5 adaptations en anime à regarder sans modération

5 animes adaptés de shôjo ideaux pour un marathon : Les quatre frères Yuzuki, Acro Trip, Skip Beat, Nina du Royaume aux étoiles et The Case Files of Jeweler Richard

En ce quatrième jour de la Semaine du Shôjo, je souhaitais te proposer une petite liste d’animes agréables à suivre et qui peuvent se regarder d’une traite. Adaptations de shôjo uniquement, bien entendu !

Il y a 5 ans, nous t’avions proposé 11 adaptations de shôjo idéaux pour passer la journée chez soi, confinement oblige. Entre temps, plusieurs animes sont sortis, allongeant allègrement nos listes de projet de visionnage (tu sais, celle qui ne désemplit jamais vraiment comme la PAL… ahem).

Je me suis donc dit que c’était l’occasion rêvée de partager de nouvelles recommandations à savourer en quelques jours ou moins, que le temps soit clément ou non. Voici donc 5 animes issus de shôjo à savourer sans modération.

Bien entendu, cette liste ne saurait être objective ni exhaustive et j’ai, l’âme en peine dû faire quelques choix. C’est la raison pour laquelle, afin de varier les titres tout au long de cette semaine, je n’ai pas mentionné Honey Lemon Soda ou encore My Happy Marriage, que j’adore. Mais ce n’est que partie remise : j’ai déjà une idée d’article qui me vient à l’esprit et où je pourrai les mentionner.

Les quatre frères Yuzuki

Commençons par Les quatre frères Yuzuki, une tranche de vie familiale poignante signée Shizuki Fujisawa. Comptabilisant actuellement 19 tomes au Japon (9 sur le marché francophone), ce shôjo est issu du Betsuma. L’anime, de son côté, totalise 12 épisodes. J’espère une seconde saison !

screenshot de l'anime Les 4 frères Yuzuki montrant les 4 frères débutant leur petit-déjeuner
Les 4 frères prenant leur petit déjeuner ensemble

Hayato, Minato, Mikoto et Gakuto sont 4 frères vivant seuls depuis le décès de leurs parents deux ans auparavant. Nous suivons leur quotidien mouvementé entre complicité, désir de se responsabiliser, incompréhensions et réconciliations.

Hayato, qui est devenu le nouveau pilier de la famille, a fort à faire avec tout ce petit monde. Heureusement, il peut compter sur ses voisins les Kirishima pour l’aider et alléger un peu sa charge.

Avec Les quatre frères Yuzuki, nos émotions passent par tous les stades : on rit, on pleure et on s’attendrit pour cette adorable fratrie. Malgré tout j’ai enchainé les épisodes à vive allure. Ce n’est pas le désir de pleurer toutes les larmes de mon corps qui m’a motivée mais surtout l’envie de découvrir les aventures de ces 4 garçons à la personnalité bien marquée. Chacun à leur manière me touche énormément !

On découvre l’histoire principalement du point de vue de Minato, l’avant-dernier de la famille, mais nous en apprenons plus sur chacun des frères. En particulier, la façon dont le décès de leurs parents les ont affectés et comment ils vivent depuis. Hayato qui est l’aîné essaie de tout prendre sur lui pour que chacun puisse se sentir bien, endossant le rôle de parent de substitution en plus de grand frère.

Minato et Gakuto savourent une barbe à papa
Minato et Gakuto savourent une barbe à papa

Mikoto, le second, est dans une phase où il sait qu’on peut compter sur lui. S’il adore son cadet (ils ont 11 mois d’écart), ça n’a pas toujours été le cas. Quant à Gakuto, le plus petit, il aimerait devenir grand plus vite et en a assez qu’on le traite de bébé. Enfin, Minato est celui qui essaie de montrer qu’il n’est plus un enfant, qu’il a grandi, même si on ne lui laisse pas toujours cette opportunité.

J’aime particulièrement voir comment chacun évolue, à son rythme, et apprend petit à petit à retrouver sa place dans ce foyer sans parents.

Acro Trip

Acro Trip est l’adaptation en 12 épisodes du manga éponyme de Yone Sawato, comportant au total 5 tomes. Ce shôjo a été prépublié dans dans le magazine Ribon.

La mignonne petite Chizuko, héroïne d'Acro Trip
La mignonne petite Chizuko, héroïne d’Acro Trip

Chizuko est une jeune collégienne qui rend visite à son grand-père. Plutôt timide et peu expansive, sa mère s’inquiète pour elle. Un jour alors qu’elle assiste à un combat opposant Berry Blossom, la magical girl en charge de protéger le coin, à son ennemi juré Chroma, elle devient fan de cette héroïne.

Sauf que la bataille est assez inégale : Chroma se fait rapidement battre ; ce qui déçoit Chizuko qui aimerait que son idole puisse utiliser toute sa puissance. Finalement, par un concours de circonstances, elle se retrouve à devoir aider Chroma pour gérer sa stratégie…

Si tu souhaites un magical girl dynamique et coloré, Acro Trip est la série qu’il te faut. C’est drôle, loufoque et absolument pas prise de tête.

Le personnage de Chizuko qui semble impassible au début se mue en véritable fangirl pour Berry Blossom. C’est sympathique de voir son évolution vers quelqu’un qui semble plus en phase avec qui elle veut être, notamment en assumant sa part plus « sombre ».

De son côté, Chroma est un méchant de pacotille, ce qui le rend assez attachant d’une certaine façon. Et malgré lui, il suscite beaucoup le rire car ses tactiques de repli sont très ridicules. En apprendre davantage sur lui m’a aidée dans mon appréciation de son caractère. Parce que comment ça, tu demandes de l’aide à une collégienne ?

La pétillante Berry Blossom
La pétillante Berry Blossom

Quant à Berry Blossom, c’est une magical girl trop mignonne, dont les réactions ne manquent pas de créer la frénésie chez ses fans, Chizuko en tête. Sa volonté de protéger la population est tout à fait louable. Même si le récit ne tourne pas autour d’elle, c’est chouette de pouvoir la voir dans un contexte plus banal, chez elle ou au centre commercial.

Un autre point fort d’Acro Trip c’est son animation, que je trouve assez qualitative. Le style de l’autrice est bien retranscrit et toutes ces couleurs vives apportent une fraîcheur bienvenue. J’adore les yeux !

Skip beat

On remonte le temps avec ce classique du shôjo : Skip Beat de Yoshiki Nakamura. La série est toujours en cours au Japon avec plus de 50 tomes (51 plus précisément) au Japon et sort au compte-goutte en français. L’adaptation anime fait quant à elle 25 épisodes.

Kyoko et Shô de Skip Beat
Kyoko et Shô de Skip Beat

Trahie par son ami d’enfance Shôtaro, Kyoko décide d’entrer elle aussi dans le show-business pour se venger. Pour cela, elle doit devenir encore plus célèbre que lui. C’est alors que la jeune fille choisit d’auditionner pour l’une des plus grosses agences d’artistes, qui a en son sein le célèbre Ren Tsuruga, rival de Shôtaro…

Skip Beat est un pur divertissement très drôle à regarder. Je me souviens avoir été révoltée par la situation de Kyoko. Trop bonne poire aux yeux d’un Shôtaro qui la prend pour acquise, la trahison de ce dernier va réveiller une facette d’elle qu’elle ignorait. J’adore les récits de vengeance pour ça. Souvent, le personnage est poussé dans ses derniers retranchements et trouve la force intérieure de changer les choses.

gif montrant les deux visages de Kyoko : quand Shô tourne le dos elle le hait et quand il se retourne elle lui montre un visage angélique
La haine de Kyoko envers Shô est sans commune mesure

Les gags sont aussi très visuels et l’anime n’hésite pas à personnifier les émotions de Kyoko ou à nous montrer les moments dans lesquels la jeune fille reprend l’ascendant sur Shô. C’est très satisfaisant de le voir ramper et s’excuser platement – dans son imagination – et personnellement j’aimerais que ça devienne la réalité. Ce personnage a tellement besoin de redescendre sur Terre et mon envie de le voir atteint dans son ego est très forte ! Je ne crois pas avoir ressenti ça avec un autre personnage à part lui, que je déteste du plus profond de mon âme.

Kyoko, une héroïne déterminée
Kyoko, une héroïne déterminée : quand elle affiche ce sourire démoniaque, rien ne l’arrête

De son côté, Kyoko est une héroïne très intense dans tout ce qu’elle fait. Quand elle décide d’entrer dans le show-business, il n’y a pas de demi-mesure. Elle choisit quand même l’agence du rival de son ami d’enfance. Bien sûr, son chemin est parsemé d’embûches surtout que sa motivation peut paraître « impure » aux yeux des autres et qu’elle n’a aucune expérience que ce soit en comédie ou en chant. Mais elle s’accroche ; ce qui est loin de déplaire au directeur de l’agence…

Nina du royaume aux étoiles

Nouveauté de l’automne 2024, l’adaptation en anime de Nina du Royaume aux Étoiles est une très bonne porte d’entrée à la série papier créée par Rikachi. Et pour cause, celle-ci prépubliée dans le Be Love compte déjà 14 tomes en français.

screenshot montrant Nina avec l'oiseau de Sett : Neena
La jolie Nina, héroïne de cette série ! Regarde ce petit sourire en coin !

Nina est une jeune orpheline vivant dans le Royaume de Fortuna. Avec ses amis, ils sont obligés de voler pour survivre. Mais un jour, elle se retrouve vendue pour le compte du prince Azur qui cherche une remplaçante à sa jeune sœur disparue, Alisha.

La voilà contrainte d’apprendre l’étiquette ainsi que les us et coutumes de la cour afin de parfaire sa couverture. Durant cette période, elle et Azur se rapprochent. Hélas pour eux, Nina doit partir pour le Royaume de Galgada afin d’épouser le prince héritier. La paix entre ces deux nations est en jeu…

Même en connaissant déjà l’histoire, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre le récit de Nina et son évolution. Les 12 épisodes qui composent l’anime permettent d’introduire à merveille l’univers et les principaux enjeux. On s’arrête à un moment crucial dans l’intrigue, aux alentours du tome 6 pour le manga, qui donne forcément envie de connaître la suite

Nina, qui se fait passer pour Alisha, sait qu’elle est dans une situation inconfortable où elle doit donner le change. Sa vie en dépend mais pas seulement. Du haut de son jeune âge, elle porte un lourd fardeau en tant que future épouse du prochain roi du pays voisin. Cette union doit servir à calmer les tensions entre les deux nations, car Nina – ou plutôt Alisha – y est en quelque sorte offerte comme tribut.

Malgré tout, son arrivée à Galgada n’est pas aussi terrible qu’elle le pensait. D’une certaine mesure, elle y est plus libre. Si au palais de Fortuna, elle devait faire très attention à son comportement, à Galgada elle peut presque s’autoriser à être plus « naturelle ». Après tout personne ne connaît Alisha, si ce ne sont ses caractéristiques physiques, auxquelles elle correspond parfaitement.

Concernant l’animation, elle est parfois inégale mais c’est très largement compensé par certaines grimaces de Nina et autres mimiques, absolument adorables. De même, l’opening et l’ending s’écoutent avec plaisir.

The Case Files of Jeweler Richard

Malheureusement encore inédit en français, The Case Files of Jeweler Richard est à la base une série de light novel écrite par Nanako Tsujimura et illustrée par Utako Yukihiro. Il y a 14 tomes pour le moment. Son adaptation en manga, prépubliée dans le Comic Zero-Sum, est dessinée par Mika Akatsuki. Elle fait 6 tomes.

Seigi de la série The Case Files of Jeweler Richard
Notre héros de la justice, Seigi

Richard Ranashinha de Vulpian est gemmologue. Réputé dans son domaine, ses clients viennent le voir pour faire expertiser leurs pierres précieuses ou en acheter.

Alors qu’il est harcelé par des ivrognes, le jeune Seigi Nataka lui vient en aide. Reconnaissant, Richard lui laisse sa carte de visite. Il décide de le recontacter pour faire expertiser la bague de feue sa grand-mère. Quelle vérité se cache derrière ce bijou ?

À la manière des séries d’enquête, chaque épisode est l’occasion de découvrir une pierre précieuse et les histoires qu’elle renferme. Derrière chacune d’elle, il y a un individu avec ses blessures et incertitudes. Je me suis surprise à être émue devant certains récits.

Au fur et à mesure, on nous dévoile plus d’informations concernant ces deux protagonistes aux personnalités plutôt opposées. Richard est assez posé, d’un naturel stoïque qui laisse peu entrevoir ses émotions. Certaines mimiques le trahissent. Je suis fan !

Richard de la série The Case Files of Jeweler Richard
Le charmant Richard

Déjà il est très beau, avec son regard d’un bleu hypnotisant, sa petite mèche et ses costumes 3 pièces. Mention spéciale pour les scènes de déboutonnage de sa veste ou encore son croisement de jambes devenu légendaire ! Contrairement aux apparences, il a un bec sucré, ce que je trouve trop mignon. Il se préoccupe bien plus des gens qu’on pourrait le croire.

De son côté, Seigi a un sens très élevé de la justice, sûrement lié à son enfance ainsi qu’à son prénom. Il se mêle assez souvent des conversations, donnant parfois son avis de manière non sollicitée. Richard le reprend d’ailleurs souvent à ce sujet. Mais je peux comprendre ses motivations et son envie de bien faire. Il ne peut pas rester impassible face à une situation qu’il estime injuste.


Et toi, quels animes as-tu adoré regarder d’une traite ou presque ? N’hésite pas à partager tes coups de cœur en commentaires !

Audrey

Véritable cœur d'artichaut, je suis friande de romances poignantes. Plus une série me fait pleurer, plus je l'aime !

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