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Les shôjo-addicts à la Japan Expo 2012

by on21 juillet 2012
 
Japan Expo 2012

Allée principale le jeudi à Japan Expo

Retour dans le passé. Nous sommes le jeudi 5 juillet. Japan Expo ouvre ses portes et tu pénètres avec la team du club dans le festival. Tu es prêt, c’est parti !

Mais… c’est quoi cette queue monstrueuse ? Nous sommes jeudi. D’habitude nous n’attendons pas du tout pour entrer dans le festival. Que font ici tous ces gens ? Est-ce parce que les étudiants ont terminé leurs cours ? Est-ce le prix plus bas qui a attiré les foules ? Une chose est sûre, l’affluence est exceptionnelle pour le premier jour du festival. Heureusement, le vendredi est plus calme. Ouf !

Pour débuter notre petite visite, dirigeons-nous vers la scène culturelle dont le programme recèle des trésors. C’est l’endroit idéal pour développer nos connaissances sur le Japon.

A la découverte du Japon

Danse et musique traditionnelles

Commençons notre découverte du Japon en musique. Entre les notes douces et cristallines du koto, la flûte stridente et le rythme du Kotsuzumi, nos oreilles découvrent des sons inédits. Tu te demandes peut-être ce que sont le koto et le Kotsuzumi ? Ce sont deux instruments traditionnels japonais. Le premier est un instrument à cordes pincées. Il mesure 1,80 mètre de long et comporte 13 cordes. Le musicien est assis à l’extrémité du koto et fait vibrer les cordes. Le Kotsuzumi, quant à lui, est un instrument à percussion. C’est un petit tambour en forme de sablier dont les membranes sont tendues à l’aide de cordes. Ces dernières permettent de tendre les peaux et d’en changer les sons. Le Kotsuzumi se tient d’une main sur l’épaule alors que l’on frappe la peau avec la paume de l’autre main.

Ces prestations musicales accompagnent une démonstration de danse traditionnelle appelée bugaku. Elle est composée de mouvements gracieux simulant les arts martiaux. Rythmée par le Kotsuzumi, la voix du musicien et la flûte stridente, la danse s’adapte parfaitement à la musique. Tantôt rapide et saccadée, dans les simulations de combat, tantôt douce et fluide dans les moments plus lents du morceau musical. Ce spectacle est un vrai régal pour les yeux, moins pour les oreilles du fait du son vraiment très aigu et fort de la flûte mais dépaysant quoiqu’il en soit.

Tout un art, la calligraphie !

Continuons maintenant avec un autre art japonais. Sur la scène culturelle, des calligraphes ont pu montrer tout leur talent à travers diverses représentations. Pour information, la calligraphie est l’art d’écrire de beaux caractères.

Chaque invité a son propre style et cela se ressent en observant leurs gestes. Leurs représentations sont vraiment passionnantes. C’est très impressionnant de voir leur travail en direct, sur des fresques géantes. Certains spectateurs ont même la chance de repartir avec un cadeau souvenir ! Chaque calligraphe offre en effet quelques éventails personnalisés avec le mot que la personne souhaite voir inscrit dessus, comme par exemple : kokoro (cœur), yuu (courage) ou sakura (cerisier).

Kyara-ben : comment faire des bentô originaux

Après la représentation de danses traditionnelles japonaises, la scène culturelle offre une démonstration pour le moins drôle et mignonne. En effet, qui n’a pas rêvé de faire de jolis bentô, comme dans les shôjo manga ? Le chef Kazuhiko Chikaishi s’est proposé de montrer ses recettes spéciales. Réalisons, avec lui, un Pikachu.

Le terme de kyaraben provient de deux mots : kyarakuta (transposition de character, soit personnage en français) et bentô. Cela consiste donc à créer des personnages avec des aliments en guise de panier repas. Par exemple, des ptites saucisses de Strasbourg qui deviennent des pieuvres ou des quartiers de pomme se transformant en lapin.

Une vidéo est projetée sur grand écran dans laquelle le chef Chikaishi nous montre les étapes à suivre pour déguster un bon Pikachu tout mignon pour son déjeuner. Le tout est en japonais sous-titré anglais, assorti de commentaires pour le moins pittoresques. La voix-off semble enthousiaste à chaque étape importante de la recette. C’en est vraiment drôle ! En plus à chaque intervention de sa part, un petit visage mignon apparait. A la fin nous avons eu droit à une phrase qui ressemble à : « Et voilà, ton Pikachu est maintenant terminé ! » Comment ne pas esquisser un petit sourire après une telle phrase ?

Par contre, il est un peu difficile de retenir les étapes sans prendre de notes ! Et encore, il faudrait se repasser la vidéo pour être plus efficace. Pourtant, étant donné la présence de la voix off, ce programme semble être adressé à des enfants.

Nous venons de passer un moment délicieux permettant de se reposer d’une journée bien chargée et découvrir comment réaliser un bentô tout mignon. Toutefois, pour la ligne on repassera !

Nous sommes sûres qu’après avoir vu cette démonstration de cuisine et ce Pikachu pour le moins appétissant, tu meurs de faim !

Manger japonais à Japan Expo : Atsu Atsu

C’est bien connu, se restaurer à Japan Expo est souvent cher, les exposants profitant de leur quasi monopole pour nous faire payer le prix fort. Toutefois, cet événement n’a lieu qu’une fois par an, alors autant en profiter !

Bien entendu, avant de pouvoir goûter aux bons petits plats japonais, il faut s’armer d’une extrême patience : environ 3/4 d’heure avant d’être servis. En même temps, on n’a pas idée de manger à 15h30 un plat japonais à Japan Expo et de surcroît un samedi !

Atsu Atsu Japan expo

Raviolis japonais gyôza accompagnés d’un gobelet de calpis

Le stand propose un menu assez complet composé de nouilles yakisoba et d’assortiments divers. Cela a assurément beaucoup de succès, car représentant le meilleur moyen de remplir son estomac pour une longue période. Forcément, le succès est au rendez-vous, générant une attente plus importante du fait de la préparation en direct des plats. Par contre, dans le cas où ne prend que des brochettes ou des raviolis, l’attente n’est pas très longue : ils sont servis directement. Il reste juste à se choisir une boisson, un dessert éventuellement, puis de payer.

Le test s’est porté sur une barquette de raviolis gyôza et un verre de calpis – une boisson très appréciée des Japonais. C’est un vrai régal ! L’envie d’en commander plus se présente à notre esprit, mais le porte-monnaie risquerait véritablement de souffrir… Quant à la boisson, le mélange est plutôt agréable et rafraîchissant quoiqu’un peu chimique tout de même. Mais pour pouvoir assister à la finale européenne de Street Fighter III, il a fallu se presser et donc boire en quatrième vitesse le contenu du gobelet !

Grâce à cette petite parenthèse gustative, il est possible de découvrir de sympathiques plats japonais tout en reposant ses jambes – quel beau compromis ! Attention quand même au budget !

Après ces instants culturels et gastronomiques, il est peut-être temps de passer au shopping ! Allons voir ce qu’il y a d’intéressant, cette année, du coté des stands éditeurs et goodies ?

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