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Top 10 des shôjo qu’on a envie de voir licenciés

by on25 avril 2015
 

Que ce soit les séries classiques qui ont reçu plusieurs prix ou des petites perles qui font la différence, force est de constater que le shôjo a encore beaucoup à nous offrir en France. Plusieurs mangas que nous adorons ne sont pas encore disponibles dans notre belle langue de Molière. C’est pour cela que nous avons fait notre petite sélection des séries qu’on aimerait bien voir disposées dans les rayons de librairie. Peut-être qu’un jour, un gentil éditeur écoutera nos prières !

Glass no Kamen

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Malgré l’insalubrité dans laquelle elle vit avec sa mère, Maya Kitajima a la tête dans les nuages et rêve de devenir actrice. Elle est remarquée par Chigusa Tsukikage, une référence dans le théâtre grâce à son rôle de la Déesse Écarlate. Chigusa la choisit comme l’une des deux prétendantes pour devenir la prochaine Déesse Écarlate. Le chemin sera très long pour elle, puisque l’autre élue est Ayumi Himekawa, dont le talent est reconnu depuis toute petite.

Genre : Arts, Drame, Romance
Nombre de volumes : 49 (en cours)
Pour en savoir plus : Glass no Kamen

Glass no Kamen est un véritable classique du genre shôjo. Les plus âgés d’entre nous le connaissent sous le titre Laura et la Passion du Théâtre grâce à l’adaptation anime de 1984. Le manga est une plongée électrisante dans l’univers du théâtre.

Comme dans tout « vieux » shôjo, le mélodrame est bien présent et peut rebuter certains au début. Cependant, c’est justement là une des grandes forces du manga, qui exacerbe et nous fait ressentir toutes les émotions extrêmes de ses personnages. Chaque rôle que joue Maya, ainsi que son apprentissage pour apprivoiser le personnage, est passionnant. Ayumi est tout aussi intéressante, ce qui fait de leur rivalité un vrai enjeu scénaristique.

 

Sora wa Akai Kawa no Hotori

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Yuri, une lycéenne de nos jours, est emmenée de force en Anatolie antique par une reine sorcière voulant la sacrifier, dans le but de faire son fils le prochain roi du pays. Elle est sauvée in extremis par le troisième prince Kail. Celui-ci promet de l’aider à rentrer chez elle, mais les machinations de la reine continuent de faire échouer leurs tentatives. De leur côté, Yuri et Kail développent des sentiments l’un pour l’autre…

Genre : Aventure, Historique, Romance
Nombre de volumes : 28 (terminé)
Pour en savoir plus : Sora wa Akai Kawai no Hotori

J’adore ce shôjo rien que pour son cadre exotique qui m’était inconnu jusque là. L’Anatolie pendant l’Antiquité vaut vraiment le coup d’œil ; sa richesse culturelle incroyable est retranscrite à travers l’architecture, les costumes et les objets. Je n’ai aucune idée à quel point l’Anatolie décrite correspond à la réalité historique, mais peu m’importe. Cet univers est tout simplement fascinant.

Malgré quelques ressorts scénaristiques rouillés (Voyage dans le temps ? Vraiment ?), l’intrigue mêlant romance et politique est très prenante. De plus, Yuri est une héroïne active, intelligente et capable d’initiatives !

 

Kaze Hikaru

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Sei Tominaga perd son père et son grand-frère dans un massacre perpétré par des rebelles anti-shôgunaux. Pour venger sa famille, elle se déguise en garçon et devient Seizaburô Kamiya, nouvelle recrue de l’organisation Mibu-Rôshi créée pour protéger le shôgun. Cette organisation sera plus tard connue sous le nom Shinsengumi. Prise sous les ailes d’Okita Sôji, Sei aspire à devenir un vrai samurai.

Genre : Travestissement, Historique, Romance
Nombre de volumes : 36 (en cours)
Pour en savoir plus : Kaze Hikaru

Le Shinsengumi et le nom de ses membres ne nous sont pas totalement inconnus. En effet, ce groupe de samouraïs, dont le mythe est encore largement apprécié par les Japonais aujourd’hui, a été le centre de plusieurs mangas et anime, comme Hakuôki, Peace Maker Kurogane ou encore Gintama. Dans Kaze Hikaru, le Shinsengumi en est encore au début de sa formation, néanmoins tous ses membres clés sont déjà présents.

Sous les yeux d’une jeune fille de bonne famille comme Sei, ces hommes apparaissent au départ comme des « bêtes sauvages », vulgaires et sans-gêne. Elle apprend vite que derrière cette façade peu reluisante se cachent des guerriers impitoyables, prêts à mourir pour leurs idéaux. Notre héroïne devra s’endurcir pour être à la hauteur de ses camarades. Kaze Hikaru est un manga historique à lire absolument, grâce au mariage très réussi entre la tranche de vie légère et le drame, avec une touche romantique qui fait fondre les cœurs de glace.

 

Honey & Honey

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Honey & Honey est une œuvre autobiographique, composée d’histoires courtes sur la vie de l’auteur en tant que lesbienne au Japon. Pendant une soirée, Sachiko rencontre Masako. Elles décident de se revoir autour d’un verre quelques jours plus tard.

Genre : Tranche de vie, Romance
Nombre de volumes : 2 (terminé)
Pour en savoir plus : Honey & Honey

Graphiquement, cette petite série est très simpliste. Peu d’efforts sont consacrés à la mise en page. Toutefois, il serait dommage de s’en tenir au visuel. Le manga offre un portrait très réaliste sur la vie d’un couple lesbien dans un pays où l’homosexualité est très peu abordée et où les couples du même sexe n’ont aucun droit civil.

Décider d’annoncer son orientation sexuelle ou non à ses parents, comment le dire à ses amis, en passant par la Gay Pride et la version japonaise du mariage gay, toutes les anecdotes sont à la fois instructives, drôles et touchantes.

 

Kyou no Kira-kun

Couverture du tome 1 de Kyou no Kira-kun

Nino est une lycéenne timide qui se cache toujours derrière sa mèche de cheveux. Elle découvre par hasard qu’elle est la voisine du garçon le populaire de l’école, Kira, et que ce dernier cache un secret. En effet, celui-ci est gravement malade. Ses jours sont comptés. Petit à petit, ces deux personnes qui n’ont rien en commun se rapprochent, Nino soutenant Kira comme elle le peut.

Genre : Drame, Vie scolaire, Romance
Nombre de volumes : 9 (terminé)
Pour en savoir plus : Kyou no Kira-kun
Critique du tome 1 : Kyou no Kira-kun tome 1

Si la série peut sembler triste avec le côté dramatique qu’apporte la maladie de Kira, elle n’en reste pas moins une belle histoire d’amour entre deux personnes qui, au fond, se sont toujours senties seules. Malgré sa douceur, Nino est une fille forte. Elle tentera de son mieux d’épauler un Kira résigné qui perd souvent l’espoir. Derrière la popularité du jeune homme se cache en réalité un être qui se sent misérable. Il emmagasine toute la tristesse qu’il ressent. La critique plus détaillée du premier tome par Matou vient renforcer nos propos.

 

Hyakujû no Ô ni Tsugu!

Hyakujuu no Ou ni Tsugu! tome 1

Yuka est la fille la plus populaire de sa classe. Un jour, elle tombe sur un homme suspect rodant autour de son lycée qui se présente comme rédacteur d’un magazine. Elle découvre qu’il s’agit en réalité de Shinohara, détective et ancien kohai de son père. Si la relation entre Shinohara et Yuka démarre mal, la jeune lycéenne ne tardera pas à ressentir de l’attirance pour l’homme âgé de 30 ans. Les choses se compliquent lorsque son père lui annonce que Shinohara va devenir son tuteur…

Genre : Vie scolaire, Romance
Nombre de volumes : 1 (terminé)
Pour en savoir plus : Hyakujû no Ô ni Tsugu!

Malgré le côté facile et rapide du one-shot dû à son format, j’ai beaucoup apprécié cette histoire à la fois simpliste et prenante. Yuka est une fille arrogante qui ne doute pas de son charme, malgré le fait que les garçons la fuient. Mais pour la première fois, elle rencontre une personne qui la fera se remettre en question.

Il est intéressant de voir l’évolution de l’héroïne qui se pose des questions sur l’amour, se heurtant plus ou moins au monde des adultes. J’ai trouvé cela drôle et touchant de voir à quel point Shinohara peut perdre ses moyens face à la jeune fille. Au final, lui aussi n’est qu’un adolescent au fond malgré la froideur qu’il dégage.

 

Saiyaku wa Boku no Suki Sugiru

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Après la mort de ses parents dans un accident quand il était petit, Kagura Ikumi menait une vie sans histoire avec ses proches qui l’ont recueilli. Le jour de l’anniversaire de ses 17 ans, Kagura fait la connaissance d’Ichijô Chihaya, un mystérieux garçon qui vient d’arriver dans son lycée. Leur destin est très lié l’un à l’autre, puisque leur deux familles sont victimes d’une même malédiction depuis des siècles. Pendant un an, ils seront confrontés à une suite de malheurs tous les 13 du mois. Si Kagura se blesse, Ichijô subit des conséquences à sa place.

Genre : Surnaturel, Vie scolaire, Romance
Nombre de volumes : 3 (en cours)
Pour en savoir plus : Saiyaku wa Boku no Suki Sugiru

J’ai eu le coup de foudre pour ce shônen-ai dès les premiers chapitres. Kagura et Ichijô forment un duo haut en couleur : Kagura est pétulant et sincère, tandis qu’Ichijô est très stoïque et intriguant.

Le comportement extrêmement protecteur de ce dernier envers Kagura est adorable, au point de laisser leur entourage penser qu’ils sortent ensemble. Pire, il ne fait rien pour remédier au malentendu, mettant l’autre garçon dans l’embarras constant. L’amour naît entre eux par petites touches, rien n’est encore précis. La lenteur se fait toujours rare dans les yaoi ou shônen-ai, ce qui fait qu’on est à fond derrière les personnages pour soutenir leur romance.

 

Kanojo ni Naru Hi

Kanojo ni Naru Hi aperçu japonais

L’amour est sans frontières. C’est le cas entre ces deux amis d’enfance. Mamiya revient un jour au lycée avec une nouvelle apparence, celle d’une fille ! Quel n’est pas le choc de Miyoshi qui ne voyait en son ami qu’un rival. Petit à petit, Mamiya montre des sentiments envers Miyoshi. Ce dernier se sent perdu mais ne tarde pas lui aussi à tomber sous le charme du jeune homme devenu fille.

Genre : Travestissement, Vie scolaire, Romance
Nombre de volumes : 1 (en cours)
Pour en savoir plus : Kanojo ni Naru Hi

Si Mamiya est à la base un garçon fort et sûr de lui, une fois devenu fille, il perd tous ses moyens. C’est ce qui le rend vulnérable et mignon aux yeux des autres, et donc de Miyoshi qui ne se laissera pas déboussoler par cette transformation.

À travers ce manga, l’auteur nous montre que l’amour s’explique quel que soit le sexe. Qu’importe qui ou ce qu’est l’être aimé, l’amour avec un grand A peut tout surpasser. Il ne s’agit pas seulement d’une romance mais aussi d’une histoire sur l’acceptation de soi et des autres. Malgré des ficelles assez faciles, le récit n’en reste pas moins prenant.

 

Futsutsuka na Oyako de wa Arimasu ga

Futsutsuka na Oyako de wa Arimasu ga manga japonais

Hozumi Nae est une lycéenne vivant aux dépens de sa tante et son oncle, car elle a été abandonnée par ses parents suite à leur divorce. En échange, elle travaille dans leur restaurant. Elle est appréciée des clients, contrairement à son oncle et sa tante qui ne voient sa présence que comme une gêne. Du jour au lendemain, Nae apprend qu’elle deviendra désormais la fille du petit-fils du vieil homme avec lequel elle avait sympathisé lorsqu’elle travaillait au restaurant. De plus, Kiryuu Kaoru est le prochain successeur de la fortune des Kiryuu, qui appartient à son grand-père. Si au départ Kaoru est réticent, il sera rapidement touché par la gentillesse de Nae.

Genre : Drame, Tranche de vie, Romance
Nombre de volumes : 4 (en cours)
Pour en savoir plus : Futsutsuka na Oyako de wa Arimasu ga

Encore une histoire simple où l’on voit la finalité, mais prenante malgré tout. Le manga se concentre en particulier sur l’évolution de la relation entre Nae et Kaoru. Malgré les couvertures très équivoques, cette dernière est en réalité développée de façon lente et poussée. Mais l’intrigue autour de l’héritage familial de Kaoru et le développement des personnages ne sont pas en reste. On découvre l’univers dans lequel a baigné depuis tout petit Kaoru, et le rôle important que jouera Nae dans l’évolution du personnage ansi que dans l’entourage des Kiryuu. Le trait fin et expressif de l’auteur renforce chaque passage touchant de la romance.

 

Rakuda Tsukai to Ôji no Yoru

manga Rakuda Tsukai to Ouji no Yoru

Rakuda Tsukai to Ôji no Yoru est un recueil de one-shot qui embarque le lecteur dans un univers exotique à travers la première histoire, mais aussi dans l’univers malsain des romances interdites et de l’obsession.

Genre : Drame, Vie scolaire, Tranche de vie
Nombre de volumes : 1 (terminé)
Pour en savoir plus : Rakuda Tsukai to Ôji no Yoru

Ce recueil m’a littéralement bouleversée, tellement l’univers qu’Ogawa Chise nous offre est riche et marquant. La première histoire emmène le lecteur dans le monde des voyageurs du désert. Ici, la romance n’est qu’un supplément. La poésie et l’univers de l’histoire prennent le pas sur le rapprochement des deux protagonistes principaux.

La seconde histoire est celle de deux lycéens dont les sentiments, l’un pour l’autre, sont clairs, mais continuent malgré tout de se tourner autour. Chacun est obsédé par l’autre au point de ne penser qu’à attirer son attention. Les deux dernières histoires, dont les personnages se croisent, parlent chacune d’un amour interdit entre les membres de la même famille. Même si j’étais réticente au départ, la façon dont l’auteur raconte l’histoire est prenante, et cette obsession malsaine qui ne fait que grandir au fil des pages m’a indéniablement happée dans le tout.

 

Et toi, quels sont les titres que tu as envie de voir licenciés ?

comments
 
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  • Emashi
    3 novembre 2015 at 19:31

    Je suis incroyablement touchée que Glass Mask soit en tête de liste, même si ça n’a sûrement aucune importance….:-) Et je suis évidemment entièrement d’accord! 🙂
    J’adore également Anatolia Story, et Kyou no kira-kun. Les autres me sont plus ou moins inconnus…

    Mes souhaits de licenciements seraient Kanata Kara et Miriam, de la même auteur. Et Candy, même si c’est rêver dans le vide…

    Sarah

    Répondre

    • 3 novembre 2015 at 19:57

      Glass Mask c’est certain que c’est un des meilleurs (peut être même le meilleur) shôjo. C’est aussi mon rêve de le voir un jour édité en France.
      Kanata Kara, j’avais commencé à lire ce manga en sc**. J’aimais bien mais j’ai complètement oublié de chercher la suite. Ça serait cool qu’il soit licencié effectivement.

      Répondre

      • Emashi
        13 novembre 2015 at 12:56

        Et comment! J’aime tellement ce manga! Aaaaah!!! S’il était réellement édité, je ne sais pas comment je réagirais… Effusion de joie sur plusieurs semaines, je ne sais pas. Mais je suis certaine que ce serait terrible pour les gens qui cohabitent avec moi! 😉 J’adore Maya et Masumi.

        Pour Kanata Kara, j’aime vraiment beaucoup cette histoire, si tu y penses, je t’encourage à reprendre la lecture. J’ai commandé la série en entier en anglais, c’est mon cadeau de Noël. Mais encore plus que Kanata kara, j’adore Miriam de la même auteur. Une histoire de Far West qui m’a un peu rappelé l’ambiance de Mayme Angel sans le côté tout « fleuri » propre à Igarashi-sensei… Enfin j’ai adoré!

        Je crois que j’ai vraiment un faible pour les « vieux » mangas si on peut les appeler ainsi… 🙂

        Emashi

        Répondre

  • Miyu
    26 avril 2015 at 15:39

    Je ne connais aucun de ces titres, mais il y en a quelques uns qui m’intéressent *w*
    Pour ma part, j’aimerais voir licenciés les Arina Tanemura qui ne le sont pas encore.

    En ce moment, j’aimerais bien voir licenciés Hana-kun to koisuru watashi, Namaikizakari, Watashitachi ni wa kabe ga aru, Horimiya… Et sans doute d’autres que je n’ai pas en tête.

    Répondre

    • misami-hirota
      27 avril 2015 at 18:45

      Tu est donc fan d’Arina Tanemura 😀 Elle a énormément de succès en France, je pense que ses titres restants devraient arriver chez nous tôt ou tard ^^

      Horimiya est super, j’aimerais bien qu’il soit licencié aussi !

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