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Revue de presse : semaine du 19 au 25 avril 2021

par le 27 avril 2021
 

Après quelques semaines de pause, la revue de presse shôjo est de retour ! Regardons ensemble les temps forts de la semaine passée.

Tout d’abord, je tenais à m’excuser pour la disparition de cette rubrique pendant ces quelques semaines. Entre la fatigue accumulée, mon anniversaire et diverses autres choses, j’avais perdu le fil de la revue de presse. Mais c’est chose réparée avec l’article d’aujourd’hui !

Je reste sur la même formule, sauf que pour combler le trou que ces trois semaines d’absence ont causé, j’ai ajouté une petite rubrique réunissant un florilège de mes chroniques favorites des semaines antérieures.

C’est donc parti pour une revue un peu plus dense qu’à l’accoutumée. Bonne lecture !

Les chroniques de la semaine

La semaine passée a été très riche en chroniques, avec à la fois des critiques sur des nouveautés mais aussi des articles traitant de séries un peu moins récentes. J’ai donc essayé de mélanger ces deux aspects pour t’offrir une sélection – dense – de chroniques.

Comme d’habitude, je les ai classées par date de publication et ordre alphabétique.

Les chroniques d’Azfaréo, fantasy et shôjo font bon ménage : Dans l’émission du 13 avril du Cri du Mochi, mise à disposition sur YouTube via IGN France lundi dernier, CatnGeek s’intéresse à ce shôjo fantastique disponible chez Akata.

Les chroniques d’Azfaréo offre un récit dense, qui s’épaissit au fur et à mesure, flirtant avec l’heroic-fantaisy et la géopolitique. CatnGeek est également conquise par l’univers créé par l’autrice, Shiki Chitose.

La série m’intriguait beaucoup dès son annonce et cette vidéo m’a convaincue de débuter la série, qui s’annonce courte puisqu’elle ne fait que 9 tomes.

L’étagère à mangas #32 : ORANGE : Vincent Mondiot de la chaîne YouTube éponyme parle d’orange, le célèbre manga d’Ichigo Takano, publié chez Akata. Petit rappel, ce manga a d’abord été prépublié dans un magazine shôjo (Betsuma) pour ensuite basculer dans un magazine seinen (Manga Action). Cela explique sûrement le style de dessin, un peu à la frontière entre les deux catégories.

Cette vidéo est très intéressante car elle offre le point de quelqu’un qui ne lit pas spécialement beaucoup de shôjo tout en évoquant certains problèmes que rencontre cette cible éditoriale.

Il évoque orange avec beaucoup de passion, en revenant sur les thèmes difficiles traités par la mangaka. Sans trop spoiler sur l’intrigue, il dévoile quelques éléments, mais ça devrait passer. 😉

J’aimerais revenir sur sa dernière intervention concernant la séparation des mangas par cible éditoriale liée au genre. Le point qu’il soulève est intéressant. On l’a vu à maintes reprises que cette classification particulière avait tendance à enfermer le shôjo dans une catégorie particulière, peu valorisante.

Malgré tout, créer du manga pour un public féminin a vraiment permis à ce médium de s’implanter dans les habitudes de lectures des filles et jeunes femmes, à la différence de la BD franco-belge. De même, de nombreuses autrices ont émergé grâce à cela.

A tes côtés #3-5 – Megumi Morino : Kiriiti revient sur les trois derniers tomes de cette série de Megumi Morino. Elle a apprécié le développement des personnages, qui tendent chacun vers l’amélioration. Que ce soit Hananoi ou Hotaru, tous les deux progressent dans leur relation et dans leur rapport à l’autre. Quelques bémols subsistent, notamment dans la construction de la narration (je n’en dis pas trop) et le côté encore un peu obsessionnel de Hananoi.

Comme un adieu de Takako Shimura : Tachan nous présente son avis sur le premier tome de Comme un adieu. Cette amorce permet une véritable réflexion sur plusieurs sujets autour de la sexualité et des relations amoureuses, à travers l’ajout d’un élément fantastique. En effet, l’un des personnages se transforme en enfant du jour au lendemain. Si la série possède un potentiel certain, Tachan avoue rester sur sa faim. Elle note quand même la maîtrise de Takako Shimura pour conter une histoire subtile qui ne met pas mal à l’aise. Comme un adieu n’est peut-être pas une série vers laquelle je me tournerais, mais cette très jolie critique la met bien en avant.

Critique manga #373 – Sailor Moon Eternal Edition tome 1 à 3 : Sofia du blog Lire en bulles nous dévoile ses impressions après la lecture des trois premiers tomes de cette nouvelle édition du manga culte de Naoko Takeuchi. Elle commence par présenter brièvement le parcours de l’autrice et replacer l’œuvre dans son contexte et son époque. Globalement, Sailor moon est un récit très dense, qui va vite – sans pour autant être bâclé. Les rebondissements sont fréquents, à tel point que Sofia note un côté théâtral à l’histoire. Les différentes protagonistes sont d’ailleurs très attachantes. Pour ma part, il me manque le tome 3 de l’édition Eternal pour être à jour et commencer la série.

Comme les autres – tome 1 : C’est la toute dernière nouveauté des éditions Kana. On peut retrouver déjà 4 avis sur cette série :

Tou(te)s les quatre notent un début prometteur qui aborde, habilement, le sujet du handicap à travers son héros malentendant. Il ne s’agit pas d’un thème complètement nouveau puisque comme le soulignent L. et Euphoxine, il existe déjà quelques mangas le traitant, comme A silent voice ou encore A sign of affection. Cela contribue à donner lui davantage de visibilité.

Les personnages sont d’ailleurs attachants, touchants et plutôt mystérieux, en particulier le héros, Ibuki. Tout ne nous est pas dévoilé à leur sujet, mais on devine les blessures qu’ils gardent en eux, que ce soit dans leur comportement ou leur psychologie. Le côté agaçant de l’héroïne participe, selon L., à son charme. Julie note d’ailleurs que celle-ci possède une force de caractère intéressante. Enfin, Pommy apprécie la profondeur du récit, qui n’apparaît pas forcément de prime abord lorsque l’on commence l’histoire.

La minute Yaoi #1 : MADK : Kael de Just Focus livre son ressenti concernant MADK, un yaoi publié par les éditions Taifu. La série propose un univers sombre, violent que l’on peut entrevoir dès la couverture comme le souligne Kael. En exposant plusieurs tabous (inceste, cannibalisme et meurtre), MADK fait réfléchir autant qu’il peut déranger. C’est là où le talent de l’autrice intervient. Il est toutefois à réserver à un public averti.

Banana Fish (T.1 et 2) – Akimi Yoshida (Edition Panini) : Pour leur premier article sur leur blog Ly et Dine bouquinent, Ly présente une série qui fait parler d’elle depuis quelques semaines, après l’annonce de sa réédition, en version Perfect par Panini. Avant d’entrer dans le cœur du récit, iel s’intéresse à la catégorisation de Banana fish. Oui Banana fish est un shôjo, prépublié dans le Betsucomi (Called game, Cœur de hérisson, etc.) à la fin des années 1980. Ly précise donc que le shôjo possède toute une diversité qu’il est pertinent de mettre en avant !

S’agissant des deux premiers tomes, iel n’en dévoile pas trop mais on ressent que cette lecture lui a plu. Sûrement d’ailleurs que les graphismes n’y sont pas étrangers tout comme les personnages, très poignants. De mon côté, j’attends patiemment ma paie pour pouvoir – ENFIN – commencer cette série qui s’annonce aussi captivante que sombre.

Du côté de la blogosphère anglophone

Chaque semaine, lorsque c’est possible, je mets en avant un article issu de la blogosphère anglophone. Cette fois-ci, il s’agit d’une interview de Yumi Tamura datant d’août 2020.

Attention, la série dévoile certains éléments importants des intrigues de Basara et 7 SEEDS. Mais l’autrice méritant plus de reconnaissance, je tenais à partager cette traduction.

Yumi Tamura Long Interview from Da Vinci August 2020 Issue : Cette interview est longue mais riche en enseignements. Elle nous en apprend davantage sur cette mangaka, sa vision du shôjo et son processus créatif. Ainsi Yumi Tamura a vraiment eu envie, très tôt, de présenter des héroïnes battantes – pas forcément fortes car pleines de doutes – qui rivalisent avec leurs pendants masculins, sur un même pied d’égalité.

Je ne pourrais pas détailler l’ensemble de l’interview tant elle est dense, mais voici une citation qui m’a marquée :

It’s true that I’m often told that my work is not limited to the boundaries of shoujo manga. But I’ve never thought of shoujo manga as having any boundaries, and I naturally believe that it has a wide range where anything can be done.

Yumi Tamura – Interview pour le magazine Da Vinci (Août 2020)

Il est vrai que ses récits s’éloignent des « codes » communément admis du shôjo, mais justement pour Yumi Tamura le shôjo n’a pas de limites. C’est un univers très riche.

Mon coup de cœur

Je te présente mon coup de cœur parmi l’ensemble des chroniques lues et regardées la semaine dernière.

J’adore les drama autant que j’apprécie lire un bon manga/manhwa ou manhua. C’est pourquoi, j’ai souhaité mettre en avant cette très jolie chronique de Cam, qui parle d’une série chère à mon cœur : Palais de Park So-Hee.

Goong : Cam nous partage son avis sur le drama coréen Goong. Il s’agit de l’un de mes sunjung préférés, qui n’a malheureusement pas été plus loin que le 11e tome en France. Les manhwa n’ont jamais vraiment trouvé leur place chez nous.

Pour en revenir à la chronique de Cam, celle-ci montre bien que cette adaptation a vieilli mais c’est aussi ce qui fait son charme. Les clichés des histoires narrées dans les années 2000 sont bien présents, et en force ! Malgré tout, Cam a passé un très bon moment, appréciant les personnages – imparfaits mais attachants tout comme le contexte particulier de cette monarchie fictive en Corée.

Best of avril

Pour me faire pardonner de mon absence et parce qu’il serait injuste de ne pas mettre en avant ce qu’il s’est passé pendant cette période, je te dévoile 3 chroniques – écrites et vidéo – publiées lors de ces 3 premières semaines d’avril.

Mon avis sur… And (&) T.1 de Mari Okazaki (publié le 31 mars) : Mari Okazaki plaît autant qu’elle divise et je suis ravie de constater que L’Apprenti Otaku a été séduit par ce premier tome. Il s’agit de l’une de mes autrices favorites, donc cela me fait énormément plaisir ! J’ai choisi cette chronique car il en parle avec beaucoup de sensibilité, ce qui pousse forcément à l’intérêt. Il a notamment été touché par les portraits, esquissés rapidement, des trois personnages principaux : Kaoru, l’héroïne, le Dr Yagai, son supérieur, et Shiro, une ancienne connaissance.

Kimi Wa Pet – Yayoi Ogawa (publié le 6 avril) : Là encore on touche à ma corde sensible, puisque Kimi wa pet est sûrement l’un de mes titres fétiches, celui dont je ne pourrai jamais me séparer. Dans sa chronique, Kiriiti évoque les points forts et défauts de cette série. Globalement, c’est un manga qu’elle a apprécié notamment grâce à ses personnages et à la réflexion que l’autrice propose sur la place des femmes dans la société japonaise. Elle regrette toutefois une fin précipitée.

#VendrediLecture​ : que vaut l’édition Perfect de Banana Fish ? (publié 17 avril) : Nico de Yaoi Cast s’est intéressé à la réédition de Banana fish proposée par Panini depuis le 21 avril dernier. C’est une vidéo très passionnée qu’il nous dévoile, et je me focaliserai sur la partie analyse de l’édition Perfect.

Nico présente cette nouvelle édition en 10 tomes (grand format, tomes doubles, etc.) de très belle facture avec ses couvertures au vernis sélectif. Elle propose notamment une traduction revue, ainsi que des histoires courtes inédites, présentes dans le dernier volume. Par ailleurs, chaque tome comporte un ex-libris.

Il a toutefois été déçu par le travail sur les onomatopées, qui sont trop petites par rapport aux originales. En revanche, même si la première page semble floue, les planches bénéficient vraiment de cet agrandissement, qui permet de mieux profiter du chara-design, certes vintage mais agréable, de l’autrice.

En complément de cette vidéo, tu peux retrouver Masahiro Choya, responsable éditorial de Panini Manga dans l’émission Le Cri du Mochi. Il parle notamment de cette réédition de Banana fish.

La vidéo de la semaine

Yumi Tamura, l’autrice de 7 SEEDS et Basara revient prochainement en France à travers sa série Don’t call it mystery, publiée chez Noeve Graphx. Chloé de la chaîne YouTube Don’tForget3Oct en profite pour parler de cette formidable mangaka à travers une vidéo passionnante et passionnée. On sent vraiment son coup de cœur pour Yumi Tamura, qui fait plaisir !

À titre personnel, j’ai commencé Basara et je ne désespère pas de mettre la main sur la suite de la série. Par contre, j’attends de pied ferme Don’t call it mystery qui sera le premier manga que je suivrai en même temps que la parution !


Il est temps pour moi de conclure cette revue de presse. Merci de m’avoir lue et je te souhaite une agréable semaine !

commentaires
 
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  • 27 avril 2021 à 11:05

    Merci beaucoup pour le lien vers mon billet sur Comme les autres 🙏💖

    Concernant Kimi Wa Pet de Yayoi Ogawa tu sais que je suis dégoutée, car j’ai paumé un carton de manga durant un déménagement et ça va faire bien un an que je veux me les reprendre, mais je ne les trouve pas. Tout comme le manga Mars de chez Panini Manga. Ca serait tellement chouette s’ils les rééditaient un jour…
    Avec mon mari, on se tâte pour la nouvelle édition de Banana Fish.

    Je te souhaite également une très belle semaine 🙂 !

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    • 28 avril 2021 à 18:21

      Coucou ^^ Merci beaucoup pour ton commentaire ! Heureusement que j’ai vérifié nos indésirables, il était passé dedans le bougre 😱 Mais c’est réparé à présent ^^

      Aïe pour Kimi wa pet ! A l’époque je n’avais pas trop galéré à me les procurer mais j’avais quand même dû passer par le marché de l’occasion pour faire la suite. J’espère que tu finiras par en trouver – et à prix raisonnable (c’est surtout ça maintenant le problème). Ah oui pour Mars, c’est pareil :'( Encore que maintenant on trouve les tomes un peu moins difficilement mais ça aurait été tellement bien qu’ils les rééditent.

      Pour Banana fish, je vous comprends ^^ L’édition est imposante mais elle a l’air chouette. Pour ma part, ça fait tellement longtemps que je veux le manga que je n’ai qu’une hâte c’est les acheter 😆

      Merci ! Bonne semaine à toi aussi !

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