Trois illustrations de personnages féminin, mises côte à côte. Les illustrations sont centrées sur le visage du personnage.

Début avril, j’ai eu la chance de me rendre au musée Yayoi pour visiter l’exposition dédiée à Hideko Tachikake. Les travaux de Tachikake étaient accompagnés de quelques autres œuvres de ses deux consœurs A-ko Mutsu et Yumiko Tabuchi. Peu commentées en dehors du Japon, ces trois mangakas ont pourtant marqué les années 1970, avec un style qui leur est associé : l’otometic.

Aaaaaah, les shōjo mangas des années 1970. On nous parle tout le temps de La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda, du Clan des Poe de Moto Hagio, du Poème du vent et des arbres de Keiko Takemiya… Du drame et de la tragédie ! De l’imaginaire ! L’Europe et le passé ! De l’homosexualité et du travestissement !

Mais peut-être t’es-tu déjà demandé comment on passe de ce type de récits à des romances scolaires dans le Japon contemporain, avec des héroïnes ordinaires ? Par exemple À tes côtés de Megumi Morino ou Honey Lemon Soda de Mayu Murata. Car de prime abord, le lien entre les deux n’est pas forcément très évident.

Les mangas otometics sont la principale clé de cette évolution.

Présentation1

Mutsu, A-ko. (1979). Utai wasureta ichi-shōsetsu. Ribon.

Le mot « otometic (おとめチック) » est dérivé du mot japonais « otome » (une jeune fille), transformé en adjectif en y accolant le suffixe anglophone « -tic ». On peut donc traduire cette expression en quelque chose comme « girly ».

Tachikake, Hideko. (1977). Ame no furu hi wa soba ni ite. Ribon.

Il a manifestement été créé par l’équipe éditoriale du magazine Ribon, des éditions Shūeisha, comme accroche aux mangas d’A-ko Mutsu, avant d’être appliqués sur ceux de Yumiko Tabuchi et de Hideko Tachikake, elles aussi contributrices au Ribon.

Une autre expression a été largement utilisée en parallèle. Il s’agit de « Ivy manga », en référence à la Ivy League. J’expliquerai un peu plus bas pourquoi.

Les mangas otometics sont généralement très courts, la plupart ne font qu’un unique chapitre, avec quelques séries ne dépassant guère un ou deux volumes reliés. Les scénarios peuvent être rapprochés de la tranche de vie et de la romance, souvent un mélange des deux, et sont lents et simples. Plutôt que de briller par des scénarios complexes ou dramatiques, ces mangas mettent surtout en avant une atmosphère, une ambiance, voire une aesthetic, douce, féminine et mignonne… otometic en somme.

Tout cela n’est que prétexte à voir les protagonistes, filles ou garçons ordinaires, le plus souvent des élèves de lycée ou d’université vivant au Japon, grandir et vivre des émotions et des petits drames de la vie de tous les jours.

Couverture française du manga A-Girl, par Fusako Kuramochi, aux éditions Akata (2024).

Si tout cela te fait penser à A-Girl, très bon manga de Fusako Kuramochi, disponible aux éditions Akata, tu as tout à fait raison ! Le mot « otometic » reste associé au magazine Ribon, mais d’autres autrices importantes des années 1970 et 80 font un travail similaire dans différents magazines. Outre Kuramochi, la très notable Mariko Iwadate, malheureusement inédite en français, est aussi régulièrement rapprochée du style otometic par les commentateurs (Toku, 2015, p.27).

Fusako Kuramochi est, sans l’ombre d’un doute, l’une des pierres angulaires du shôjo manga, le « chaînon manquant » qui fait évoluer cette catégorie éditoriale dans sa période moderne. Tandis que de grandes autrices s’en donnaient à cœur joie pour développer des univers imaginaires, elle ancre de manière décisive les histoires dans le quotidien du Japon. En parallèle du mouvement otome-tic, qui présentait des histoires plutôt « pures » (voire « naïves »), Fusako Kuramochi apporte à ses héroïnes une profondeur psychologique très réaliste, qui la rapprochera de ses lectrices.

Annonce : A-Girl (akata.fr)

Donc des histoires courtes de type tranche de vie/romance, d’accord. Mais pourquoi est-ce si notable pour l’époque ?

Avant l’otometic

Le genre aujourd’hui dominant du shōjo manga est celui de la romance. Il est tellement dominant que l’expression « voie royale (王道) » est parfois utilisée pour qualifier l’un de ses sous-genres : la romance scolaire située dans le Japon contemporain.

Pourtant ce genre n’a pas toujours été une évidence. Il ne commence à s’installer, péniblement, que pendant la décennie 1960, porté par des autrices comme Hideko Mizuno et Yoshiko Nishitani. Il cohabite avec les histoires de famille, de danse ou de sport, d’horreur, du féerique, de l’historique et cætera.

J’ai bien utilisé le mot « péniblement » pour son installation : les éditeurs n’étaient pas franchement pour ce type d’histoire, jugé indécent, et les autrices ont dû batailler pour pouvoir représenter des scènes de baiser (Hidaka, ca. 2022), aujourd’hui indissociables du genre !

Pendant la seconde moitié des années 1960, la romance est donc un genre novateur voire avant-gardiste. Puis s’il devient bien installé pendant la décennie 1970, il reste encore loin de sa domination d’aujourd’hui.

Pour faire accepter ce genre (et ses effroyables baisers !) auprès des éditeurs, les autrices ont tendance à placer les intrigues dans des espaces inaccessibles aux lectrices : l’étranger, le passé, l’imaginaire… Yoshiko Nishitani (et d’autres autrices moins connues) a bien fait quelques histoires plus ou moins romantiques situées dans des écoles japonaises contemporaines, avec par exemple Lemon to Sakuranbo (Shūkan Margaret, 1966), mais cela reste une exception ; dans l’ensemble tout est fait pour détacher la romance de la réalité.

Planche de manga, où un homme transporte amoureusement le cadavre d'une femme dans une voiture, dans l'intention de se suicider dans un endroit où personne ne les retrouvera.
Satonaka, Machiko. (1966). Nana yo, itsumademo. Shūkan Shōjo Friend.

En outre le registre est souvent exagéré, là encore pour éloigner la romance de la réalité. Les personnages sont très souvent très riches, la noblesse et les stars étasuniennes en tête, ou au contraire dans une situation misérable. Une forte tendance au drame et à la tragédie ou à un humour absurde, n’arrange pas les choses.

La naissance d’un style

Lancé en 1955, le Ribon est le magazine dit imōto (petite sœur) de Shūeisha, c’est-à-dire qu’il vise la tranche d’âge la plus basse du shōjo manga, les 8~12 ans environ (l’école primaire donc). Ses deux magazines « grandes sœurs » sont le Margaret (où officiera une certaine Fusako Kuramochi) qui vise les collégiennes et lycéennes et le Seventeen qui visait les lycéennes et étudiantes (aujourd’hui c’est le Cookie qui joue ce rôle).

Ce schéma d’âge est théorique. En fait pendant les années 1970 le lectorat de quasiment tous les magazines shōjo s’élargit drastiquement, que se soit en terme d’âge mais aussi de genre (c’est à dire qu’un nombre non-négligeable d’hommes se mettent à lire du shōjo manga). Le Ribon finira par toucher des étudiantes et étudiants d’université, notamment grâce aux autrices otometics (Galbraith, 2019, p. 366-67).

Yukari Ichijō, l’une des contributrices principales du Ribon et autrice majeure de l’époque, incarne bien la tendance de cette période, concernant aussi bien la diversification du lectorat du shōjo manga que de cette sorte de « fuite en avant » de la romance.

Planche de manga, où un bellâtre aux cheveux long embrasse de force une fille.
Ichijō, Yukari. (1973). Heart ni hi o tsukete. Ribon.

Les scénarios, situations et personnages sont rocambolesques ou tourmentés. Le contexte alterne entre l’Occident (majoritaire) et le Japon (minoritaire) ; les personnages sont nobles, ou des stars, ou des truands et cætera ; des drames effroyables ont lieu, il y a du suspense et de l’action ; et particularité de l’autrice : c’est parfois franchement sexy.

Ichijō va ainsi continuer à faire des siennes de longues années durant dans le Ribon. Mais cela n’empêche pas que vers 1974, et pour une douzaine d’années, le magazine entre dans son « époque otometic » sous l’impulsion d’une jeune mangaka…

A-ko Mutsu (陸奥A子)

Une fille au cheveux long qui porte une écharpe et un pull en laine, sur fond abstrait d'une ville dans la nuit.
Mutsu, A-ko. (1981). Tenshi mo yumemiru Long yoru. Ribon.

A-ko2 Mutsu commence sa carrière et intègre le Ribon en 1972 à l’âge de 18 ans. Par chance son éditeur lui laisse une grande liberté de style et de contenu. En terme de style, elle s’inspire grandement de celui de Yumiko Ōshima, autrice réputée pour ses histoires très dures, mais avec un style graphique fin, léger et éthéré, avec une mise en page ouverte et aérée. Ce style facilite l’introspection des personnages.

Pendant les années 1960 et 70, la tendance dans le manga est d’utiliser des traits épais pour dessiner. Une bascule vers un trait fin est amorcée, de manière globale, vers 1979~80 avec Katsuhiro Ōtomo lorsqu’il s’inspire de Moebius (Exner, 2025, p. 160-61). Début 1970, Ōshima a un trait déjà relativement fin pour l’époque. Mais A-ko Mutsu ne se contente pas de le reprendre, elle l’affine de plus en plus au fil des années, si bien que lorsqu’Ōtomo popularise les traits fins, Mutsu utilise déjà une finesse approchante depuis quelques années.

Outre cet important changement stylistique, qui lui permet de donner une grande douceur à ses planches, Mutsu raconte dès son tout premier manga une romance dans un lycée japonais. Dans Shishiza umare no anata-sama, l’héroïne tombe amoureuse d’un garçon un peu casse-cou. Oui, c’est tout le scénario en 24 pages : la fille tombe amoureuse du garçon, fin.

Le contraste est saisissant par rapport au style dense et nerveux d’Ichijō. Cette lenteur favorise l’introspection de l’héroïne, qui petit à petit comprend ses sentiments, alors magnifiés.

Mutsu, A-ko. (1973). Oishii koigusuri. Ribon.

L’objectif de Mutsu est de représenter des personnages ordinaires. Pas un rêve inaccessible alors monnaie courante dans le shōjo manga, mais bien un bonheur accessible à ses lectrices, là, tout de suite, maintenant. Elle va donc faire de ces tranches de vie/romances ordinaires le sujet de tous ses mangas.

Pour être une autrice à succès dans le shōjo manga, il est important de faire attention à la mode. Là encore Mutsu s’éloigne des conventions qui favorisent les froufrous, rubans et somptueuses robes pour se tourner vers la mode en vogue chez les jeunes de l’époque : l’Ivy Look. Un style inspiré des campus étasuniens, alors largement mis en avant par les magazines de mode comme non-no et an⋅an : motifs à carreaux, pulls sans manche, chaussettes montantes…

Pour parfaire ce look « ordinaire » elle donne à certains de ses protagonistes une paire de lunettes. Ce dernier détail n’est pas anodin du tout : c’est très rare pour l’époque !

Mutsu enchaîne ainsi les histoires courtes de quelques dizaines de pages et devient rapidement la mangaka vedette du magazine. Cette popularité est visible par le fait que ses mangas sont très souvent en couverture. Tandis que la plupart des furoku (petits suppléments de type papeterie, bijoux…) du magazine, utilisent ses illustrations.

Mutsu, A-ko. (1982). Karuku kasukanaru oto nite. Ribon.

À mesure que son trait s’affine, ses mangas deviennent de plus en plus mignons. Et parfois ils versent carrément dans le merveilleux avec par exemple la très marquante mini-série Tenshi mo yumemiru Long yoru, publiée en 1981 : un récit choral qui a lieu une nuit sous la neige, en pleine coupure de courant. Un moment magique propice aux rencontres inopinées.

Yumiko Tabuchi (田渕由美子)

Yumiko Tabuchi débute en 1970 à l’âge de 16 ans. Marquée par les comédies romantiques de Hideko Mizuno et Yoshiko Nishitani, elle s’inscrit initialement dans ce style. Mais en 1971 elle découvre Yumiko Ōshima et en devient éperdument fan. Comme Mutsu, elle récupère d’Ōshima des éléments stylistiques pour un résultat distinct, mais toujours aussi doux.

Planche de manga. Une fille et un garçon discute dans un café. Puis ils marchent dans la rue, et le garçon s'arrête pour acheter un porte-clé mignon à la fille.
Tabuchi, Yumiko. (1976). Crocus saitara. Ribon.

Elle ne commence la migration de ses histoires des États-Unis vers le Japon qu’à partir de 1974, et continue à alterner entre les deux pays pendant quelques années encore. Cette bascule, avec aussi l’adoption de l’Ivy Look et des fameuses paires de lunettes, lui permet de rejoindre Mutsu sous le label « otometic ».

Mais là où les héroïnes de Mutsu sont plutôt rêveuses, celles de Tabuchi sont un brin mélancoliques et parfois complexées. Mais elles font de leur mieux et parviennent finalement à gagner confiance en elles.

Étant elle-même étudiante lors de ses premières années de carrière, Tabuchi préfère représenter la vie d’étudiants de l’université, plutôt que celle de lycéens.

Illustration automnale d'une fille en kimono et d'un garçon à casquette.
Tabuchi, Yumiko. (1978). Ame no ito o tsumuide. Ribon.

Entre son mariage avec son éditeur et la venue d’un enfant, la mangaka commence à drastiquement lever le pied sur le rythme de publication en 1980 (année où elle ne publiera d’ailleurs aucun manga). Ça tombe bien, car la Shūeisha lance en 1981 le Ribon Original.

En effet lors de cette période 1980~82 la Shūeisha décide de recentrer le Ribon sur un jeune public. Cette stratégie s’avère payante, permettant au Ribon de dépasser les chiffres de vente du Nakayoshi, son concurrent imōto chez Kōdansha, avec des succès commerciaux monumentaux comme Tokimeki Tonight de Koi Ikeno (autrice clairement influencée par l’otometic) et Chibi Maruko-chan de Momoko Sakura (Exner, 2025, p. 163). Les autrices plus anciennes sont encouragées à s’adapter à cette nouvelle ligne éditoriale, ou sont invitées à aller dans un autre magazine de la Shūeisha.

Le Ribon Original, comme son nom l’indique, conserve l’ancienne ligne éditoriale de la décennie 1970, avec un lectorat un peu plus âgé que celui du Ribon (外舘, 2026, p. 108). Le rythme de publication est de quatre numéros par an, en ne publiant quasi-exclusivement que des histoires courtes d’un seul chapitre, ou des histoires bonus de séries du Ribon. C’est l’endroit rêvé pour Tabuchi, qui d’ailleurs dessine un grand nombre de couvertures pour ce nouveau magazine.

Tabuchi, Yumiko. (1984). Kosaaju. Ribon Original.

A-ko Mutsu ne la rejoindra qu’en 1985. Mais pour les deux autrices, le Ribon Original n’est qu’un magazine de passage. Elles rejoignent la sphère du You et de ses dérivés (Young You, Office You…), le magazine ladies’ comics de Shūeisha, vers 1990 pour Mutsu, et vers 1997 pour Tabuchi après sept années de pause dans sa carrière.

Hideko Tachikake (太刀掛秀子)

Tachikake, Hideko. (1978). Hana buranko yurete…. Ribon.

L’association de Hideko Tachikake au style otometic est beaucoup moins évident que pour Tabuchi. Elle intègre le Ribon en 1973, à l’âge de 16 ans. Dans sa jeunesse elle est fan d’Osamu Tezuka et de Hideko Mizuno, avec leurs mangas d’aventure comme Astro le petit robot pour le premier et Shiroi Troika pour la seconde. Elle apprend à dessiner des mangas avec des livres de Shōtarō Ishinomori. Son style est donc mécaniquement plus épais, moins léger et plus « daté » que ceux de Mutsu et Tabuchi.

J’en ai déjà parlé ailleurs (Popek, 2025), mais « la maladie et la mort » est un thème récurrent des fictions shōjo depuis le début du siècle. Le premier manga de Tachikake, Yuki no asa, s’inscrit dans cette lignée en étant un manga de pneumonie (qui se termine bien), avec des éléments féeriques. Elle continue avec un second manga sur la schizophrénie (qui se termine mal).

Ces deux premiers mangas sont situés à l’étranger (je dirai l’Angleterre pour les deux), puis elle déplace ses histoires au Japon à partir de son troisième manga, en adoptant l’Ivy Look et les paires de lunettes… mais n’abandonne pas ses drames pour autant.

Tachikake est de fait la caution dramatique de l’otometic, ses thèmes tournent beaucoup autour de la vie, de la mort et du deuil, de la maladie, de l’abandon et de l’adoption et même du racisme avec quelques protagonistes métisses.

Tachikake, Hideko. (1976). Milky Way. Ribon.

Sa tendance au drame la pousse à dessiner des histoires sensiblement plus longues que celles de Mutsu et de Tabuchi, avec bien plus de séries. Elle publie ses deux premières séries en 1976 (il faut attendre 1980 pour Mutsu !). Sa deuxième, Milky Way, est une histoire où une lycéenne fait un voyage seule depuis Tokyo vers les montagnes au nord, dans une démarche de deuil. Son demi-frère est en effet mort après une chute dans le lac d’une de ces montagnes.

Marquée par un de ses voyages à Hokkaidō, le voyage vers les régions nordiques du Japon s’immisce dans son œuvre. Une autre série notable de l’autrice est par exemple Popo-sensei ganbaru!!. Datée de 1983, elle raconte les tribulations d’un jeune vétérinaire qui part s’installer parmi les vaches et les chevaux de Hokkaidō. Sensiblement plus douce et mignonne que Milky Way, on y retrouve, de par la profession de son protagoniste, les thèmes chers de Tachikake : la vie, la mort et la maladie.

À côté des drames, elle dessine tout de même aussi des romances plus douces et joyeuse comme P.M. 3:15 Love Poem (Ribon, 1975). C’est d’ailleurs grâce à ces dernières qu’elle gagne finalement le qualificatif « otometic », en 1978.

Tachikake, Hideko. (1980). Marino, kimi no koe ga. Ribon.

Ne faisant définitivement pas comme ses deux consœurs, elle arrête sa carrière en 1986, sans jamais avoir quitté le Ribon (elle ne dessine que trois histoires pour le Ribon Original) et part s’installer à l’étranger. Elle reprendra le crayon de 1993 à 2002, pour dessiner quelques essay mangas sur ses expériences à l’étranger et sur la maternité.

Mise à jour du 31/07/2026 : Précisions sur le style utilisé par Yumiko Ōshima, pour rendre plus explicite en quoi il facilite l’introspection des personnages.

Notes

  1. Sauf mention explicite d’une autre référence, toutes les informations autour de l’otometic et de ses trois principales autrices viennent du livre dirigé par 外舘 (2026), modulé par mes lectures d’un échantillon de mangas otometics (en papier & numérique). ↩︎
  2. « A-ko » se prononce à l’anglaise pour le « A ». Il s’agit d’une stylisation du prénom « Eiko ». ↩︎

Bibliographie

外舘惠子 (編). (2026). 陸奥A子・田渕由美子・太刀掛秀子 りぼん70’sおとめチック☆エポック. 河出書房新社.

Exner, Eike. (2025). Manga: A New History of Japanese Comics. Yale University Press.

Galbraith, Patrick W. (2019). Seeking an Alternative: “Male” Shōjo Fans Since the 1970s. In J. Berndt, K. Nagaike & F. Ogi (Ed.), Shōjo Across Media: Exploring “Girl” Practices in Contemporary Japan (pp. 355–390). Palgrave Macmillan.

Hidaka, Toshiyasu. (ca. 2022). Kissing Scenes in Manga. Google Arts & Culture. https://artsandculture.google.com/story/4AWxyusBVxGtIA

Popek, Julia. (2025). Le shōjo manga avant la Rose de Versailles : une rose en bouton. AnimeLand, 250, 4–11.

Toku, Masami (Ed.). (2015). International Perspectives on Shojo and Shojo Manga. Routledge.

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Julia Popek

Je m'intéresse à l'histoire du shōjo manga et de ses dérivés.

Site perso : https://juliapopek.fr/

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