Mes 5 attentes shôjo pour la fin 2022

top 5 attentes shojo fin 2022

2022 n’est pas totalement terminée, même si elle est déjà bien entamée… L’heure est donc venue de se pencher du côté des prochaines sorties shôjo pour ces 4 derniers mois. Et quelque chose me dit que c’est du lourd – en tout cas de mon côté !

2020 et 2021 avaient été assez extraordinaires en termes de nouveautés shôjo, ouvrant à nouveau la porte à de grandes autrices. Si 2022 a légèrement été en retrait à ses prémisses, ce dernier tiers me hype davantage ! Avec juste ces 5 titres, je me sens requinquée comme jamais !

D’autres pourront s’intercaler au fur et à mesure des annonces des éditeurs ; je n’exclus donc pas d’évoquer ultérieurement d’autres de mes attentes, sur le blog ou nos réseaux. En attendant, je te laisse découvrir les 5 shôjo que j’attends le plus ces prochains mois.

Love Mix-Up

Love Mix-Up tome 1

Depuis le temps que j’entends parler de ce manga, édité aux États-Unis chez Viz et adapté en drama, ma curiosité a nécessairement été activée ! Les échos sont très bons, ce qui m’encourage encore plus à me procurer la série.

Concernant l’histoire, j’ai rapidement vu de quoi il était question, sans toutefois succomber à la tentation de lire les premiers chapitres. J’espérais sûrement – et secrètement – qu’une publication française arrive.

Au-delà de ça, ce qui m’a principalement attirée, ce sont les couvertures japonaises qui sont de toute beauté ! Elles dégagent beaucoup de douceur avec leur côté aquarelle. Et puis, je trouve l’orientation du premier tome peu commune (même si pas inédite).

Autrices : Wataru Hinekure (Scénario), Aruko (dessin)
Genres : Romance, Tranche de vie
Nombre de tomes : 9 (En cours)
Éditeur VF : Akata
Date de sortie : 1er septembre 2022
Plus d’informations : Chronique du tome 1 de Love Mix-Up

Yasha

Yasha tome 1

Panini ne pouvait pas me faire plus plaisir en annonçant, il y a quelques mois, la sortie future de Yasha, une œuvre signée Akimi Yoshida. J’ai découvert cette autrice grâce à Kamakura Diary, une tranche de vie, que je complète petit à petit. Ici, on change donc totalement de registre. Pour ne pas trop me spoiler, j’ai volontairement oublié le synopsis. Je retiens juste que la série associe suspense et science-fiction. C’est amplement suffisant pour me convaincre.

L’éditeur français, dans un souci de cohérence, a choisi d’utiliser la même charte graphique que pour Banana Fish. J’ignore comment me positionner face à ce choix notamment en termes esthétiques, bien que j’en comprenne l’objectif. On verra une fois le premier tome sorti car parfois les prévisualisations ne rendent pas justice à ce genre de jaquette…

Autrice : Akimi Yoshida
Genres : Suspense, Science-fiction
Nombre de tomes : 6 (Terminé)
Éditeur VF : Panini
Date de sortie : 14 septembre 2022

Gourmet Détective

Gourmet détective tome 1 : couverture japonaise

Dans la même veine que Yasha, je m’intéresse à Gourmet Détective par le biais de son autrice Akiko Higashimura dont j’adore le style et que je connais grâce à ses autres œuvres : Princess Jellyfish, Trait pour trait ou encore Tokyo tarareba girls.

Là encore, je n’ai pas besoin de lire le résumé pour avoir l’œil qui frétille. Le visuel de la couverture, le combo gastronomie + policier et le chara-design me plaisent déjà ! Sans dire que j’aimerai à 100 %, je suis quasiment sûre que ça me plaira. D’autant que la mangaka manie brillamment la comédie.

Qui plus est, Miyako Slocombe s’occupe de la traduction : elle sait transposer à merveille toutes les subtilités des dialogues de nos Tarareba girls.

Autrice : Akiko Higashimura
Genres : Gastronomie, Policier
Nombre de tomes : 8 (En cours)
Éditeur VF : Delcourt-Tonkam
Date de sortie : 5 octobre 2022
Plus d’informations : Chronique du tome 1 de Gourmet Détective

Ton visage au Clair de Lune

Ton visage au clair de Lune tome 1

J’avais eu connaissance de ce shôjo de Mika Yamamori (Daytime Shooting Star) via le catalogue de l’éditeur américain Kodansha Comics qui le publie. Mais c’est pour les besoins de mon article sur les 5 autrices que je voudrais revoir publiées en France que je m’y suis intéressée de plus près. L’extrait proposé sur le site a suffi pour me donner envie d’acheter la version numérique des trois premiers volumes disponibles.

Bilan : j’ai beaucoup aimé le début ! On ne réinvente pas la roue mais le personnage de Yoi, une jeune fille admirée par nombre de ses camarades pour son attitude chevaleresse et son charisme de folie, me plaît bien. Il y a quand même matière à réflexion quant à nos préjugés sur ce que doit être un comportement ou une apparence féminine et masculine…

Il me tarde d’avoir la suite, mais surtout de pouvoir prendre les tomes français !

Autrice : Mika Yamamori
Genres : Romance, Tranche de vie
Nombre de tomes : 4 (En cours)
Éditeur VF : Pika
Date de sortie : 5 octobre 2022

Le clan des Poe

Illustration du manga Le clan des Poe

Ceci n’est pas un exercice ! Je répète : ceci n’est pas un exercice ! Moto Hagio est enfin de retour en France avec un titre que beaucoup attendaient : Le clan des Poe. Très sincèrement, je n’y croyais plus même si dans un coin de mon esprit je l’espérais… Et comme on dit, la patience finit toujours par être récompensée.

L’influence de Moto Hagio dans l’univers du shôjo mais aussi du BL est très importante. Alors forcément, son absence trop longue demeurait incompréhensible. Pour rappel, Le cœur de Thomas avait été publié chez Kazé en 2012 et une anthologie avait vu le jour chez Glénat, un an plus tard. Parallèlement, l’autrice a sorti Léo kun en auto-édition.

Le clan des Poe est prévu pour cet automne et gageons que cette sortie ouvrira la voie à davantage de ses œuvres ! En attendant, cette série inaugurera une nouvelle collection chez Akata, intitulée Héritages et qui donnera la part belle au manga patrimonial (Autant en emporte la brume d’Eiko Hanamura, prévu pour 2023 m’intéresse aussi fortement). L’éditeur dévoile de nombreux détails dans la vidéo de présentation de cette dernière.

Autrice : Moto Hagio
Genres : Fantastique, Suspense
Nombre de tomes : 2 (Terminé)
Éditeur VF : Akata
Date de sortie : Automne 2022


Et toi ? Quels shôjo as-tu hâte de lire parmi les sorties de ces prochains mois ? N’hésite pas à t’exprimer en commentaires !

Nico

Véritable cœur d'artichaut, je suis friande de romances poignantes. Plus une série me fait pleurer, plus je l'aime !

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4 commentaire

  1. Après Mari Okasaki, l’une de mes mangaka préférées, c’est au tour de Mika Yamamori de repointer son nez. Je me demandais justement si « Daytime shooting star » ne resterait pas, définitivement, son unique série publiée sous nos latitudes. Finalement non, la revoilà avec ce premier volume de « Ton visage au clair de lune ». Mon désir s’est enfin concrétisé, et je tiens le livre dans mes mains.

    Malgré tout, l’intrigue me laisse perplexe : cette mode – car c’en est une – consistant à jouer avec les personnages attendus et codifiés de la romance scolaire, à les faire se rencontrer de manière cocasse, je crains qu’elle finisse par tourner à vide et qu’elle n’amène la lassitude.

    Je me demande même si, sous couvert d’amusement, elle ne reconduit pas des clichés un peu simplets.

    Ainsi, la belle Yoi, surnommée fallacieusement « le prince » par ses condisciples, est bien une fille, et rien qu’une fille. Tout son vernis de masculinité, auquel elle ne tient pas spécialement, s’effrite à vitesse grand V à chacune des apparitions du « vrai » prince, plus grand, plus musclé, la pomme d’Adam bien dégagée, – et surtout plus entreprenant et dominateur. La répartition des rôles est claire, brutale.

    Ceci dit, la reconnaissance des personnages et des scènes-types fait partie des plaisirs de la lecture ; par exemple dans les webtoons coréens, la jeune séoulite qui meurt écrasée par un camion pour renaître dans un autre monde : c’est un moment obligé de l’histoire que l’artiste a intérêt à ne pas rater.

    1. Oui ! D’ailleurs en mai dernier j’avais parlé de mon souhait de la retrouver chez nous avec Ton visage au clair de lune. Je me doutais que ça allait sortir, plus que Tsubaki-chou d’ailleurs.

      Tout à fait et je croyais d’ailleurs que ce cliché était bel et bien enterré depuis les années 2010. En soi, personnellement et parce que je suis en terrain conquis, ça ne me pose pas de problème. Je suis assez biaisée sur ce titre que j’aime beaucoup (j’ai lu les trois tomes de l’édition US).

      L’aspect esthétique est bien mis en avant et l’autrice sait vraiment y faire de ce point de vue là. On note comme tu l’as dit une répartition claire entre masculin et féminin. Même si je trouve quand même que Yoi dégage un truc. Ça me fait un peu penser à la revue Takarazuka (toute proportion gardée évidemment dans cet esprit où l’héroïne avec son attitude chevaleresse incarnerait aux yeux de l’imaginaire collectif (ses camarades) le rôle d’un personnage « masculin ». Encore une fois, c’est ce à quoi ça me fait penser, j’extrapole fort certainement.

      Sur ton dernier paragraphe, je te rejoins parfaitement. Et c’est même un peu ce que je recherche : voir comment avec du « classique », on peut sortir une histoire qui me tienne et continue de m’intéresser. J’essaie de ne pas prétendre lui donner plus de message qu’il ne veut véhiculer mais j’aime bien l’idée qu’il me donne envie de m’interroger sur certaines thématiques.

      1. À mon avis le personnage-type de la fille qui, par ses qualités « viriles » fait office de garçon de substitution aux yeux de ses condisciples, puise à diverses sources. Les otokoyaku de la revue Takarazuka en sont une, certainement. Mais aussi le genre littéraire du shôjo shôsetsu, qui se caractérisait par ses histoires d’amours lesbiennes, pures de tout sexe, avec pour cadre invariable une école pour filles. L’aînée « jouait » le garçon. L’écrivaine Nobuko Yoshiya était la principale représentante de ce genre, très florissant dans les années 20. Je tire cette idée d’un article de Karen Merveille, « La révolte du lis : une odyssée du yuri », publié dans le n°3 de la revue Manga 10 000 images.

        C’est vrai que Yoi « dégage un truc » ; elle irradie par sa présence. Et le talent graphique de Mika Yamamori est plus qu’évident.

        1. J’avoue ne pas avoir une culture assez suffisante pour voir les autres références que tu cites ; d’ailleurs merci beaucoup pour toutes ces précisions.

          En tout cas c’est très intéressant ! Il faudrait que je me penche du côté de toutes ces références.

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