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Revue de presse : semaine du 8 au 14 mars 2021

par le 17 mars 2021
 

Tandis que nous attaquons tranquillement cette troisième semaine du mois, avec le printemps en vue, découvrons ensemble ce qu’il s’est passé entre le 8 et le 14 mars dernier.

Les chroniques de la semaine

C’est à présent devenu une tradition et une rubrique qui constitue le cœur de cette revue de presse : les chroniques des autres blogueurs. Je te présente une petite sélection, classée par date de publication, d’articles que j’ai appréciés.

Waiting for spring – Anashin : Dans cet article, Kiriiti s’intéresse à ce shôjo paru chez Pika et terminé en 14 volumes, qui, sous ses airs convenus, demeure sympathique à lire. Les personnages sont attachants et plutôt entreprenants. Elle note tout de même quelques incohérences. Il s’agit globalement d’une histoire chaleureuse, sans trop de drame et pas trop prise de tête ! Un moment simple de divertissement, en somme !

Telle que tu es, le shojo de Kana se termine ! : Cet extrait du Cri du Mochi du 2 mars étant sorti le 9, je l’inclus dans la revue de la semaine qui vient de s’achever. La parenthèse étant faite, je reviens sur la vidéo.

CatnGeek s’exprime sur Telle que tu es, un shôjo publié chez Kana et terminé en 8 tomes. Ce manga traite de la rondeur, à travers son héroïne possédant quelques kilos “en trop”. CatnGeek a beaucoup apprécié cette histoire, qui tout en abordant de façon critique l’obsession de la société pour un corps fin, sait rester bienveillant. Il véhicule ainsi de nombreux messages et nous fait nous questionner, notamment sur le fétichisme.

Si tu souhaites te faire une idée sur la série, Naoko a chroniqué les 4 premiers volumes :

Manga Time : Le Renard et le petit Tanuki Tome 2 : Ly est totalement sous le charme de ce nouveau tome du Renard et le petit Tanuki, un josei qui m’attire énormément d’ailleurs ! Ce fut pour elle une lecture douce et riche en émotions. Les animaux, protagonistes de cette série, sont par ailleurs très attendrissants !

Paradise Kiss d’Ai Yazawa : tampopo24 nous livre avec passion une très belle chronique sur l’ensemble de cette série culte d’Ai Yazawa. C’est un titre qu’elle a adoré et ça se sent. Spin-off de Gokinjo, Paradise kiss s’intéresse aussi à la mode et son univers, sans en être une pâle copie. On retrouve tout ce qu’on aime chez la mangaka, que ce soit son style si particulier ou sa façon de conter ses histoires. Pour ma part, je compte lire le titre, que j’ai dans ma PAL depuis longtemps – et en version intégrale façon pavé (mes poignets vont souffrir). Son avis dithyrambique m’encourage encore plus à m’y mettre !

100 jours avant ta mort #1 • Migihara : Seul shôjo du lancement de la sous-collection Shôjo+ de Glénat, 100 jours avant ta mort est un titre qui m’intriguait, puis m’intéressait moins pour éventuellement intégrer ma liste des “peut-être”. Pommy ressort enthousiaste de sa lecture du premier tome, qui conte une histoire intrigante et mignonne à la fois. Le côté SF du récit pourrait d’ailleurs me plaire.

Mon coup de cœur

Voici ma chronique coup de cœur de la semaine passée, sous la forme d’une très belle lettre.

Confidences (Très cher frère) : Eddy Vanleff nous compte avec beaucoup de délicatesse – et d’humour – son affection pour ce titre de Riyoko Ikeda, autrice majeure du shôjo. Il est à noter que l’article analyse avec profondeur cette série, il n’est donc pas exempt de révélations sur l’intrigue. Attention aux spoils !

Très cher frère est l’occasion pour lui de revenir dans un premier temps sur l’histoire riche du shôjo, de ses origines à son renouveau par l’intermédiaire d’Osamu Tezuka (après-guerre) et des autrices de l’an 24, par la suite, dans les années 1970. Puis, le chroniqueur s’intéresse de plus près à l’histoire de Très cher frère. Il remarque notamment la façon particulière que la mangaka a d’exploser ses cases pour représenter au mieux les sentiments forts des personnages, comme la tristesse ou la colère par exemple.

Bilan de l’année 2020 pour le manga par Mangacast

Mangacast fait le bilan de l’année 2020 pour le manga, en présentant d’abord quelques chiffres. Le marché du manga affiche une progression de 18,6 % soit 22,5 millions d’exemplaires en plus vendus en France par rapport à 2019.

Le shônen domine fortement ces ventes, représentant 72,4 % de celles-ci (soit une hausse de 24,8 %). Le seinen s’affiche à la deuxième place avec 20,9 % des ventes et une augmentation de 7,3 %. Tandis que le shôjo ne représente que 5,4 % des ventes, étant même en retrait de 7,1 %. On comprend dès lors que le shôjo fait difficilement recette. Cette tendance baissière se confirme ainsi en 2020 et s’observe depuis des années.

Puis par la suite, les différents chroniqueurs reviennent sur les événements marquants de l’année dernière, tout en débattant sur certains titres phares.


Il est temps pour moi de conclure cette revue de presse. Merci de m’avoir lue et je te souhaite une agréable semaine !

commentaires
 
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  • 17 mars 2021 à 09:56

    Bonjour Nico
    Votre retour sur l’article “Confidences” TRÈS CHER FRÈRE, m’a énormément touché. Merci beaucoup
    C’est vrai parfois que j’ai la main lourde dans les spoilers, je l’avoue.
    J’aimerais beaucoup développer par la suite sur la groupe de L’AN 24. mais pour ça il faudrait quand même que ces mangas très novateurs puissent voir le jour sous nos cieux.
    Pour ce qui est du shojos, le magazines des années 90 en vantaient souvent le caractère “novateurs”, voir même “sophistiqué de cette branche particulière. C’est la grande époque de CLAMP (qui abordaient des histoires ésotérique, millénaristes ) de Kaori Yuki dont le graphisme gothique se clonait énormément dans les press-books de toutes les jeunes artistes qu’on croisait en convention. et même au rang commercial Sailor Moon battait son plein tandis que Yûu Watase fisait coup double avec ses Fushigi Yugi et surtout Ayashi No Ceres qui reste à ce jour une bombe… On pourrait presque dire que ce fut NANA qui clôtura un peu cet âge d’or du shojo en France. Je passe au rayon shojo aujourd’hui et i n’y a plus guerre que des histoires d’amour adolescentes souvent très attirantes (J’adore “Le garçon d’à coté”) mais désormais portion congrues d’un genre bien plus riche et bien plus vaste. Je trouve qu’il manque encore en France une “vision patrimoniale du manga” avec une remise en valeur des classiques, des précurseurs, des fondatrices etc… mais dès que l’occasion se présentera, je serai au rendez vous.
    Merci encore
    amicalement
    Eddy Vanleffe

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    • 17 mars 2021 à 19:50

      Bonjour Eddy,
      Tout d’abord, merci beaucoup pour votre très beau commentaire ! Pour les spoilers, il n’y a aucun souci. J’ai lu la série donc ça ne m’a pas dérangée. Je l’ai plus mentionné dans un souci de prévention pour ceux qui me liraient de faire attention. 😀

      Les années 90 étaient très riches en titres tous plus intéressants les uns que les autres. On voit vraiment que les auteur(ices) étaient influencé(e)s par le changement de millénaire. J’ai adoré ces shôjo publiés dans les années 90 ! Ils ont un ton très particulier qu’on ne retrouve pas dans les récits actuels.

      Malheureusement le shôjo d’aujourd’hui se vend peu. On a beaucoup de romances lycéennes (pour ma part je suis friandes de certaines d’entre elles mais pas toutes) car ça marche et ça laisse peu de place à l’originalité ou alors, c’est reclassé en seinen par les éditeurs francophones. J’espère quand même qu’en 2021 le shôjo pourra à nouveau trouver son public, étant donné les nombreux titres prometteurs et annoncés. Je pense à Yumi Tamura (C’est un mystère) ou encore Mari Okazaki (& And), et bien sûr le retour de Banana fish d’Akimi Yoshida.

      Je suis on ne peut plus d’accord avec vous concernant l’absence de vision patrimoniale du manga, surtout côté shôjo. On a quand même quelques titres d’auteurs cultes comme Tezuka mais ça reste très marginal. Il manque comme vous dites de précurseurs et d’autrices majeures aussi. Cela tend à se rectifier petit à petit (Destination Terra – certes un shônen mais par une autrice majeure – qui arrive bientôt), notamment avec l’arrivée de nouveaux acteurs et j’espère qu’on aura plus de contenus comme cela.

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