Le jeu de Go

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Le jeu de Go

Messagepar Hermy » Sam 28 Fév 2009 20:59

[center]Le jeu de Go

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Originaire de Chine, le jeu de go ( igo en japonais formel) oppose deux adversaires qui placent à tour de rôle des pierres noires (kuro) et blanches (shiro) sur un tablier, appelé goban, tentant ainsi de contrôler le plan de jeu en y construisant des « territoires » qui se comptent en "moku". Chaque pierre représente un soldat ; les soldats encerclés deviennent des prisonniers.

Il s'agit du plus ancien jeu de stratégie combinatoire abstrait connu. Malgré son ancienneté, le jeu de go continue à jouir d'une grande popularité en Chine, en Corée et au Japon. Dans le reste du monde, où sa découverte est récente, sa notoriété va également croissant. Son succès tient autant à la simplicité de ses règles qu'à sa grande richesse combinatoire et sa profondeur stratégique.

Histoire du jeu de Go :

Le jeu de go (weiqi en chinois) est né en Chine vers le deuxième millénaire avant notre ère. Une légende en attribue la paternité à l'empereur Yao et une autre à l'empereur Shun qui voulaient éduquer leurs fils stupides et bornés.

Le yiking, système divinatoire chinois, présente aussi de nombreuses analogies avec le go dont il pourrait être le vecteur matériel.

C'est finalement dans les annales Printemps et Automne (entre -722 et -481 av. JC) que l'on trouve les premières références écrites au go. Confucius mentionne ensuite le go dans ses entretiens. C'est vers la fin de la dynastie des Han (25-220 apr. J.-C.) que les premiers traités de go sont écrits.

A partir de la fin des Han et jusqu'à la restauration de l'empire par les Sui en 589 apr. J.-C., les classes dirigeantes sombrent dans l'oisiveté et se tournent vers le taoïsme et le go.

Le jeu connaît alors un très fort développement, avec l'apparition d'un système de classement des joueurs, d'instituts de go et de fonctionnaires. Les livres se multiplient : recueils de parties, écrits théoriques, listes de joueurs, etc.

Le go est alors intégré aux trois Arts Sacrés (peinture, musique et calligraphie) pratiqués par l'empereur et ses courtisans et cela jusqu'à la fin du 19e siècle.

Le go (baduk en coréen) arrive en Corée vers la fin du 5e siècle et va finalement atteindre le Japon au début du 7e siècle. L'aristocratie japonaise, très influencée par la Chine, adopte très vite le jeu et se le réserve, interdisant aux moines de le pratiquer (premier code civil japonais en 701 apr. J.-C.).

La pratique du go s'étend ensuite aux milieux intellectuels, aux bonzes puis aux samouraïs qui s'en servent comme entraînement à la stratégie militaire. Les moines nichirens (école bouddhiste japonaise) pratiquent assidûment le jeu et créent la première école japonaise, l'école Honinbo.

Avec l'unification du Japon en 1603, le go, soutenu par les militaires et le shogun Tokugawa, entre dans sa période classique avec l'émergence de trois nouvelles grandes écoles qui s'affrontent pour se partager les postes de fonctionnaires richement dotés. Un tournoi annuel réunira les deux meilleurs joueurs japonais, en présence de l'empereur et du shogun, jusqu'à la restauration Meiji.

En Europe, les premières références au jeu apparaissent vers le 16e siècle dans des récits de voyages, comme celui du jésuite Matteo Ricci. Leibnitz publie le premier article européen sur le go en 1710.

C'est seulement vers la fin du 19e siècle que le go se développe vraiment en Europe, en Allemagne et en Autriche-Hongrie principalement. Le premier club est créé en 1895 par des officiers de la marine austro-hongroise et la première revue naît en 1909.

Le go moderne se développe dans le monde après la Seconde Guerre Mondiale sous l'impulsion de la fédération japonaise et grâce au renouveau des fédérations coréennes et chinoises.

Aujourd'hui on compte environ 40 millions de joueurs dans le monde dont un million en Europe.

Matériel du jeu :

Le matériel du jeu de go est extrêmement simple. Il a pourtant donné lieu à des productions artistiques très élaborées : matériaux précieux, décorations soignées, etc. Aujourd'hui encore, on produit de tels équipements traditionnels qui atteignent des prix astronomiques. Mais la démocratisation du go permet désormais de trouver partout des équipements simples et bon marché.

- Goban :
[table][tr][td]Image[/td][td]Une partie de go se déroule sur un tablier, le goban, sur lequel est tracée une grille de 19 lignes horizontales par 19 lignes verticales qui déterminent 361 intersections. Ce nombre de lignes est parfois réduit (souvent ramené à 13×13 ou 9×9 lignes) pour jouer des parties rapides ou pour faciliter l'apprentissage des règles du jeu. Il y a aujourd'hui une tendance à valoriser le jeu sur ces petits goban.[/td][/tr][/table]
- Pierres :
[table][tr][td]Image[/td][td]Les deux adversaires placent des pions noirs et blancs, appelés pierres (go-ishi), sur une intersection du goban. En théorie, ils disposent d'un nombre illimité de pierres, autant qu'il en faut. Les équipement vendus dans le commerce se limitent généralement à 180 pierres noires et 180 pierres blanches, nombres qui sont très proches de la moitié du nombre d'intersections sur le goban (361). En pratique, il est très rare qu'une partie dépasse trois cents coups ; de plus, en cas de besoin, il est le plus souvent possible de procéder à des échanges de prisonniers.

Dépourvues de toute inscription ou décoration, les pierres ont toutes la même forme, et ne se différencient que par la couleur. Leur forme est généralement celle de lentilles biconvexes ou plan-convexes (pierres Yunzi par exemple). Les pierres traditionnelles de luxe étaient en ardoise pour les pierres noires et en coquillage pour les pierres blanches. Aujourd'hui, le matériau le plus courant est le verre coloré mais on en trouve en différentes autres matières : plastiques, bois, mais aussi jade, agate et autres pierres semi-précieuses.[/td][/tr][/table]
- Bols :
[table][tr][td]Image[/td][td]Les pierres sont conservées dans des bols (go-su) dont les couvercles peuvent servir à recueillir les prisonniers. Les bols ont également donné lieu à des productions de qualité extrêmement variées (allant du bois précieux au simple plastique).[/td][/tr][/table]
- Horloge :
Depuis les années 1920, le temps imparti pour la partie est limité et contrôlé par une horloge. Traditionnellement, dans les grands tournois, le décompte du temps est tenu par un assistant. De nos jours, les amateurs se contentent d'une pendule à double décompte, identique aux pendules d'échecs. Pour la cadence de jeu, le principe le plus répandu consiste à attribuer un temps global pour la partie puis à faire suivre celui-ci d'une période supplémentaire, le byo yomi, durant laquelle chaque joueur se voit attribuer un temps limité pour chacun de ses coups suivants (faute de quoi il perd la partie). Vu sa complexité, le décompte du byo yomi moderne nécessite l'emploi de pendules électroniques. Ce matériel n'étant pas toujours disponible, des systèmes hybrides ont été développés (byo yomi canadien par exemple).

Exemples de temps alloué et de byo yomi :
Partie en 30 minutes, byo yomi de 30 secondes : après avoir utilisé ses 30 minutes, le joueur dispose de 30 secondes pour chaque coup supplémentaire.
Partie en 2 heures, byo yomi de 1 minute : après avoir utilisé ses 2 heures, le joueur dispose de 1 minute pour chaque coup supplémentaire.

Abrégé des règles du jeu :

Le but est de former des territoires, ensembles d'intersections vides contrôlés par le joueur. Noir commence en déposant sur la grille vide une pierre de sa couleur. Puis, à tour de rôle, les joueurs posent une nouvelle pierre sur une intersection vide du goban. Il est permis de passer son tour mais quand les deux joueurs passent consécutivement, la partie est terminée. Les pierres adjacentes de même couleur sont connectées et forment un groupe. Les intersections vides adjacentes à un groupe sont ses libertés. Si un joueur supprime la dernière liberté, il enlève (capture ou tue) la pierre ou le groupe encerclé (voir atari). Cependant, recréer une position antérieure identique est interdit (voir règle du ko). À la fin de la partie, on évalue le pointage de chaque joueur. Les prisonniers (pierres prises ou mortes) sont placés sur les intersections des territoires de l'adversaire. Puis, on compte un point par intersection libre. Le vainqueur est celui qui possède le plus de points.

Sources et liens :

- Article de Wikipedia
- Jeu de Go.org
- Jeu de Go.com
- Fédération Française de Jeu de Go
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Re: Le jeu de Go

Messagepar Sherryn » Lun 2 Mar 2009 10:16

j'ai essayé d'apprendre mais j'ai jamais réussi à appliquer les règles... haha >
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Re: Le jeu de Go

Messagepar Carolus » Lun 2 Mar 2009 13:11

Quand j'ai commencé à lire Hikaru no Go j'essayais de suivre les stratégies et de comprendre les règles. Mais j'ai pas réussi. Ce jeu a l'air simple comme ça mais les possibilités de jeu sont tellement nombreuses qu'il ne l'est pas tant que ça.
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Re: Le jeu de Go

Messagepar Hermy » Lun 2 Mar 2009 13:36

Moi j'ai essayé de m'y intéresser à cause de (ou grâce) aux conventions. Il n'est pas rare dans les conventions qui otn pour les thème le Japon ou les manga de trouver des ateliers Jeu de Go.
Le problème c'est que j'ai du mal à m'y mettre et a apprendre.
Je suis d'accord avec toi Caro pour dire que ce jeu n'est pas aussi simple qu'on pourrait le croire.
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