Ces 14 héroïnes de shôjo aux yeux splendides

La Semaine du Shôjo se poursuit avec un nouvel article consacré, cette fois-ci, aux héroïnes. Et plus particulièrement, leurs yeux

S’il y a bien une caractéristique que j’apprécie en lisant un bon shôjo ce sont bien les yeux de nos personnages, à la fois masculins et féminins. Qu’ils scintillent, s’obscurcissent ou bien témoignent d’autres émotions, je reste souvent béate d’admiration, tant leur beauté me subjugue. Miroirs de l’âme, ils sont la porte d’entrée menant à leur état d’esprit…

C’est la raison pour laquelle j’ai pensé à 14 héroïnes de shôjo d’époques variées et pour lesquelles je me plais à contempler leur fabuleux regard. Cette liste ne se prétend pas exhaustive ; je t’invite à la compléter si tu le souhaites via les commentaires.

Natsuko – Autant en emporte la brume

Avant l’arrivée en France d’Autant en emporte la brume, je ne connaissais malheureusement pas Eiko Hanamura ni son style. Mais depuis que je l’ai découverte, je suis tombée sous le charme de ses dessins. Il se dégage à la fois une telle candeur et une telle mignonnerie que je ne peux que craquer.

Un peu comme les poupées avec lesquelles je jouais étant petite, j’ai l’impression de retrouver ce même regard à travers Natsuko. Les détails de ses iris (traits de lumière, couleurs, etc.) sont saisissants et apportent beaucoup de réalisme à son trait.

Illustration couleur de Natsuko portant un petit chat (Autant en emporte la brume - Eiko Hanamura)
La mignonne Natsuko portant un chaton tout autant adorable

Nanako – Très cher frère

Autant le dire très sincèrement, ma première lecture de Très cher frère ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Toutefois, j’ai toujours été admirative de la patte graphique de Riyoko Ikeda (La rose de Versailles). Les grands yeux de ses personnages, leur ligne de cils bien marquée m’ont immédiatement séduite.

C’est notamment le cas de Natsuko, l’héroïne de cette histoire. Là aussi, les iris possèdent de nombreux détails plaisants à regarder. La mangaka ajoute des reflets étoilés pour mieux les faire rayonner.

La charmante Nanako

Maya – Glass no kamen

Même si je n’ai pas lu Glass no kamen, j’ai suivi son adaptation en anime, Laura ou la passion du théâtre. Les yeux de Maya m’ont toujours fascinée. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que son personnage est mon image de profil sur le blog. Il se dégage de son regard à la fois une grande beauté et beaucoup de mélancolie.

Dotés de cils fournis, ses yeux me font penser à deux belles améthystes étincelant à la lumière du soleil. À l’instar de Nanako, on observe un dégradé progressif partant du violet foncé (au centre) pour aller sur des teintes plus claires (sur les extérieurs).

Maya Kitajima de Glass no Kamen
La jolie Maya au milieu des coquelicots

Georgie – Georgie

Chez l’héroïne de Man Izawa (scénariste) et Yumiko Igarashi (dessinatrice), la sclère (aka le blanc de l’œil) est quasi-inexistante sur la plupart des illustrations. L’iris se confond quasiment avec la forme de ses yeux, son contour étant plus diffus. Outre quelque scintillement, la mangaka a ajouté plusieurs touches de lumières d’un vert plus clair afin de créer un dégradé très naturel.

Ce vert me fait penser à une prairie entourée d’arbres dans laquelle il est agréable de se détendre, un peu comme notre jeune Georgie qui évolue dans la campagne australienne puis britannique du XIXe siècle…

Illustration couleur de Georgie héroïne de la série éponyme de Yumiko Igarashi
La petite Georgie et son regard lumineux

Mariko – A-Girl

Avec Mariko, Fusako Kuramochi (Simple comme l’amour, aujourd’hui inédit) nous propose un style certainement plus sobre mais pas dénué de charme.

Je demeure notamment émerveillée par la beauté du dégradé de ses yeux, qui lui confère un regard intense. Il se dégage quelque chose de spécial qui m’hypnotise presque. La surprise qu’elle semble ressentir à travers cette illustration n’y est sûrement pas étrangère. Ça me rend curieuse de découvrir quelle peut en être la raison.

En revanche, j’ai pu remarquer que contrairement à Georgie et d’autres personnages féminins qui suivront, ses pupilles se discernent davantage.

Illustration couleur de Mariko (A-Girl)
Le regard envoûtant de Mariko

Sarasa – Basara

Changement de style total avec Yumi Tamura. L’autrice, que l’on connaît notamment pour Basara, 7SEEDS et actuellement Don’t call it mystery, impose ici sa patte si caractéristique et reconnaissable entre toutes. Et je trouve ça magnifique, qu’on se le dise !

Ici les yeux se veulent plus réalistes dans leur composition : une pupille bien distincte, quelques points de lumière ainsi qu’un iris couleur marron aux bords plus foncés. La mangaka représente à merveille les effets de textures (stries) que l’on peut souvent apercevoir.

Manga Basara
Le regard intense de Sarasa

Miaka – Fushigi Yûgi

Ce qui me fascine dans le regard de Miaka, cette jeune fille qui se retrouve soudainement plongée dans un livre ancien avec sa meilleure amie, c’est son impressionnante limpidité et clarté. C’est d’ailleurs une héroïne lumineuse que j’apprécie tout particulièrement. Positive et courageuse, elle fait fi des difficultés pour avancer dans sa quête, accompagnée de ses fidèles dragons.

Là aussi, comme Sarasa et Tomoyo, la ligne des cils se présente comme plus épurée : tout au plus de légers traits dans le coin de la paupière pour la matérialiser.

Miaka de Fushigi Yûgi
La resplendissante Miaka

Tomoyo – Card Captor Sakura

Quelques touches de lumière, un subtile dégradé de couleur violet, voilà comment se présentent les yeux de l’élégante Tomoyo. La meilleure amie de Sakura se montre toujours de bonne humeur et enthousiaste dès qu’il s’agit de la suivre dans ses missions (et de la filmer sous toutes les coutures).

Son regard est assurément gracieux et solaire, comme en témoigne l’image ci-dessous.

Tomoyo dans Card Captor Sakura
Le regard chaleureux de Tomoyo

Sakura – Princesse Sakura

Honnêtement, j’aurais pu choisir n’importe quelle protagoniste féminine dessinée par Arina Tanemura (Full Moon, The Gentlemen alliance cross, I dream of love, etc.) tant j’adore la façon dont elle représente leurs yeux. Comme je me suis restreinte à n’en élire qu’une, j’ai opté pour l’héroïne de Princesse Sakura.

Le regard de Sakura est ici principalement caractérisé par un ovale blanc prenant la quasi moitié de l’œil. La couleur de sa pupille est très visible, alors que l’iris se pare de détails afin de lui fournir de la texture. On remarque par la même occasion les traits longs cils qui parfont à merveille ses paupières. Même les meilleures marques de mascara ne parviennent pas à rivaliser !

Sakura, l'héroïne de Princesse Sakura par Arina Tanemura
Sakura, la princesse de la Lune

Nanami – C’était nous

Par rapport aux autres héroïnes, les yeux de Nanami peuvent paraître plus simples. Cela ne m’empêche pas de les trouver fort charmants. L’effet de lumière prend une place importante, si bien que les pupilles forment des croissants.

En outre, le style de Yuki Obata lui confère une grande douceur dans son regard ; ce qui correspond totalement à l’héroïne et son caractère posé. C’est un peu comme si elle avait utilisé de l’aquarelle pour coloriser son image.

Nanami de C'était nous
Nanami, la douce héroïne de C’était nous

Yûki – Vampire Knight

Autre jeune fille, autre style. Avec Yûki, Hino Matsuri opte plutôt pour un monochrome dans les tons de prune (concernant cette image) associés à du marron pour le contour des pupilles, des iris ainsi que des yeux en eux-mêmes. Les parties plus claires créent de facto des zones de lumière éclairant le regard de la demoiselle.

Là encore, la douceur semble prédominer sur cette illustration, marquant très certainement une époque d’insouciance désormais révolue…

Yûki l'héroïne de Vampire Knight
Le regard tendre de Yûki

Uka – Honey Lemon Soda

Lorsque l’idée de cet article m’est venue, Uka est la première héroïne à laquelle j’ai pensé. En effet, Mayu Murata n’a pas son pareil pour dessiner les yeux de cette demoiselle (et ses autres protagonistes). Tantôt violets, d’autres fois verts, elle passe par toutes les couleurs, pour mon plus grand ravissement.

Les fans de la série aiment bien les comparer à une galaxie, ce que je comprends tout à fait. Toujours surmontés de trois points de lumière, semblables à des lunes qui graviteraient autour d’une planète, ses iris se parent de différentes teintes en dégradé. Leur texture est d’ailleurs représentée grâce à des traits noirs formant un anneau.

Illustration couleur montrant Uka, l'héroïne de Honey Lemon Soda
La jolie Uka et ses yeux pétillants

Urara – Toutes les raisons de s’aimer

Cette illustration est absolument renversante de mon point de vue. Notre regard se pose immédiatement sur celui d’Urara qui se détache clairement du reste de l’image, beaucoup plus discret. Même la jupe motif Vichy passe au second plan.

Ici, Chihiro Hiro (Plus jeune que moi, Ces nuances entre nous) est parvenue à créer un dégradé allant du rose/violet au jaune/vert de toute beauté. Il s’agit de deux nuances complémentaires qui apportent de l’harmonie et du contraste à l’ensemble. À titre personnel, j’apprécie énormément !

Urara Andô
La splendide Urara

Saku – Sakura, Saku

À chaque nouvelle série, Io Sakisaka (Strobe Edge, Blue Spring Ride, Love be loved) s’améliore dans son art. Je le constate sur le chara-design de manière générale mais aussi – voire surtout – au niveau des yeux.

L’autrice avait progressivement abandonné l’effet de relief qu’elle donnait aux iris de ses personnages pour un rendu plus « mat » et nuancé. La brillance demeure toutefois grâce aux fameuses pointes de lumière. Les contours sont moins marqués qu’auparavant, tandis que la ligne de cils se veut plus épaisse.

Saku Fujigaya, l'héroïne de Sakura Saku
Le regard contemplatif de Saku dans Sakura, Saku

Et toi, quels yeux d’héroïnes te fascinent le plus ?

Nico

Véritable cœur d'artichaut, je suis friande de romances poignantes. Plus une série me fait pleurer, plus je l'aime !

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