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Le manga selon Masahiro Ikeno : compte-rendu de sa masterclass

by on30 août 2013
 

Masahiro Ikeno, le dessinateur du josei Malicious Code, publié par Komikku, a réalisé une masterclass au cours de laquelle il nous a expliqué quelles sont ses méthodes de dessin. Des soucis techniques nous ont empêchés de suivre ses démonstrations via ordinateur. Cependant, en tant qu’habitué de ce genre d’exercice, le mangaka s’est révélé très sympathique et pédagogue quand il s’est agi de délivrer quelques-unes de ses astuces.

 

masahiro ikeno masterclass

Le mangaka Masahiro Ikeno et la traductrice au début de la masterclass

 

Pour commencer, il se présente brièvement et nous raconte que c’est la première fois qu’il vient en France. Il est très content et assez ému de pouvoir rencontrer ses fans. Par exemple, la veille de la masterclass, il nous précise qu’il s’est rendu à une séance de dédicaces au Manga Toys. Elle a attiré beaucoup de fans : cela l’a beaucoup touché. Il ajoute qu’il est ravi de nous voir et partager un moment avec nous. Bien sûr, étant donné que nous ne disposons que d’une heure, il est conscient que ce sera un peu court mais il espère que nous allons apprécier.

 

Ensuite, il nous révèle qu’il dessinait sur papier, ce qu’on appelle au Japon le style « analogue » ou classique. Récemment, il s’est mis à tout ce qui est dessin en PAO (production assistée par ordinateur) et il se perfectionne actuellement sur les techniques par ordinateur.

 

Par exemple, le dessin de Malicious Code a été entièrement réalisé par ce biais. Il nous rassure tout de même en indiquant qu’il a fait dix ans de dessin manga sur papier. Étant donné que les circonstances nous amènent à plutôt parler de dessin sur papier, il compte nous montrer des techniques sur ce type de support.

 

De l’intrigue au story-board : l’établissement de la charpente de l’histoire

 

Tout d’abord, il désire nous parler des étapes de la fabrication d’un manga. La toute première d’entre elles consiste en l’élaboration d’un plan général et d’une intrigue. À partir du moment où le dessinateur dispose de ces deux éléments, il peut discuter avec son éditeur de ses idées, et éventuellement les améliorer.

 

L’étape suivante est ce que l’on appelle « nemu » en japonais. C’est une sorte de story-board amélioré comportant des précisions sur la narration. Masahiro Ikeno commence alors à entrer plus dans les détails de l’histoire et réfléchit à la manière d’amener ses différents événements. Par contre, il ajoute qu’il n’est pas encore dans un dessin fidèle, mais qu’il peaufine le scénario. En fait, à ce stade, le mangaka propose cette ébauche à l’éditeur.

 

Puis l’auteur spécifie que lorsque l’on débute en tant que nouveau mangaka, c’est à ce moment-là que l’éditeur exprime son envie de continuer dans le projet ou au contraire de l’arrêter. Ainsi, quand on a de la chance, on obtient ce visa et on se penche sur l’étape de réalisation. Sinon, il faut s’adresser à un autre éditeur soit trouver une autre idée.

 

C’est pour cette raison que le dessinateur nous indique qu’au stade du nemu, les nouveaux sont assez stressés car ce moment est déterminant. En revanche, un mangaka comme M. Kishimoto, l’auteur de Naruto, écrit juste le scénario sans avoir à montrer le début d’un story-board. Cela s’explique par le fait qu’il est déjà auteur confirmé et qu’il est légitimé par un public qui le suit.

 

À l’aide d’un paperboard, il nous montre par la suite ce qu’il faut comprendre par nemu, de sorte à nous donner une idée sur la manière de le dessiner et à quoi cela ressemble. Dans un premier temps, il se demande ce qu’il souhaite montrer et exprimer sur sa page. Et c’est en ayant cette idée globale qu’il pourra commencer à la composer. Il ajoute à ce sujet qu’il est nécessaire d’avoir une vision dans sa tête du manga et de la succession des pages.

 

Dans un petit aparté, il nous précise que la première page correspondant au titre, le manga débute donc par la double page deux et trois. Il s’interroge alors sur la manière de les composer. Afin de mieux illustrer son propos, il prend un exemple concret.

 

début démonstration nemu

M. Ikeno nous montre comment il réalise son nemu

 

Sur la page suivant le titre, le mangaka nous indique qu’il choisit de montrer l’arrivée du héros. Dans la troisième page, le héros frappera quelqu’un. Bien qu’il s’agisse d’un travail de mangaka, cette manière de penser ressemble à celle d’un réalisateur. D’ailleurs, Masahiro Ikeno explique qu’à ce moment-là, le mangaka réfléchit à de nombreux éléments et se demande comment il peut réaliser ses pages et de quelle façon il fait agir ses personnages.

 

Ensuite, il continue son explication concernant l’agencement de la page de droite (page 2). Il nous spécifie que, dans l’idée de faire apparaître le personnage principal et de sorte à bien le voir, il divise la page et met son visage dans la partie la plus visible à l’œil. Il n’est pas utile à cet instant de créer un dessin trop détaillé car il suffit que l’auteur et l’éditeur comprennent qu’il s’agit du personnage, en l’occurrence, le héros. L’idée sous-jacente est que lorsque l’on tourne la page, la première chose que l’œil du lecteur voit est le personnage principal.

 

Puis, il fait apparaître son ennemi qui lui adresse la parole. Cette stratégie permet d’introduire le héros puisque l’antagoniste nous le présente. De ce fait, le lecteur comprendra de qui il est question. En fait, la seconde étape pour évoquer la scène consistera à intégrer dans la page, un plan plus large dans lequel on voit le positionnement de chaque personnage. Ainsi, le lecteur peut connaître le contexte et la situation dans lesquels les protagonistes se situent, comme leur placement et ce qui se trouve autour d’eux.

 

Après, dans la dernière partie, le mangaka redessine une pose du méchant qui par exemple pourrait avoir un couteau dans la main pour apporter un peu de suspense. Une fois cette composition réalisée, l’auteur va de nouveau prendre du recul pour se demander si celle-ci et la manière dont l’histoire est racontée conviennent, si le tout est fluide et si c’est bien comme ça qu’il voulait amener les événements.

 

La page suivante représente le début du combat. Masahiro Ikeno dessine sur le paperboard la suite avec l’ennemi qui tient le couteau et se met à attaquer le héros. La forme de la bulle montre qu’il lui crie dessus. Il plaisante par la suite en nous faisant remarquer que les personnages sont tout à fait reconnaissables. Ensuite, il représente une partie du visage du héros qui ferme les yeux. Et sur la dernière partie de la page, il dessine le héros qui se défend en frappant cet ennemi.

 

La double page étant terminée, il est nécessaire d’observer de nouveau sa composition pour vérifier que la lecture reste fluide, que c’est bien ce qu’il veut et que l’histoire est amenée de la façon dont il le désire. Ces deux pages constituent la charpente de l’histoire permettant de créer des bases les plus solides possibles pour après se donner les moyens de passer aux détails du dessin.

 

nemu double page

Et voici le nemu de la double page achevé !

 

Par ailleurs, le dessinateur nous donne un conseil très précieux et important : chaque page doit amener une seule nouvelle information. Si le mangaka délivre trop d’informations au même moment, la lecture sera plus complexe. Tandis que s’il choisit de n’en dévoiler qu’une, l’attention du lecteur est davantage attirée sur ce point clé du scénario.

 

Ainsi, dans l’exemple qu’il nous a montré, l’information de la deuxième page est représentée par l’arrivée du héros. Dans la page suivante, la thématique est le héros frappant le méchant. C’est sur ces deux points que le regard du lecteur va se focaliser. Et d’un point de vue plus global sur la double page, l’image la plus importante est celle représentant le héros attaquant à son tour son ennemi.

 

Ensuite, Masahiro Ikeno s’est intéressé à l’orientation du regard du lecteur lorsque celui-ci parcourt un manga en prenant en compte l’emplacement des bulles de dialogue. Par conséquent, la technique qu’il utilise est de placer les bulles à proximité du niveau des yeux car lorsque le lecteur va lire le manga, la première chose qu’il regarde est le visage d’un personnage, puis ses yeux et son regard, pour finir par les dialogues. Cette technique de narration lui permet de placer ses bulles à des endroits faciles d’accès pour les yeux du lecteur.

 

Pour illustrer son explication, il nous montre alors ce que cela donne sur les pages qu’il a dessinées. Quand le lecteur tourne la page, il voit d’abord le héros, son visage, ses yeux et là où le regard du héros se tourne. Après, il se dirige vers les yeux du méchant qui est dans la case d’à côté. Puis il se tourne vers la bulle qui est le plus en dessous et les personnages plus bas. Le regard s’oriente ensuite près du visage du personnage. Ce type de lecture est fluide. Par contre, si le mangaka choisit de poser les bulles à un endroit éloigné du visage des personnages, la lecture est plus compliquée.

 

Il s’agit vraiment d’une étape où le mangaka se prend beaucoup la tête car il essaie de considérer différents paramètres et de réfléchir à la composition des pages : la réalisation, la mise en scène de l’histoire tout comme la manière dont le lecteur la lira et suivra le fil du récit. C’est pourquoi, le mangaka est très fatigué psychologiquement à ce moment-là. Cette étape prend plusieurs dizaines d’heures pour obtenir une histoire.

 

Toutefois, parmi les mangaka, Masahiro Ikeno précise que certains la réalisent très rapidement, en ayant terminé une page en cinq minutes, tandis que d’autres prendront plus le temps de réfléchir dans le détail. Par exemple, ils peuvent mettre une heure à achever la composition d’une page, et l’auteur nous laisse ensuite imaginer ce que cela prend sur tout un manga.

 

Une fois que le mangaka a posé ses bases, il lui « suffit » de bien dessiner les personnages et finaliser le dessin pour progresser dans la réalisation du manga. Par contre, dans le cas où il ne dispose pas de cette trame, la finalisation se fait sans filet. C’est pour cela qu’il s’agit d’une étape fondamentale.

 

Quelques techniques pour réussir son crayonné

 

Après l’élaboration du manga réalisée, le dessinateur de Malicious code nous a parlé de l’étape suivante : le crayonné qui consiste à dessiner de manière plus précise. Selon les auteurs, les techniques varient. Pour sa part, il choisit de toujours commencer par la forme du visage. Il dessine la ligne des yeux ainsi qu’une verticale au milieu du visage. Certains mangaka ne tracent pas ces lignes. Bien entendu, l’idéal est de pouvoir dessiner comme on pense du premier coup.

 

Les deux lignes qu’il a esquissées permettent de déterminer les différentes parties du visage. Le mangaka ajoute que chaque dessinateur peut mettre autant de lignes qu’il le souhaite. Par exemple, si ce dernier apprend à dessiner et n’est pas très sûr de lui, il peut placer une ligne horizontale pour définir la hauteur des sourcils ou deux autres lignes verticales pour la largeur du nez, entre autres.

 

schema dessin visage

Illustration de la technique de M. Ikeno pour réaliser un visage

De plus, la petite technique de dessin de M. Ikeno consiste à d’abord dessiner un premier rond (1), plutôt grand et en dessous ajouter un plus petit (2). Puis, il joint les côtés du grand rond avec le bas de l’autre (3) pour former un visage.

 

Et l’intérêt de cette technique est qu’en fonction de la taille du plus petit rond, il pourra dessiner des formes de visages différentes. En faisant un tout petit rond, le visage obtenu sera plus rond et donc apparaîtra plus jeune ou plus féminin. Sinon, pour avoir un visage plus allongé, le deuxième rond sera plus long.

 

Également, selon l’emplacement du deuxième rond, le dessinateur pourra créer une inclinaison de visage différente. S’il est légèrement sur la gauche, le visage regardera un peu plus sur la gauche. Il en est de même pour faire regarder un visage vers la droite. Cette technique de dessin est donc très intéressante et pratique.

 

Il en existe une autre qui consiste à tracer des lignes plus angulaires pour placer le rond du visage à l’intérieur et le dessiner par la suite.

 

Puis M. Ikeno revient sur sa technique pour nous la détailler. Ainsi, après avoir réalisé les lignes dont il nous a parlé, il fait une sorte de losange pour déterminer la position du nez et sa forme de base. Ensuite, il choisit l’emplacement des cheveux.

 

Concernant le cou, certains dessinateurs trouvent cela compliqué à dessiner car effectivement, cette partie est plutôt difficile à placer. Le conseil qu’il nous donne est de commencer par l’arrière de la tête, en partant de derrière l’oreille pour après placer la partie avant. De cette façon, il positionne plus facilement la partie avant. Si le mangaka débute par celle-ci, il arrive souvent qu’en prenant un peu plus de recul, il se rende compte que le cou est trop fin ou tordu.

 

D’ailleurs, nombreux sont les mangaka à passer du temps à positionner les différents éléments du visage avant de détailler les yeux, les cheveux car cela permet de conserver une vision globale du visage du personnage. De toute façon, les traits dessinés au crayon représentent les bases et ne seront plus visibles dans le manga final.

 

M. Ikeno nous indique que s’il a placé les yeux et les cheveux de telle manière mais qu’à un moment, il désire que les cheveux du personnages soient plus courts, ou un peu plus longs d’une part et que les yeux soient un peu plus petits ou au contraire plus grands, il est possible d’ajuster cela au moment de l’encrage. C’est au cours de cette étape que le mangaka choisit où mettre du gris, du noir et la manière dont il procédera.

 

Avant de nous décrire la phase suivante, M. Ikeno nous explique que certains auteurs peuvent réaliser les crayonnés de l’ensemble d’un manga en une fois. D’autres choisiront de composer page par page. Et une dernière catégorie se déterminera un quota de pages à effectuer par jour. Le dessinateur de Malicious code fait partie de ceux-ci avec en général, quatre à huit pages qu’il se fixe quotidiennement.

 

L’encrage

 

Après s’être attelé au crayonné des différentes pages, le mangaka nous explique qu’il passe à l’encrage. Au Japon, la plupart des auteurs se servent de plumes. Il est possible d’en utiliser deux types : la g-pen (plume g, NDLR) et la school pen (ou plume d’écolier, autrement appelée plume kabura, NDLR).

 

plume g plume kabura

Deux types de plumes pour l’encrage : à gauche, la plume g et à droite la plume kabura

 

La différence entre elles est que la première est plus souple au contraire de la seconde, plus dure. Selon les mangaka, certains en utilisent une seule tandis que d’autres se servent des deux. Parfois, des plumes en verre ou des feutres pinceaux sont préférés.

 

Et pour accompagner sa démonstration, il entame l’encrage de son exemple en utilisant un marqueur. Il commence en premier par l’extérieur. Le point important est de bien dessiner tout ce qui dépasse et va vers l’extérieur à savoir : la coupe de cheveux, les mains et les pieds. Si, par exemple, le personnage tient une arme, il convient de bien la réaliser car elle donnera une bonne image globale au dessin.

 

Il ajoute ensuite qu’au fur et à mesure de sa progression, il fait tourner sa feuille de façon à ce que sa main puisse bouger dans un sens qui soit naturel et qu’il n’ait pas à la tordre pour dessiner. Selon si l’auteur est gaucher ou droitier, il conseille de ne pas commencer à dessiner par le même endroit pour ne pas salir le dessin ni faire de traînées d’encre. Étant droitier, il débute par le coin en haut à gauche par les yeux, le nez, la bouche et finit par le coin en haut à droite. Au contraire, le gaucher doit commencer par la partie située en haut à droite.

 

exemple encrage personnage

Démonstration de l’encrage d’un personnage

 

Aussi, M. Ikeno revient rapidement sur l’intérêt de dessiner avec des plumes. À la différence du marqueur, la plume permet de mieux ajuster le trait et de ne pas avoir à repasser plusieurs fois dessus.

 

Concernant maintenant la répartition des tâches entre le mangaka et ses assistants, il indique qu’au lieu d’encrer les grosses parties du dessin comportant d’importantes zones noires, il placera juste une croix à cet endroit et ce sera à l’assistant de s’en occuper.

 

Dans le cas exemple, il ne s’agit pas encore de l’encrage. Le trait est certes dessiné mais pas tout à fait fini. Le visage obtenu est par contre plus détaillé qu’auparavant.

 

La finalisation du manga

 

Une fois l’encrage réalisé, le mangaka indique qu’il faut commencer par effacer ce qui a été dessiné au crayon ainsi que les éléments qui ne plaisent pas au stylo.

 

screentone sparkle

Exemple de screentone pouvant être utilisé pour le décor

Puis, la plupart du temps les dessinateurs utilisent ce qu’on appelle au Japon des screentones, que l’on peut comparer à de la décalcomanie. En fait, il s’agit de papiers plastiques transparents comportant des motifs.

 

Donc par exemple, il en utilise sur les zones un peu noircies. Pour ce faire, il met sa feuille de screentone sur sa page puis il frotte. Enfin, il enlève le plastique.

 

M. Ikeno nous spécifie à ce titre que, bien qu’il soit possible d’utiliser plusieurs motifs différents sur une même page, ce n’est plus à la mode. Par contre, il y a eu une époque où de nombreux mangaka ont adoré employer un grand nombre de screentones.

 

Il nous cite l’auteur de Bastard!! (Hagiwara Kazushi, ndlr.), connu pour en utiliser énormément. De ce fait, il s’est souvent retrouvé avec des pages beaucoup plus épaisses que la normale car il utilise plusieurs couches de motifs : trois pages peuvent représenter une épaisseur impressionnante chez lui.

 

En outre, le mangaka nous indique que ces motifs s’utilisent où l’on souhaite mais le plus souvent, ils sont placés au niveau des cheveux, vêtements et les yeux. Et à partir du moment où les screentones ont été intégrés, il ne reste plus qu’à ajouter les bulles et les textes. La page est alors terminée. Le mangaka peut la montrer à son éditeur.

 

Toutefois, avec les ordinateurs, les screentones sont beaucoup moins utilisés. Il nous raconte d’ailleurs qu’à l’époque où il dessinait encore sur papier, il lui arrivait de se rendre assez loin pour acheter des motifs. Actuellement, étant donné qu’il travaille sur ordinateur, cela lui simplifie beaucoup la tâche.

 

Par contre, selon les techniques de dessin, certains auteurs vont dessiner sur papier et ajouter des motifs numériques, tandis que d’autres voudront rester sur des screentones classiques. En revanche, les mangaka se facilitent de plus en plus la vie en utilisant des versions numériques.

 

L’influence du rythme de parution dans le magazine de prépublication

 

Dans la dernière partie de sa masterclass, Masahiro Ikeno décide de nous parler du rythme de parution d’un chapitre de manga dans un magazine de prépublication et de son influence. En effet, selon le type de magazines dans lesquels les mangaka sont prépubliés, le rythme de dessin variera beaucoup.

 

Auparavant, le mangaka était publié dans un magazine hebdomadaire comme l’auteur de Naruto, de One Piece ou de Bleach. Cela demande forcément un travail beaucoup plus dense. Par contre, actuellement, comme il travaille sur un mensuel, le rythme de dessin est plus confortable.

 

Bien sûr, il ajoute que cela joue aussi sur le nombre d’assistants parce que plus on doit rendre de pages par semaine ou par mois, plus on a besoin d’aide. Et donc quand il était publié hebdomadairement, il avait cinq assistants. Maintenant qu’il est sur un magazine mensuel, il n’a plus qu’un seul assistant.

 

D’ailleurs, c’est très intéressant de travailler avec des assistants, surtout lorsque l’on débute. L’auteur nous raconte qu’à l’époque, avec d’autres collègues, ils jouaient à faire le mangaka avec assistant. Un jour il était le mangaka et l’autre assistant et le suivant, ils inversaient les rôles. En fait, cela permet de s’échanger des informations sur des techniques de dessin ainsi que des idées pour évoluer.

 

Lorsqu’un auteur dessine tout seul, M. Ikeno trouve que c’est un peu étouffant au bout d’un certain temps. En plus, il nous a confié s’être beaucoup amusé à travailler avec différentes personnes car cela les a encouragés. C’est pourquoi, si nous aussi nous dessinons, il nous invite à partager et échanger des informations ainsi que des techniques de dessin avec d’autres personnes et d’en apprécier les moments.

 

C’est sur ce dernier conseil que s’achève cette masterclass. En guise de dernier mot, M. Ikeno espère que les informations qu’il nous a données nous serons utiles.

 

 

Connaissais-tu les différentes étapes de la réalisation d’un manga ? Que penses-tu des conseils et astuces prodiguées par Masahiro Ikeno ?

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