Les garde-robes des héroïnes de shôjo : mes 8 styles préférés

La Fashion Week de Paris est peut-être terminée, mais ça ne nous empêche pas de jouer les prolongations sur le Club Shôjo ! Révélatrices de leur personnalité, témoins d’une époque ou d’un univers, les garde-robes de nos héroïnes de shôjo nous laissent rarement indifférent(e)s. C’est pourquoi je te propose de découvrir ici 8 styles différents parmi ceux que je préfère.

Pour être très honnête, je connais pas grand chose en matière de mode. J’ai vaguement en tête quelques notions de tendances selon les périodes historiques mais ça s’arrête là. En revanche, ce domaine m’intéresse de plus en plus.

Ainsi, ce top n’entrera pas vraiment dans les détails techniques et explicatifs selon chaque rubrique mise en avant. J’ai plutôt choisi de mettre l’accent sur le visuel à travers une galerie de mes tenues favorites classées selon les styles et influences. Et puis c’est l’anniversaire, alors un peu de détente ne fait pas de mal !

Bien sûr, je ne prétends pas à l’exhaustivité dans les séries citées. Il existe foultitude d’autres œuvres emblématiques correspondant à la thématique ; je n’en ai donc sélectionné qu’une petite partie.

Retour dans les années 80/90

Commençons par une période riche en créativité, en looks parfois improbables n’hésitant pas à mélanger les couleurs les plus criardes du spectre visible. J’ai nommé les années 1980 ! Qu’on ait vécu ou non à cette période, elle nourrit notre imaginaire et pour ma part, je ressens une certaine pointe de nostalgie… Et pourtant, je suis de la fin de cette décennie.

Les différentes tenues de Kaede d’Aïshite Knight sont assez évocatrices. Les plus ancien(ne)s d’entre vous auront sûrement fait le rapprochement avec Lucile dans la VF de l’adaptation en anime. La coiffure est très en volume, nous rappelant Madonna. Forcément, cette histoire s’inscrivant dans un contexte réaliste, elle colle à sa date de publication (1983 pour le premier tome relié au Japon).

J’adore les rubans dans ses cheveux et tout particulièrement cette belle robe rose à pois jaunes. Ça lui donne un côté frais et enjoué. On voit que l’héroïne a de l’énergie à revendre !

Kaede, l’héroïne d’Aïshite Knightngo

Sautons à présent quelques années avec Hana Yori Dango, l’un des emblèmes des années 1990. L’on peut admirer la fameuse combinaison de ski aux couleurs bien criardes.

Mais le plus important, c’est le bandana ! Ce petit carré de tissu a fait les beaux jours de ma jeunesse, même si je préférais l’utiliser comme foulard, façon cowboy. Ça m’arrivait toutefois de le porter comme Tsukushi pour habiller mes cheveux. Quoi qu’il en soit, je trouve que ça lui sied à merveille : elle a l’air de vouloir en découdre… sûrement avec Tsukasa !

Ces illustrations ne sont peut-être pas les plus démonstratives de cette décennie, mais la série regorge de vêtements qui en sont caractéristiques. Retour dans le passé garanti !

Tsukushi, la protagoniste de Hana Yori Dango. On aperçoit ses potes du F4

Ambiance punk rock

Voilà un style que je n’oserais certainement pas dans la vraie vie. C’est agréable de le voir chez quelqu’un d’autre ; en l’occurrence Nana Osaki le porte très bien. Non pas que je me soucie du regard des autres. Je préfère plutôt rester dans quelque chose de plus discret, sans pour autant nier l’intérêt des accessoires pour créer de l’originalité : boucles d’oreilles, bagues, collier, etc.

Cela étant, le look du milieu avec les différents tartans me plaît énormément et je pourrais tout à fait m’en faire une tenue quotidienne sans problème. Il y a deux motifs aux teintes différentes mais ça fonctionne super bien : c’est là qu’on voit l’intérêt d’Ai Yazawa pour l’univers de la mode. Elle sait marier les textures, créer des superpositions pour imaginer des tenues charismatiques.

Nana Ôsaki du shôjo Nana

Nana est chanteuse dans un groupe de punk, ce qui se ressent dans son style. J’ai fait quelques recherches sur ce courant à l’origine anglo-saxon, même si ça paraît évident avec notamment l’utilisation de chaînes, cuirs en tout genre, résilles, etc. On voit d’ailleurs que la palette de couleurs est très intenses avec l’emploi de rouge ou de vert plutôt comme sur la troisième image.

Dernière chose. On ne peut pas parler de Nana sans évoquer les chaussures et accessoires (la fameuse broche de Vivienne Westwood par exemple que l’on peut apercevoir sur la deuxième illustration). On ne les voit pas ici, pourtant j’aurais beaucoup aimé essayer leur modèle Rocking Horse Ballerina au moins une fois dans ma vie.

Look de tous les jours : entre tendance et intemporalité

Les héroïnes de shôjo ressemblent parfois à de vraies gravures de mode, les auteurices aimant les vêtir au gré de leurs envies et de ce qui est tendance. Pour ma part, c’est un véritable régal pour les yeux, peu importe leur âge.

Il suffit d’admirer Yuki d’A sign of affection pour s’en rendre compte. 3 images, 3 looks différents que j’aimerais bien porter ! Je craque surtout sur la tenue du milieu, à la fois élégante mais pas trop guindée. Elle est d’ailleurs multifonction : on peut sortir le soir ou aller travailler avec (ça dépend bien sûr du job). C’est nickel pour faire des économies, non ? Tu auras sûrement remarqué le collier qui parachève l’ensemble pull + jupe.

J’adore également la simplicité de sa petite robe noire accompagnée d’une chemise blanche en dessous. Avec son tote bag, notre héroïne est totalement à la page ! Mais avant que je ne me transforme en Cristina Cordula, j’ajouterai simplement que ce petit ensemble vert lui sied parfaitement. C’est trop mignon ma chérie !

Yuki d’A sign of affection

Avec Ton visage au Clair de Lune, Mika Yamamori joue avec l’apparence de Yoi, une jeune lycéenne très charismatique qui a plus de classe que certains garçons de son âge. Kohaku ne compte pas puisqu’il est son aîné.

Quoi qu’il en soit, si l’autrice aime bien montrer la demoiselle dans des tenues plutôt unisexes, elle nous gratifie souvent d’illustrations toutes plus sublimes les unes que les autres. Là, nous avons l’occasion de la découvrir dans un style parfois différent, comme en témoigne son dessin du milieu. Le cadrage nous laisse entrevoir une jolie robe noire, au design simple mais élégant. Le chapeau vient casser le côté trop strict.

J’aime aussi la façon dont l’autrice superpose les vêtements pour créer un style unique, correspondant totalement à la personnalité de Yoi. Elle a ainsi assemblé une blouse à pois (et manches plutôt bouffantes) avec un blazer oversise, qui vient contrebalancer la rigueur de sa jupe. Ça fait son petit effet !

Yoi du shôjo Ton visage au Clair de Lune

Kimi Wa Pet est une série qui se déroule au début des années 2000. Pourtant les vêtements de Sumire ne trahissent pas tant que ça leur époque. Dans un sens, tant mieux : la série reste d’ailleurs très actuelle dans plusieurs de ses problématiques.

Elle porte pas mal de basiques et des costumes tailleurs, qui sont de grands intemporels. Et ce qui est bien avec ces pièces, c’est qu’on peut les combiner avec des éléments plus tendances pour se réapproprier un style. Parce que quand je pense à cette décennie, mon imaginaire se focalise surtout sur les pantalons taille basse surmontés de grosses ceintures, accompagnés d’une superposition de tops à bretelles/marcels. Il n’y a pas que ça évidemment, mais c’est ce qui m’a marquée le plus et dont je me souviens presque comme si c’était hier.

Sumire de Kimi Wa Pet

Utage de Two F/aced Tamon est de son côté, à l’instar de Yuki et Yoi, une fille dans l’air du temps. Ça s’explique notamment parce qu’elle est fan d’un groupe masculin de j-pop. Je me rappelle avoir pas mal adapté mon style vestimentaire lorsque j’étais plus assidue dans la k-pop. Les idoles suivent ou créent des tendances qui nous donnent parfois envie de leur ressembler. Moi aussi, j’ai succombé aux longues chemises ou aux creepers (chaussures à semelle compensée en crêpe) pour le côté rock.

Les trois tenues que je te présente sont assez caractéristiques de la tendance de ces dernières années. Que ce soit sa blouse rentrée dans la jupe pour souligner lsa taille ou le pantalon bootcut accompagné de sandales, tout lui va à ravir ! On apprécie également le t-shirt oversize avec son motif trop marrant. J’ai tout de même une préférence pour l’ensemble de gauche que je me verrais bien porter si seulement j’avais moins de complexes…

Utage, la fan totalement mignonne de Two F/aced Tamon

Froufrous et robes bouffantes

Quand on parle de robes bouffantes, impossible de ne pas penser à La Rose de Versailles, et plus particulièrement au personnage de Marie-Antoinette. Riyoko Ikeda ayant choisi de placer son histoire en France pendant le règne de Louis XVI (plus particulièrement aux alentours de la Révolution), elle ne peut pas passer à côté de toutes ces toilettes riches en froufrous. Soit dit en passant, elles devaient peser un certain poids.

Il ne faut d’ailleurs pas non plus oublier les coiffures très recherchées et complexes de l’époque. La mangaka reste tout de même sobre, sans pour autant omettre quelques impondérables comme les anglaises. Il y a peut-être quelques inexactitudes mais je ne saurais pas trop où les situer, étant donné que mes connaissances restent sommaires. En tout cas, on y croit et c’est peut-être ça le plus important !

Marie-Antoinette dans La Rose de Versailles

Clin d’œil à la fantasy et à l’esthétique féodale asiatique

À chaque fois que je présente un type ou un univers particulier, j’ai envie de dire que celui-ci est très riche en termes de looks vestimentaires. En vrai, c’est le cas pour tous, en témoignent les clins d’œil à la fantasy et l’esthétique féodale asiatique.

Dans Shirayuki aux cheveux rouges, l’héroïne porte parfois des tenues agrémentées de capes et autres ornements caractéristiques de cet environnement d’inspiration fantasy.

L’autrice ne lésine pas sur les liserés pour agrémenter certaines pièces et leur donner davantage d’élégance. C’est la raison pour laquelle, je suis en admiration devant celle du milieu. Que ce soit du choix des couleurs jusqu’aux motifs, l’association est d’une finesse appréciable. Il en va de même pour sa robe plutôt sobre mais qui nous propose quelques éléments originaux : les détails des manches, la ceinture, le liseré rose en bas, etc.

Shirayuki, apprentie herboriste

De son côté, Nina de la série Nina du royaume aux étoiles enchaîne les tenues toutes plus ravissantes les unes que les autres. On la voit se vêtir selon la mode de Fortuna, son pays de naissance, puis lorsqu’elle part pour Galgada, elle s’adapte au style local.

Il m’est assez difficile de déterminer les influences de ses tenues tant elles semblent puiser leurs sources dans différentes cultures. Je ne me risquerais pas à tenter de les deviner. Quoi qu’il en soit, chaque toilette est composée de couleurs variées, parfois très vives, et ornée de magnifiques motifs géométriques. Chapeau à Rikachi pour ces robes superbement inspirées !

Nina du royaume aux étoiles, à la fois seule et bien entourée

Quant à Yona, la série embrasse totalement ses influences asiatiques. Les prénoms ont des consonances plutôt coréennes. Quant aux tenues de notre protagoniste, elle ne sont pas sans rappeler le hanfu, vêtement traditionnel chinois (littéralement le vêtement des Han).

Les tenues de Yona allient praticité et esthétisme grâce à la fluidité des matières. On devine la légèreté des tissus grâce à des jeux de textures et de transparence. Ça tombe bien puisque la jeune princesse doit pouvoir se mouvoir facilement. Néanmoins, cela n’empêche pas ses toilettes d’être joliment décorées. Les deux premières sont un peu plus sobres tandis que la troisième ravit mes yeux grâce à la juxtaposition intelligente de différents motifs.

Yona du shôjo éponyme

Jeu de kimono

On termine cet article par la pièce que je préfère le plus parmi toutes celles présentées avant : le kimono. En particulier ceux d’Akane. Vêtement traditionnel japonais, il inspire le respect en fonction de la personne qui le porte. Les matières utilisées, les broderies qui le composent sont autant d’éléments servant à déterminer son statut social.

L’héroïne de La Courtisane d’Edo en porte de magnifiques, comme on peut notamment le voir sur ces quelques images. Son statut d’apprentie courtisane l’oblige à choisir les plus belles pièces, avec des motifs soignés, floraux ou animaliers la plupart du temps. Je ne sais pas pour toi, mais je trouve qu’il se dégage beaucoup de sensualité chez Akane. Sa posture et son regard y sont pour beaucoup, mais on ne peut pas nier l’impact du kimono.

Akane de La Courtisane d’Edo

Je pourrais continuer des heures à parler de mes tenues préférées, tant les auteurices de shôjo sont prolifiques dans le domaine. J’ai notamment oublié d’évoquer les Magical Girls dans le process. Comment ne pas penser aux robes confectionnées main par Tomoyo dans Card Captor Sakura ? Ou encore toutes les toilettes liées à la transformation de nos héroïnes… Cela étant, ça mériterait un article dédié tant il y a à dire – et plus de connaissances de ma part. On prend rendez-vous d’ici quelques mois ?

Références

Chine365. « Le Hanfu, la tenue traditionnelle chinoise des Hans ». Consulté le 5 octobre 2023. https://chine365.fr/culture/hanfu/.

Écosse, Coeur d’. « Comment avoir un style punk ? » Coeur d’Écosse. Consulté le 5 octobre 2023. https://coeur-ecosse.com/blogs/infos/comment-avoir-un-style-punk.

« Mode punk ». In Wikipédia, 21 septembre 2023. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Mode_punk&oldid=208057240.

« Rocking Horse Ballerina Shoes in Black | Vivienne Westwood® ». Consulté le 5 octobre 2023. https://www.viviennewestwood.com/en-gb/women/shoes/platforms/rockinghorse-ballerina-black/72010007-41671-AM-Black.html.

« Tradition Goes Modern: A Brief History of Hanfu’s Styles ». Consulté le 5 octobre 2023. https://news.cgtn.com/news/2020-10-25/Tradition-goes-modern-A-brief-history-of-Hanfu-s-styles-USCvFEt0VW/index.html.

Nico

Véritable cœur d'artichaut, je suis friande de romances poignantes. Plus une série me fait pleurer, plus je l'aime !

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