Chroniques anime
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Blue Spring Ride

par le 17 août 2021
 

J’ai découvert en juillet l’adaptation animée du shôjo Blue Spring Ride de l’autrice Io Sakisaka et son histoire qui m’a tout de suite accrochée. J’avoue avoir honte de ne m’être jamais plongée avant… Mais comme on le dit : il vaut mieux tard que jamais ! Alors, après avoir littéralement binge-watché cette unique et très courte saison produite par le studio Production I.G, je te livre ici mes impressions tout en essayant de te convaincre subtilement de te lancer toi aussi dans l’aventure !

Un amour du passé

C’est histoire de deux adolescents qui se plaisent. Timides tous les deux et ne sachant comment aborder l’autre, leur communication énamourée passe par un jeu de regards. Croiser ses yeux une première fois, les baisser, puis se regarder de nouveau à la dérobée : tel est le ballet que se livrent jour après jour Futaba Yoshioka et Kô Tanaka, deux collégiens qui semblent brûler de la même passion. Et c’est au pied d’un temple qu’ils se retrouvent par hasard lors d’une journée pluvieuse à la sortie des cours. 

Rencontre fortuite.

C’est comme cela que démarre un balbutiement de quelque chose. Que cela soit coïncidence ou destinée, Kô se lance par la suite et propose à Futaba de l’accompagner lors du festival d’été de leur quartier. Elle accepte et tout semble aller pour le mieux. 

Pourtant, Kô ne viendra jamais à leur rendez-vous, laissant Futaba dans une attente de plusieurs heures sous l’horloge du parc. Ne comprenant pas ce qu’il se passe, Futaba décide d’attendre la rentrée pour pouvoir le questionner.

Mais, malheureusement, après les vacances d’été, la jeune fille apprend que celui qu’elle aimait ne reviendra pas au collège : il a en effet déménagé subitement avant le deuxième trimestre. Pourquoi ? Futaba ne le saura probablement jamais. 

Une héroïne qui fait mouche

On retrouve Futaba en classe de seconde. Après s’être fait harcelée et ignorée au collège à cause de son apparence jalousée par ses copines de classe, elle s’est jurée dès son entrée au lycée de changer radicalement de personnalité pour se lier d’amitié plus facilement.

Elle est ainsi devenue à l’antipode de la « jeune fille » (attention, je ne partage pas cette représentation de la femme, je ne fais qu’expliquer ce qui est attendu dans l’œuvre) : celle qui « minaude », qui est gênée et toute mignonne devant la gent masculine, qui a de grands yeux de chaton et qui mange trois fois rien. Eh bien non. Futaba est tout le contraire. 

La quintessence de Futaba (longue vie à la nourriture).

Futaba est vivante, Futaba bouge, court, s’exclame et exprime ce qu’elle pense. Elle est sans filtre, spontanée et entière. C’est pour ces qualités que j’ai tout de suite aimé ce personnage ! Elle est rafraichissante, pétillante et donne le sourire. Elle ne baisse jamais les bras, ne se laisse en aucun cas abattre et est particulièrement tenace.

Et même si Blue Spring Ride veut dissocier les représentations féminines de la douceur par le personnage de Yuri Makita et celle de l’apparence négligée de Futaba, les deux personnages se complètent et sont bien plus complexes qu’ils ne peuvent laisser croire.

La douce Yuri Makita rejetée par les filles de sa classe car bien trop mignonne.

Entre tranches de rire et tranches de vie

Alors évidement dès le premier épisode on est tout de suite immergé(e) dans l’histoire : Futaba va recroiser son ancien amour du collège, Kô Tanaka, qui étudie dans le même lycée. Et c’est alors que commencent les ennuis pour la jeune fille car, bien sûr, celui qu’elle a connu l’espace d’un trimestre au collège n’est plus du tout le même. Le jeune garçon doux au regard tendre a bien changé depuis leurs trois années de séparation.

Coïncidence ? 

Ce qui est vraiment marquant dans cet anime c’est la relation entre Kô et Futaba : véritable duel du chat et la souris (car ce n’est plus un jeu à ce stade), les deux lycéens oscillent entre complicité mutuelle et agacement de l’autre. Car Futaba a un caractère bien trempé tandis que Kô a une certaine propension à la nonchalance.

Ainsi, leurs interactions sont souvent mouvementées, parfaitement mises en avant avec l’adaptation animée. Futaba et Kô sont hilarants et j’ai passé un très bon moment à les observer se chamailler pour tout et rien. Blue Spring Ride est frais et a le mérite de nous faire sentir bien mieux après chaque épisode.

Que de beauté Kô ! 

Les tranches de vie se développent tout au long de la série animée autour de nouveaux personnages qui arrivent au gré de la narration lorsque nos personnages rentrent en classe de première. Il se développe alors des amitiés, des conversations adolescentes autour de préoccupations majeures à tout âge : l’amour, les émotions, l’amitié, les moments passés ensemble, les souvenirs qui se créent. 

Le petit groupe d’amis aux premières lueurs du jour.

La seule chose négative que je pourrais soulever ? Eh bien c’est trop court ! On en redemande ! Car il faut bien savoir que la frustration peut être au rendez-vous si tu décides de regarder l’anime : en effet, ce dernier comporte 12 épisodes qui ne recoupent que les 4 premiers volumes sur les 13 que compte la série. Et aucune suite n’a été annoncée ou produite ! Tristesse infinie.

Et pour conclure cette chronique sur Blue Spring Ride sur une bonne note (que l’adaptation mérite) mais aussi pour te persuader (malgré tout) de regarder la série (à consommer sans modération), je te propose de t’installer confortablement et d’écouter la musique choisie pour l’opening de la série qui ne peut que te donner la pêche.

Interprétée par l’artiste Chico with HoneyWorks, elle symbolise à la perfection l’ensemble de cette adaptation réalisée par Ai Yoshimura et scénarisée par Tomoko Konparu.

Blue Spring Ride nous fait vivre dans un moment de douceur, de fraîcheur qui nous transporte dans une histoire d’amour complexe, de vie, d’amitié quoique parfois un peu adolescente et pourtant si touchante.

Plus

Les personnages de Futaba et Kô
L'histoire d'amour en toile de fond très touchante
Une narration qui nous tient véritablement en haleine : mais que va-t-il se passer ? Répond-lui Kô !!
Une adaptation propre et agréable : des couleurs vives et des personnages bien dessinés
Les seiyû sont top : quel plaisir auditif !

Moins

Quoi ? C'est déjà fini ?
Quoi ? Il n'y a pas de suite ?

Note de l'auteur(e)
 
Scenario
9.5

 
Personnages et doublage
10

 
Dessins
10

 
Musique
10

 
Animation
10

Note du rédacteur
9.9

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Scenario

 
Personnages et doublage

 
Dessins

 
Musique

 
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