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Revue de presse : semaine du 22 au 28 mars 2021

par le 29 mars 2021
 

Tandis que nous venons de passer à l’heure d’été (et son premier réveil difficile), le mois de mars tire bientôt sa révérence !

Il est donc temps de faire le point, en ce lundi, sur ce qu’il s’est passé la semaine dernière.

Les chroniques de la semaine

Je te présente ma sélection de chroniques parues entre le 22 et le 28 mars dernier, toujours triées selon leur date de publication. Aimant bien alterner le format écrit et vidéo, tu trouveras les deux supports.

Pièges Charnels (tome 1 & 2) – Aya Tsukishima, Ririo, aux éditions Pika : Dans cet article, Jess du blog Les petits détails de Jess nous fait part de sa déception pour cette série publiée aux éditions Pika. En effet, la série traite le sujet de l’adultère de façon problématique, à travers notamment des personnages toxiques au comportement plus que discutable. Toutefois, si elle devait retenir un aspect positif de cette lecture, ce serait la qualité des dessins. Pour ma part, je dois reconnaître que ce titre ne m’attirait pas spécialement. Je fais donc bien de passer mon chemin !

Called game, le shôjo qui fait perdre la tête : Changeons à présent d’univers avec Called game, la toute dernière série de Kaneyoshi Izumi (La fleur millénaire) publiée chez Kazé. Caroline Segarra a été conquise par ce début de série, mêlant aventures et récit à la Game of Thrones. Le personnage d’Alna est lui aussi très sympathique, mais possède une force de caractère très admirable ! L’intrigue est par ailleurs très bien gérée, avec ses révélations et surprises progressivement amenées.

De mon côté, j’avais bien apprécié le premier tome et cette chronique me donne furieusement envie de continuer !

& AND, le nouveau Mari Okazaki a beaucoup de choses à dire : CatnGeek nous parle dans cette revue de la toute dernière série de Mari Okazaki, disponible en France aux éditions Kana. Comme elle le rappelle, l’autrice a un style particulier, qui fait que soit on aime, soit on n’accroche pas. Ce sera donc exactement le cas avec &.

Le titre offre la part belle à la réflexion sur diverses thématiques : le monde hospitalier, la place de la femme dans la société, le monde du travail, etc. CatnGeek a été complètement conquise par l’aspect graphique de l’œuvre et le style de la mangaka. Elle souligne notamment l’aspect non verbal de certaines des planches de l’autrice. Beaucoup de sentiments passent à travers le regard et les non-dits.

À titre personnel, et je l’ai souvent répété, & est une série que j’attendais avec impatience – même si au bout de plusieurs années je commençais à m’être fait une raison. Il me tarde de me replonger dans l’histoire, que j’avais adorée à l’époque de sa découverte en *tousse* scan *tousse*.

You’ve Gotta Love Song, Un recueil d’histoires courtes riche et varié par l’autrice de « En proie au silence » : nolhanev de La forêt des lectures s’intéresse ici à un recueil d’histoires courtes disponible aux éditions Akata. Même si les histoires ont été publiés dans divers magazines, le recueil l’a été dans un magazine shôjo, le Be Love (Chihayafuru, À nos fleurs éternelles, etc.).

Le blogueur salue le talent d’Akane Torikai pour la narration tout comme les thématiques abordées. Il a été transporté par les différents récits, autant par les dessins très expressifs de l’autrice que par la façon qu’elle a de narrer ses histoires.

Je ne suis pas un ange d’Ai Yazawa : tampopo24 réactualise son avis sur cette jolie série d’Ai Yazawa, à l’occasion du challenge qu’elle co-organise avec Djihane des Instants volés à la vie. Elle nous livre une très belle chronique, traitant de ses impressions, tome par tome. Sous ses allures simples, Je ne suis pas un ange est un récit poignant qui ne manque pas de toucher la blogueuse à chaque lecture. L’histoire offre une très belle galerie de personnages, dont nous suivons les péripéties tout au long des différents. Le plus ici, c’est que l’on se place du point de vue du comité des élèves !

Deadlock – Tomes 1 et 2 : Xander revient sur un yaoi qui s’est terminé il y a peu de temps, puisque les deux derniers volumes sont sortis simultanément le 26 mars dernier. Il a particulièrement été ravi par l’univers carcéral dans lequel se déroule l’histoire, faisant d’ailleurs un rapprochement avec d’autres mangas traitant de cet aspect (Rainbow, Prisonnier Riku) et films/séries TV américains. C’est pour lui ce qui fait la force du récit.

Du côté de la blogosphère anglophone

Chaque semaine, lorsque c’est possible, je te présente une chronique issue de la blogosphère anglophone. C’est l’occasion de découvrir de nouvelles séries, encore inédites en VF.

Golden Japanesque: A Splendid Yokohama Romance Vol 1 Review : Golden Japanesque est une série de Kaho Miyasaka (Kare first love, Le fil du destin) éditée chez Yen Press aux États-Unis. L’histoire se place lors de la période Meiji avec une héroïne, Maria, née d’un père occidental – parti – et d’une mère japonaise. Victime de discrimination due à son apparence, la jeune lycéenne se renferme progressivement.

Alyssa a plutôt été touchée par le personnage de Maria, qui n’a pas une vie facile – et ne peut se sentir en sécurité nulle part, même pas chez elle. Les décors et vêtements sont quant à eux magnifiquement réalisés. En revanche, l’auteure use de nombreux clichés et a recours à quelques facilités scénaristiques. Pour le moment, la blogueuse demande à être convaincue, espérant que le tome 2 améliorera la donne.

Mon coup de cœur

Je te présente mon coup de cœur parmi l’ensemble des chroniques lues la semaine dernière.

Gokinjo une vie de quartier | Ai Yazawa : Dans cette très belle publication, VioletteScribbles se penche sur une autre série d’Ai Yazawa : Gokinjo – une vie de quartier. Tout comme Je ne suis pas un ange, Gokinjo aborde des thèmes chers à l’autrice, l’univers de la mode compris. En plus d’un style très graphique et varié, l’histoire nous gratifie de personnages tous plus attachants les uns que les autres, dans leur diversité et caractères particuliers. La blogueuse nous décrit chaque protagoniste avec beaucoup de bienveillance, nous permettant de mieux comprendre le récit à travers eux.

Le sujet de la semaine

Élargissons un peu nos horizons pour parler traduction. Je ne sais pas toi, mais je constate de nombreux débats – fréquents – sur les adaptations en français de séries japonaises (pour rester dans la thématique). Métier de l’ombre par essence, la traduction, quand on n’est pas du milieu, est bonne si on ne la voit pas.

D’un côté, nous avons le camp des personnes prônant une adaptation qui permette au lecteur cible de bien saisir tous les concepts – fût-il connaisseur ou non de l’univers manga. De l’autre, celui préférant une traduction plus littérale, plus pure. Cette question est éminemment complexe à trancher puisque la langue japonaise revêt diverses nuances que l’on ne peut retranscrire en français.

Sur le site de BFM TV, Jérôme Lachasse s’est intéressé à la traduction de ce médium, à l’heure des scantrad, avec toutes les dérives que les réseaux sociaux semblent créer. C’est un excellent article, très pertinent, que je conseille vivement de lire.

Traduire des mangas, un défi à l’heure des “scantrads”, les traductions pirates : Dans un premier temps, le journaliste revient sur le contexte actuel du métier de traducteur(rice), pris(e) entre la volonté de respecter l’essence de l’œuvre et les critiques – parfois virulentes – de certains fans. Ensuite, il s’intéresse en particulier à la polémique qui avait touché la traductrice de Jujutsu kaisen, Fédoua Lamodière, et l’emploi de termes différents de ceux utilisés dans les scans ou encore la version animée de la série.

La traductrice en profite pour rappeler qu’il n’existe pas une traduction unique : “Ce que j’essaye de leur expliquer, c’est qu’il n’y a pas une version qui est moins bonne que l’autre.” Par ailleurs, elle envisage son rôle comme celui de “retranscrire au mieux ce que l’auteur a voulu dire”.

La forte prédominance des réseaux sociaux, comme moyen de communication et d’expression, a accentué et accéléré le feedback des lecteurs qui “apostrophe[nt] beaucoup plus les traducteurs, et parfois les lettreurs et les éditeurs”, selon Ahmed Agne, Directeur éditorial de Ki-oon. Cette virulence peut s’expliquer par l’habitude, puisque ces lecteurs seront familiers avec un certain terme. En changer perturbe forcément le rapport qu’on a avec l’œuvre, ce que je peux comprendre. De là à harceler et insulter quelqu’un sur les réseaux sociaux… je trouve ça complètement limite.


Il est temps pour moi de conclure cette revue de presse. Merci de m’avoir lue et je te souhaite une agréable semaine !

Sois le (la) premier(ère) à commenter !
 
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