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Les genres de shôjo : diversité et originalité

par le 10 octobre 2011
 

Les Magical Girls

Les shôjo peuvent aussi se décliner dans le genre magical girl lorsqu’il est question de magie. Ils sont souvent très bien classés au niveau des ventes et sont connus mondialement grâce à leurs multiples adaptations en animés ou mangas ou à leurs produits dérivés. Généralement, ce type de manga est associé au genre plutôt enfantin avec les débuts des premiers émois d’adolescents, mais qu’en est-il réellement ?

Une magical girl, qu’est-ce que c’est ?

Manga fullmoon wo sagashite
Illustration – Fullmoon wo sagashite

D’abord, une magical girl se repère assez facilement grâce à tous ses accessoires (sceptre, bijoux ou autres accessoires de transformation la plupart du temps), son costume lorsqu’elle utilise la magie ou son animal de compagnie si elle en a un. Elle vient d’un royaume magique avec lequel elle a un lien. Sinon elle vient d’acquérir ses pouvoirs afin de faire le bien autour d’elle. Les trois-quarts du temps elle doit garder son pouvoir secret et le partage ainsi avec le lecteur (ou spectateur). La plupart de ces filles ont des scènes de transformation afin de revêtir leur habit pour sauver le monde sans être reconnues, comme le super héros Superman.

L’amitié, un pouvoir non magique

Manga ultra maniac
Illustration – Ultra Maniac

Dans tout shôjo, il est question d’amitié et de romance, ce genre ne fait pas exception. Au début, les magical girls étaient seules mais souvent accompagnées par leur fidèle compagnon. Même si au début leur amitié n’est pas vraiment présente, elle se tisse au fur et à mesure de l’histoire. Elles mettent toujours en avant les autres et n’hésitent pas à leur venir en aide. Le sens de l’amitié est donc des plus présents dans ce genre de manga. C’est ce lien qui leur permet d’avoir plus de force et de courage. Cependant, depuis les années 1990 avec l’arrivée de Sailor Moon, elles sont accompagnées par d’autres équipières en plus de leur compagnon. Elles forment ainsi des groupes allant de trois à cinq membres ou plus mais jamais quatre (ce chiffre porte malheur au Japon). Elles devront se serrer les coudes malgré leurs différences et surtout être soudées et s’entraider, c’est là que naît l’esprit d’équipe. Beaucoup de mangas sortent avec cette idée de groupe comme par exemple Tokyo Mew mew, Magical Doremi, Chocola et Vanilla, Shugo chara, etc. D’autres ont du mal à se trouver des amis humains et qui ne les rejettent pas du fait de leurs différences. Cet aspect est largement mis en avant dans Ultra Maniac, qui retrace l’amitié entre un humain et une personne venant du royaume magique. Cela accentue encore plus la difficulté qu’éprouvent certaines d’entre elles de se faire accepter, notamment par les humains.

La romance sous un autre jour

Manga shugo Chara
Illustration – Shugo Chara

Elle nait quasiment dès le début, dès les premiers tomes ou épisodes. La plupart du temps c’est avec celui qui sauve l’héroïne comme dans Sailor Moon ou sinon il s’agit toujours d’un garçon du même âge (de la même classe). Bien sûr, on retrouve les classiques du shôjo, un jeune homme, beau, cool, intelligent, sportif, enfin tout ce qu’une fille peut rêver. Cependant, être une magical girl impose donc le silence sur son secret et donc impossible pour elles de vivre un amour sincère. Elles vivent donc dans le mensonge, comme par exemple dans Tokyo Mew Mew, où l’héroïne a du mal à cacher son secret à celui qu’elle aime. Dans d’autres, il s’agit même d’un triangle amoureux comme dans Shugo Chara ! entre Amu, Tadase et Ikuto. Ce sont surtout des romances basées sur des histoires de collégiens ou de lycéennes pour la plupart, donc des débuts d’émoi entre adolescents. Néanmoins, certaines sont plus intenses, et gagnent un peu plus en profondeur. C’est spécialement le cas de Fullmoon – A la recherche de la pleine lune, cette série évoque vraiment des liens et surtout des amours douloureux entre les personnages. Il est même question de suicide et de problèmes vraiment profonds que l’on retrouve rarement dans certains mangas.

Les peines de cœur sont aussi présentes, avant elles étaient toujours heureuses en amour, mais maintenant ce n’est plus le cas, elles ont également des refus de la part de certains garçons. Ils ne succombent plus aussi vite qu’avant. C’est en particulier le cas dans le manga Card captor Sakura où l’héroïne aime passionnément le beau Yukito (Matthieu), ce qui n’est malheureusement pas réciproque.

La magie parmi elles

Comme l’indique le mot magical girl, il y a forcément l’aspect magique. Elles utilisent donc leur pouvoir pour sauver le monde comme par exemple dans Tokyo Mew Mew ou Sailor Moon. D’autres l’utilisent pour leur propre usage, c’est le cas de Creamy ou Emi Magique, généralement c’est au sujet de leur carrière artistique ou de leur futur rêve. La magie a donc son importance, sans cela, elles ne sont rien. Néanmoins, certains mangas ont décidé de jouer cette carte, ainsi certaines héroïnes se retrouvent privées de pouvoirs pendant une certaine période (allant de quelques heures à plusieurs jours). C’est dans ces cas-là qu’on les voit sous de nouveaux jours plus affaiblies. Elles se remettent aussi souvent en question. Par exemple dans Shugo chara, Amu se pose beaucoup de questions sur son futur et ce qu’elle deviendra. Cette partie du manga a donc énormément évolué durant ces quelques années.

Ce genre peut paraître tout rose en apparence mais des fois cela cache une histoire plus complexe et plus sombre. Il commence vraiment à se transformer et à se tourner plus vers du fantastique tel que L’académie Alice ou Alice 19th qui sont deux mangas à mi-chemin entre le fantastique et le magical girl.

Par Shirubi

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