Chroniques anime
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Banana Fish, tuer ou se faire tuer ?

par le 25 mars 2019
 

L’année dernière, le manga Banana Fish de Yoshida Akimi a été adapté en anime pour célébrer les 20 ans de carrière de son autrice. Le premier volume de ce shôjo est paru au Japon en 1986. L’histoire a donc été actualisée pour coller au contexte actuel. Par exemple, l’intrigue dans l’anime se déroule dans les années 2000 et les personnages disposent tous de smartphones. Il s’agit visiblement des seuls changements qui ont pu être apportés. Ce sont des adaptations mineures qui ne bouleversent pas le fond de l’histoire : preuve qu’elle a très bien vieilli !

J’entends parler de Banana Fish depuis de longues années. Intriguée, je rongeais mon frein en attendant une éventuelle ré-édition du manga. J’ai donc été ravie d’apprendre son adaptation animée. J’avais ENFIN la possibilité de découvrir ce monument du shôjo ! Et, entre nous, c’était également l’occasion de rentabiliser mon abonnement Amazon Prime.

Un soldat américain, en poste en Irak pendant la guerre, pète les plombs et abat plusieurs de ses compagnons. Avant de perdre connaissance il prononce deux mots : Banana Fish.
Ash, un beau blond ténébreux, est un chef de gang new-yorkais qui bénéficie de la protection d’un mafieux influent, Golzine. Il a tout pour réussir dans ce milieu et est pressenti pour prendre la suite de son mentor. Pourtant, derrière les apparences, Ash est traumatisé par son passé. Victime de violences et d’abus sexuels dans son enfance, il n’a eu d’autre choix que d’apprendre à se défendre. Un jour, il découvre un homme sur le point de mourir. Celui-ci lui confie un mystérieux médaillon en murmurant à son tour les mots Banana Fish.

 

Depuis le temps que j’entendais parler de cette série, je l’avais sans doute placée sur un piédestal. Je m’attendais à être happée par l’histoire, à avoir envie de regarder tous les épisodes à la suite, à trembler pour les personnages, à les adorer… En fait, la réalité a été un peu différente. Je n’ai pas détesté, loin de là, mais ce n’est pas pour autant un très gros coup de cœur. Peut-être que cette série a pâti de mes espoirs à son sujet ? Ou bien l’adaptation animée n’est-elle pas à la hauteur du manga ? Je n’ai pas vraiment la réponse.

Les morts se comptent par dizaines. Le sang coule à flot et les balles sifflent à chaque épisode. Le danger, la corruption et les guerres d’influence sont monnaie courante. L’histoire en elle-même est intéressante… surtout pour un shôjo. Nous sommes très loin des romances lycéennes. Rien que pour ça, cet anime mérite qu’on s’y attarde.

La série commence sur les chapeaux de roue puis le rythme ralentit, se stabilise. Le début et la fin sont passionnants mais entre les deux, la qualité est assez variable. Le scénario souffre par moments de longueurs, de rebondissements pas toujours bien gérés. Ash est un peu trop fort. Physiquement, il semble trop invulnérable pour être crédible. Par conséquent, j’ai eu du mal à “trembler” pour sa sécurité et à me sentir vraiment immergée dans cet univers de “danger de tous les instants”.

Heureusement, psychologiquement, Ash montre de réelles faiblesses. Il souffre. Il perd son sang-froid. Il évolue tout au long de la série, s’adoucit et découvre qu’il peut lui aussi ressentir des sentiments. Il se dégoûte et culpabilise, même s’il sait que la vie ne lui a pas laissé le choix : c’était “tuer ou être tué”. J’ai mis plusieurs épisodes avant de bien le cerner mais dès que j’ai réussi à le comprendre, je me suis attachée à lui. À lui, mais aussi à Eiji, le sympathique petit japonais. C’est l’un des rares personnages “normaux” de l’anime.

La relation entre ces deux adolescents que tout oppose est émouvante. C’est une amitié profonde, sincère, presque fusionnelle. Il n’y a aucune romance dans Banana Fish seulement cette amitié. C’est l’un des rares sentiments positifs de l’anime mais il n’y a pas besoin de plus, tellement cette amitié est forte ! Elle suffit à contrebalancer toutes les démonstrations de haine, de jalousie ou les désirs inavouables dont sont affublés les autres personnages.

Il y a par ailleurs très peu de femmes dans Banana Fish. Ce n’est pas pour me déplaire, soit dit en passant ! Il y a dans cet anime tous les avantages du shôjo harem (des beaux gosses qui ont grave la classe) sans les inconvénients (la cruche inutile qui se fait secourir à tout bout de champ). Les rares femmes présentes sont intéressantes bien qu’elles soient des personnages très très secondaires.

Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette série un gros coup de cœur : univers original, dangers et héros charismatique. Pourtant, j’ai bien aimé, mais pas plus. Victime des préjugés ultra positifs que j’en avais ou réelles faiblesses du scénario, je ne sais pas vraiment l’expliquer. Qu’en penses-tu ? Si toi aussi, tu as vu l’anime, qu’as-tu ressenti ? As-tu également lu le manga ? Est-il meilleur ?

Plus

La belle gueule et la personnalité d'Ash : un blond ténébreux
L'amitié Ash / Eiji
Des flingues, de la drogue, des mafieux, du sang, du danger et des morts par dizaines

Moins

Manque de suspense
Difficulté à m'immerger dans l'univers
Ash trop infaillible pour être crédible

Note de l'auteur(e)
 
Scenario
6.5

 
Personnages et doublage
8.0

 
Dessins
7.0

 
Musique
6.5

 
Animation
7.5

Note du rédacteur
7.2

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Note des visiteurs
 
Scenario

 
Personnages et doublage

 
Dessins

 
Musique

 
Animation

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Scenario

Personnages et doublage

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