[Culture] Légendes urbaines Japonaises

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[Culture] Légendes urbaines Japonaises

Messagepar zero » Ven 14 Sep 2012 15:24

Pour les amateurs de frisson, ou les curieux, je me suis dit ça serai bien de mettre des légendes ubaines que l'on connait du Japon =) Certaine font vraiment froid dans le dos ! :p

Hanako-san

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Hanako-san, ou la jeune fille qui fait trembler les toilettes des écoles japonaises... l'une des légendes les plus populaires et les plus effrayantes de l'archipel.

Dans le folklore japonais, Hanako-san (花子さん), que l'on peut littéralement traduire par "Mademoiselle Hanako", est une légende urbaine très populaire qui touche notamment les enfants et les adolescents. En effet, la légende raconte celle d'une jeune fille qui hanterait les toilettes des écoles et des lycées. C'est d'ailleurs pour cette raison que la légende porte parfois le nom de Toire no Hanako-san (soit littéralement "Hanako-san des toilettes").

Divergences

Les mythes qui planent autour de Hanako-san sont nombreux et variés. Chaque région de l'archipel possède sa propre version des faits, ainsi, l'apparence de Hanako diffère considérablement. Certains la décriront comme étant une jeune fille à l'allure typiquement écolière, les cheveux noirs coupés au carré, portant une chemisette blanche ainsi qu'une jupe rouge, tandis que d'autres la décriront davantage comme l'archétype du yurei : cheveux longs et noirs, bras pendant, vêtue d'une longue robe blanche.

Diverses origines

Il existe ainsi de nombreuses version de l'histoire originelle de Hanako-san :
- Selon certaines version, Hanako aurait été une jeune enfant assassinée lors de la seconde guerre mondiale : celle-ci jouait à cache-cache avec ses camarades mais fut tuée par un bombardement alors qu'elle tentait de se dissimuler dans un cabinet de toilettes.
- D'autres en revanche voient plutôt Hanako comme étant une jeune fille, cette fois-ci plus mature, harcelée par un pervers proche (professeur, famille, etc.). Tentant d'échapper à son agresseur, elle se retrouve dans un cabinet de toilettes mais c'est ici qu'elle se fait assassiner.
- D'autres encore la voient comme une étudiante qui se serait volontairement donnée la mort dans ce cabinet de toilette, ou bien qui aurait sauté de la fenêtre.

Dans tous les cas, le reikon* (voir : Yurei) de la jeune Hanako n'a pas pu trouver la paix, puisque sa mort fut violente et qu'elle fut animée de sentiments fort lors de ses derniers instants.

Légende

Ainsi donc, Hanako-san est réputée pour hanter traditionnellement le troisième cabinet de toilette du troisième étage, ce qui correspond dans la plupart des cas, aux toilettes des filles. Il est également à noter que dans la majorité des versions de la légende, Hanako-san ne s'en prend pas directement aux enfants, à condition que ceux-ci ne s'amusent pas à la provoquer et évitent de la croiser dans les lieux où elle a l'habitude d'apparaître.

Selon la légende urbaine, il est prohibé de se placer face au miroir des toilettes du troisième étage et de prononcer trois fois le nom de Hanako-san sans quoi, elle apparaîtrait derrière le provocateur et l'emporterait avec elle dans les toilettes. Si un élève désire utiliser les toilettes, il doit alors toquer trois fois contre la porte et doit demander avec précaution : "Est-ce que tu y es, Hanako-san ?". Si celle-ci répond alors "Oui, j'y suis", il est fortement déconseillé d'entrer sous peine de se voir aspiré avec elle dans le cabinet de toilette. Cette pratique n'est pas sans rappeler la légende européenne de Bloody Mary.

Répercussions

Au Japon, un certain nombre de tabous planent autour de ces "lieux d'aisance", qui sont ainsi considéré comme des lieux sales, impurs. Les toilettes des écoles sont davantage touchées par ces préjugés, ce qui explique donc parfaitement l'existence du mythe qui tourne autour de Hanako.

La légende de Hanako-san, la jeune fille des toilettes, s'est fortement popularisée dans tout le Japon à partir des années quatre-vingt. Elle effraya sévèrement les élèves des écoles, qui évitaient ainsi avec précaution les toilettes du troisième étage. Depuis lors, elle est d'ailleurs souvent représentée dans les médias modernes : films, livres, bande-dessinées, etc.


Aokigahara - La forêt de la mort

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Cette légende se situe dans la forêt "Aokigahara Jukai" au pied du Mont Fuji. La légende nous raconte que quiconque pénètre dans cette forêt n'en sors jamais. Encore aujourd'hui, beaucoup de randonneurs se perdent dans cette forêt, et on retrouve régulièrement des corps partiellement dévorés. De plus, ceux qui partent à la recherche des disparus, perdent à leurs tours leurs chemins.
Pour rajouter au mystère de cet endroit, cette forêt serait habitée par de nombreuses chauves-souris qui tenterait de vous étouffer, et les boussoles perdraient le nord. La lumière du jour ne pénétrerait pas au cœur de la forêt car la végétation serait trop dense.
Nombreux sont les témoins ayant vu des apparitions fantomatiques qui seraient des suicidés condamnaient à errer dans ces bois.
Pour finir, on décompte chaque année de plus en plus de suicide dans ces lieux, pourtant les autorités ont mis en place des panneaux pour essayer de dissuader les gens, mais surtout pour prévenir de ne pas sortir du chemin balisé.
Aujourd’hui, des équipes vont souvent dans cette forêt afin de retrouver les corps des disparus, ils mettent en place des rubans afin de retrouver leur chemin, et les laissent là, ce qui a permis à beaucoup de gens de ressortir de cette forêt.

Cette légende ferait de ce lieu, l'endroit le plus hanté au Japon.

Kuchisake-onna

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Kuchisake-onna, l'histoire de la femme à la bouche fendue, est l'une des légendes urbaines nippones les plus connues dans tout l'archipel et même bien au-delà.

Dans les légendes fantastiques et la mythologie japonaise, Kuchisake-onna (口裂け女), littéralement retranscrit par "La femme à la bouche fendue", est le fantôme d'une femme bafouée, défigurée puis tuée par son propre mari. Transformée alors en un esprit malin, nourrissant un désir de vengeance, elle revient d'entre les défunts et tue en utilisant le même concept de son assassinat.

Au fil du temps, la légende a pris des tournures différentes, et a souvent été déformée. Ainsi donc, on note quelques divergences entre la version dite "originale" et la version "moderne".

Légende originale

L'histoire se déroule il y a une centaine d'année, lors de l'ère Heian, au Japon. Celle que l'on nomma par la suite la femme à la bouche fendue était en réalité la femme (ou bien la concubine) d'un samouraï fort jaloux. Elle était décrite comme étant une très belle femme, quoique peu fidèle à son époux. Après moult tromperies en tout genre, le samouraï se sentant totalement déshonoré et trahis, décida de la tuer de la manière la plus atroce qu'il soit. Il lui fendit la bouche des commissures jusqu'aux deux oreilles tout en lui hurlant : "Qui te trouvera belle, désormais ?".

Version populaire

On raconte qu'aujourd'hui, la femme à la bouche fendue se présente avec un masque chirurgical (celui que les japonais utilisent lorsqu'ils sont susceptibles de transmettre leurs microbes à autrui) qui cacherait son sourire béant, vêtue de longs et sombres habits et armée d'une longue paire de ciseaux. Changée en esprit vengeur, elle erre telle une âme en peine à la nuit tombée, traditionnellement dans les campagnes. Lorsqu'elle rencontre un enfant, elle s'approche vers lui et lui demande calmement : "Suis-je belle ?". L'enfant répond généralement "Oui", et c'est alors qu'elle retire son masque, souriante, et laisse apparaître sa bouche. Elle lui demande alors : "Même comme cela ?". À ce moment, si l'enfant répond "Non", elle le tue sur le champs. En revanche, s'il répond "Oui", elle le suit jusqu'à chez lui, et le tue devant le seuil de sa porte.

Divergences

Dans certaines autres versions, les victimes ne sont pas des enfants mais des hommes. Également, si la victime répond "Oui" par deux fois, d'autres versions de la légende disent que la femme à la bouche fendue donne un énorme rubis rougeoyant à sa victime, puis disparaît.

Certains disent que lorsque l'on rencontre la femme à la bouche fendue, la seule manière de survivre à son interrogatoire est de lui dire qu'elle est une femme ordinaire, ni belle ni laide. D'autres encore préconisent de lui retourner ses questions : elle se trouvera ainsi perturbée par le changement de rôle, puis s'enfuira.

Répercussions

La légende de la femme fendue eut un certain impact sur la culture japonaise. Vers la fin des années soixante-dix, elle atteignit son apogée et se transforma au sein de la communauté comme une sorte de psychose collective. Les enfants refusaient de sortir de chez eux et il leur était parfois demandé de rentrer de l'école en groupe, afin de ne pas croiser la jeune femme mutilée. Les adultes eux-mêmes commençaient à douter de la fictivité de la légende.

Il aura fallu attendre pas moins de vingt ans avant que la paranoïa se calme et que la légende de Kuchisake-onna soit finalement reconnue comme étant une simple "légende urbaine". Ainsi, vers les années quatre-vingt dix, les adaptations finirent par fleurir.

La notoriété de cette légende est telle, que l'on parlerait désormais d'une Kuchisake-onna similaire en Corée du Sud.

Dans la fiction

Depuis longtemps, la légende de la femme à la bouche fendue fascine et nourrit les esprits. De ce fait, c'est dans lors de l'année 2000, qu'elle se popularisa au Japon.

- En 1995, Kanako Inuki réalise Kuchisake Onna Densetsu, une série de bande-dessinées en deux tomes dans laquelles la femme à la bouche fendue tue des enfants afin de retrouver sa propre fille.
- En 2007, Koji Shiraishi adapte brillamment la légende sur grand écran en réalisant le film horrifique Carved.

O-kiku Ningyou

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Cette poupée pas comme les autres se situe dans un temple bouddhiste à Hokkaido. Qu’a t-elle de plus que les autres poupées ? Et bien, ses cheveux poussent ! On a beau lui couper les cheveux, encore et encore qu’ils poussent toujours !
Les moines du temple s’occupent de la poupée en la coiffant et en lui coupant les cheveux une fois par an, mais cela dure depuis des années !
Il est même possible de voir cette poupée dans le temple en question.

Derrière cela, il y a une petite histoire. Celle-ci se situe un peu avant 1920. Une jeune homme, alors en voyage d’affaires au Japon, voit dans une boutique une jolie petite poupée vêtue d’un kimono aux cheveux ondulés. Il l’acheta pour sa petite sœur âgée de 2 ans à l’époque. La petite fille était très contente de ce cadeau et jouait tout le temps avec la poupée mais elle mourut, de maladie, à l’âge de 3 ans. Après la mort de la fillette, sa famille déménagea mais ne savait que faire de la poupée. Ils ont donc demandé à un monastère s’il voulait bien s’en occuper. Et les moines acceptèrent…

Un peu plus tard, on fit une remarque à l’un des moines, comme quoi les cheveux de la poupée étaient devenus plus longs. Le moine n’y croyait guère et se dit que ceci était l’imagination de son interlocuteur. Mais ce dernier insistant, ils firent une vérification et en effet, les cheveux de la poupée étaient bien plus longs !

Le moine décida alors de couper ses cheveux, se disant qu’ils deviendraient plus courts… Mais ils devinrent plus longs encore !
Les moines ne savaient plus quoi penser… Ils continuèrent à lui couper les cheveux régulièrement, mais rien n’y faisait : ils poussaient toujours.
Il paraîtrait même que cette poupée se met à sourire désormais en ouvrant à peine la bouche.

Les cheveux, eux, ont été analysés et seraient en fait des cheveux humains !

Et il semblerait que la poupée renferme l’âme de la petite fille morte à 3 ans, Kikuko Suzuki.

Le puits d'Okiku ou Le château de Himeji

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Cette légende se situe dans le château "Himeji" à Kobe. Il existe différentes variantes, mais reprennent plus ou moins cette base.
"Okiku" était une jeune et jolie jeune femme travaillant en tant que servante au château, et était une des favorite du seigneur des lieux. Un jour, elle surpris d'autres servants parlant d'un complot pour renverser le seigneur, et prendre le pouvoir. "Okiku" alla reporté ce qu'elle avait attendu à son seigneur ce qui le sauva. Mais le traitre promit de se venger sur elle.
Comme, elle était apprécié pour cela, elle s'occupait de la précieuse collection d'assiettes du seigneur. Mais le traitre vola une des assiettes faisant ainsi passer la jeune fille comme la coupable. Le seigneur ayant appris cette nouvelle permit au traitre de torturer "Okiku" jusqu'à la mort. Son corps fut ensuite jeté dans le puits.
Après cela l’âme de la jeune femme, reviendrait le soir vers 2-3h du matin, ce qui avait entrainer la perte de la santé mentale du seigneur de l'époque. Ses cris et ses pleurs hanteraient encore le château de nos jours.


Zashiki Warashi

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Le Zashiki Warashi, à savoir « le garçon sur la pièce de tatami » est une légende très connue au Japon, que vous avez peut-être aperçue dans des mangas tels que « 20th Century Boys », « Angel Heart » ou encore «XXX Holic ».
Voici comment la légende peut se dérouler (elle diffère de celles que l’on trouve dans les mangas) :
Vous vous situez dans une pièce couverte de tatamis au sol, dans une maison de style traditionnel. Vous êtes en train de regarder la télévision, ou encore, vous dormez dans la pièce en question. Soudain, vous ressentez une présence, vous avez l’impression que quelqu’un est entré dans la pièce. Lorsque vous regardez dans la pièce, vous voyez apparaître un petit garçon, sur le coin d’un tatami… L’enfant, habillé d’habits traditionnels, est debout. Il observe toute la pièce, les tatamis… Puis, il vous regarde… Il arrive même qu’il vous sourit. Ensuite, ce garçon disparaît comme il est apparu, en silence. On ne connaît pas les raisons qui le font venir et partir et on ne sait pas non plus s’il est gentil ou méchant. Ceci dit, il paraîtrait que son apparition est guise de bon signe…




Toutes les sources : nautiljon, wikipedia


Et vous, en connaissez vous d'autres ? ^^
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