait de te familiariser davantage au monde shôjoesque. C’est un classique, crois-moi, il ne faut surtout pas passer à côté !

Hana Yori Dango

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Par rapport au deux mangas précédents, Hana Yori Dango me semble un peu à part. C’est également celui qui possède le plus de tomes (37, ça fait une looooongue histoire), et qui risque d’être le plus difficile à trouver en librairie. Mais, c’est un shôjo à connaître. De mon côté, c’est par le biais de son adaptation drama japonaise que j’ai connu le manga, et c’est plusieurs années plus tard que je me suis lancée à mes risques et périls dans l’intrépide aventure que propose sa lecture. Nous suivons Makino Tsukushi, une pauvre lycéenne dans une école de riches, qui se retrouve en pince avec les 4 garçons les plus populaires, le F4. Entre nous, c’est surtout Dômyôji qui en a après elle, et c’est justement celui qu’il ne fallait pas embêter. Contrairement à Card Captor Sakura et Fruits Basket, nous avons affaire à une héroïne qui a du répondant, chouette ! Comme quoi, dans les shôjo il n’y a pas que des petites filles cruches et niaises !

Les beaux garçons du F4

Les beaux garçons du F4

Sur une trentaine de volumes, que peut-il bien se passer ? Des tonnes et des tonnes de choses, mais surtout, on s’attache à chaque personnage, car on les voit évoluer (tout comme le coup de crayon, qui s’améliore au fur et à mesure). On suit leur romance difficile et toutes les aventures que nos héros vont endurer.

Il ne faut dont pas prendre peur de toute cette lecture, ni des dessins, parce que je te vois venir lecteur ! Je te jure qu’on s’y habitue, et qu’à la fin, ce sera franchement beau ! Une fois dans l’histoire, je n’ai pas réussi à m’arrêter, je voulais toujours savoir ce qui allait se passer ! Après ce shôjo, s’il t’a plu, tu pourras te tourner vers d’autres œuvres de ce même auteur, comme Cat Street (8 tomes) ou Tora & Ookami (6 tomes).

Host Club – le lycée de la séduction

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Il faut rire 50 fois par jour. Avec Host Club, tu exploses largement le compteur ! Je te l’avoue, à première vue, on ne dirait pas que cette série est un incontournable. Dessin maladroit dans les premiers tomes (ça s’améliore ensuite !), personnages bavards, peut-être trop… Et pourtant ! Host Club est un hit de la comédie shôjoesque. Tu ne peux passer à côté ! Terminé en 18 tomes, le manga explore le quotidien de Haruhi, anti-héroïne étrange et blasée. C’est simple : à la voir déambuler dans ses vieux vêtements, elle ressemble à un vieux mec ! Loin de se morfondre, elle cultive son absence de look, préférant mettre toute son énergie dans ses études : boursière dans un lycée de riches, elle fait tout pour passer inaperçue. Sa vie bascule un jour banal, où elle renverse un vase par mégarde. C’est le début d’une nouvelle vie pour notre lycéenne, forcée de payer le vase en intégrant le fameux Host Club du lycée ! Elle y rencontre une bande de beaux garçons fantasques, tous plus bizarres les uns que les autres !

Haruhi se font dans la masse parmi ces garçons !

Haruhi se fond dans la masse parmi ces garçons!

Si tu aimes rire, Host Club est fait pour toi. Mais le manga réserve aussi des instants plus touchants. C’est ce qui le rend incontournable. Résolument positif, tourné vers l’avenir, ce manga détourne habilement les codes classiques du shôjo, n’hésitant pas à verser dans l’auto-dérision ! Il est idéal pour démarrer ton aventure dans le paysage shôjoesque, en humour et en douceur.

Skip Beat !

skip

Manga devenu incontournable, Skip Beat ! détourne habilement les codes du shôjo, empruntant même au genre shônen. Eh oui, le shôjo manga ne se refuse rien – Yoshiki Nakamura, la mangaka, nous le prouve, en nous présentant un manga au pitch surprenant. Car dans Skip Beat !, l’on parle de vengeance, et autres bas instincts de l’homme. L’on semble bien loin de l’image classique que l’on se fait d’un shôjo, et pour cause ! Entraînée par son désir de vengeance, la jeune Kyôko, l’héroïne du manga, se retrouve plongée dans l’univers impitoyable du showbiz. Bien décidée à se venger de son ex-meilleur ami, le prétentieux Shô, elle n’hésite pas à se mettre en danger. Les problèmes et autres défis pleuvent sur la jeune fille, mais elle a le courage et la force de combattre. Encore mieux : elle en redemande.

Kyoko dans sa combinaison rose flashy !

Kyoko dans sa combinaison rose flashy !

Si Skip Beat ! s’est rapidement hissé au rang de manga incontournable, c’est parce qu’il développe une histoire riche, nerveuse, et très drôle ! Kyôko est à son image, tantôt, anti-héroïne suprême lorsqu’elle se laisse aller à ses bas instincts, tantôt joyeuse et déterminée. Les autres personnages sont tout aussi complexes et n’en deviennent que plus attachants. Parce qu’il n’hésite pas à puiser dans les différents genres – shônen et shôjo – Skip Beat ! te permettra de découvrir toute la richesse de l’univers shôjoesque. À noter tout de même, la série est toujours en cours, avec 36 tomes sortis.

Décomplexés, audacieux, Kyôko et ses amis t’accompagneront dans les moments heureux, t’aideront à surmonter les petits coups durs. Toi aussi, tu peux avancer dans la vie, même si tout ne démarre pas sous les meilleurs hospices !

 

Les nouvelles séries incontournables

 

Blue Spring Ride

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Blue Spring Ride fait partie de ces nouveaux mangas qui ont été très attendus par les fans et qui ont fait fureur le jour de leur sortie. Io Sakisaka n’était pas un auteur inconnu en France, certains la connaissaient probablement avec son manga Strobe Edge. Mais la revoilà avec ce nouveau shôjo, aux couvertures très douces et très belles.

Notre héroïne, Futaba, est entrée au lycée. Seulement, son caractère est loin d’être celui qu’elle avait lorsqu’elle était au collège : pour se faire accepter par tout le monde, elle a décidé d’adopter un côté peu féminin, pour éviter que les filles soient jalouses d’elle (ce qui était déjà arrivé dans le passé). Un jour, elle va rencontrer un garçon qui ressemble à celui dont elle était tombée amoureuse dans sa jeunesse et qui avait déménagé. Seulement, il ne semble plus être le même. Nous suivons donc les retrouvailles de deux adolescents après plusieurs années loin de l’autre.

La nana accompagnée du blond et de son brun ténébreux

La nana accompagnée du blond et de son brun ténébreux

Ce shôjo prend la relève des mangas incontournables qui deviennent parfois un peu vieux, et possède toutes les caractéristiques et tous les clichés du shôjo qui surfent sur la tendance actuelle. On nous parle d’amour principalement, mais également de l’adolescence. J’ai énormément aimé ce manga pour la simplicité du trait très aéré, mais c’est surtout mon cœur qui s’y est accroché !

Orange

orange

Orange s’est imposé comme un excellent manga par son originalité. L’histoire est bien différente de celle des shôjo cités précédemment : un matin, Naho reçoit une lettre… mais c’est elle-même qui l’a écrite, 10 ans plus tard ! C’est donc une lettre du futur, qui lui demande de réaliser certaines choses que son elle du futur n’a pas pu faire, comme sauver Kakeru, le nouveau garçon qui intégrera sa classe ce jour là.

Orange fascine rien que par son scénario : qui n’a jamais voulu écrire à son passé ? Qui n’a jamais voulu remonter le temps pour changer des souvenirs ? L’histoire tient en quelques tomes seulement et va à l’essentiel. La patte shôjoesque est reconnaissable par le côté tranche de vie et scolaire, mais elle reste également originale par l’utilisation de la science-fiction et du drame qui sont omniprésents. Les personnages sont très bien traités, et on est ici dans une forme de réalisme, où se greffe ce côté futuriste qu’est le voyage temporel. De cette manière, Takano Ichigo nous intrigue : tu t’imagines, recevoir une lettre de ton toi du futur demain matin ?

L'amitié est de mise dans Orange

L’amitié est de mise dans Orange

Entrer dans le monde shôjo par ce manga, c’est découvrir qu’il n’y a pas que des romances nunuches, avec des héroïnes niaises, des garçons taciturnes, intouchables et j’en passe. Eh oui, il existe de petites pépites comme Orange, même en 5 tomes une histoire peut être aussi passionnante qu’un manga de 30 volumes !

Daytime shooting star

daytime

Manga romantique et frais, Daytime shooting star fait partie de cette nouvelle vague des shôjo incontournables. Comme Blue Spring Ride et Orange, il surprend agréablement par son dessin, léger, frais et aéré. C’est le style graphique shôjoesque actuel, avec, pour Daytime shooting star, un côté pop collant parfaitement à l’ambiance sucrée du manga.

L’auteur, Mika Yamamori, nous emmène dans le quotidien de Suzume, jeune lycéenne débarquant à Tôkyô. Avec elle, tu découvres les joies et misères de la vie urbaine, les nouveaux amis qu’il faut se faire, les premières amours, les premières déceptions… Tous ces thèmes de « premières fois » sont abordés avec une grande douceur, un soupçon de poésie, et une dose d’humour bienvenue.

À lire le pitch, tu pourrais penser qu’il s’agit d’une histoire tranche de vie comme on en voit beaucoup. Mais justement, ce qui rend Daytime shooting star incontournable, c’est la manière de rendre le quotidien magique. Le fait que Suzume découvre une nouvelle ville, un nouveau lycée, de nouveaux amis, y est pour beaucoup. Comme toi, lorsque tu liras le manga, Suzume porte un regard neuf sur le monde qui l’entoure. Elle ne connaît rien, ne demande qu’à s’intégrer et se faire des amis.

Suzume et ses amies, dans Daytime Shooting Star !

Suzume et ses amies, dans Daytime Shooting Star !

Rencontrer l’univers coloré du shôjo grâce à Daytime shooting star (série en cours : 6 tomes sur 13 sortis), c’est regarder son quotidien d’une autre manière. Si tu es au lycée, comme Suzume, tu pourras sans problème comprendre ses états d’âme. Si tu es plus âgé, tu replongeras avec une douce nostalgie au temps du lycée et des « premières fois ».

Brainstorm’ Seduction

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Et après, c’est comment ? Quand on grandit, trouve t-on encore des amis près de soi, pour nous aider à y voir plus clair ? Là encore, le shôjo manga ne t’abandonne pas ! Brainstorm’Seduction en est la preuve. Entrant dans la branche « josei », (genre du shôjo contant les histoires de femmes matures) le titre se termine en 5 tomes. Nous suivons Ichiko, trentenaire indécise, qui ne sait quel chemin prendre : la voie tumultueuse et excitante de la jeunesse, ou le sentier paisible et plat de la raison ?

Peut-être connais-tu déjà Setona Mizushiro ? Très populaire sur la planète shôjo, l’auteur a un style bien à elle : direct et cru. Elle n’hésite pas à afficher la face sombre de ses personnages. Et c’est justement ça qui rend Brainstorm’ Seduction incontournable. Je te le recommande, surtout si tu commences à quitter le lycée pour t’engager doucement sur le chemin de la vie active : la fac, le travail… Car Brainstorm’ Seduction te montre les galères du quotidien, les tourments d’une célibataire qui ne désire qu’une chose : être heureuse. Ainsi, le manga opère une liaison parfaite avec les histoires lycéennes (Blue Spring Ride, Daytime Shooting star, Hana Yori Dango…)

Les déboires de mademoiselle !

Les déboires de mademoiselle et des fraises, hum, délicieux !

Être adulte, c’est compliqué. Avec Brainstorm’ Seduction, on se rassure : nous ne sommes pas les seuls à nous sentir perdus. Le manga aborde avec humour les joyeux tourments de la vie d’adulte.

Le rappel vintage

vintage

Certaines personnes pensent que le shôjo se limite aux récits d’amourettes mièvres. Si l’amour reste un thème universel, présent dans tous les genres, donc (shônen, seinen…), le shôjo explore bien d’autres contrées : suspense, science-fiction, fantasy, histoire… Riyoko Ikeda (La rose de Versailles, Très cher frère) et Moto Hagio (Anthologie de Moto Hagio) le démontrent bien. Très populaires, les mangaka font partie du célèbre groupe « de l’an 24 », en référence à leur année de naissance, vers 1949. Dès la fin des années 1960 – début 1970, elles ont dévoilé leur vision du shôjo, contribuant à le féminiser. Car jusqu’alors, c’étaient plutôt des hommes qui dessinaient des shôjo manga, eh oui !

Un avant-goût du style vintage, avec La rose de Versaille

Un avant-goût du style vintage, avec La rose de Versaille

En parcourant l’Anthologie de Moto Hagio, tu découvriras l’univers de l’auteur, entre suspense, fantasy, humour, et même géopolitique ! Tout aussi avant-gardistes, La rose de Versailles (manga historique) et Très cher frère (tranche de vie, drame) te plongent dans des mondes complexes et envoûtants.

 

De nombreux autres mangas auraient pu figurer dans cet article, seulement il fallait faire une sélection ! Quels seraient les mangas que tu conseillerais à un débutant dans le monde du shôjo ? Si tu es débutant, quels shôjos t’intéresseraient le plus ? Dis nous tout cela en commentaire, c’est avec grand plaisir que l’on veut lire vos avis !

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